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Billet d'humeur

Le clash / le crush : Hécatombe chez les compagnies aériennes, à qui le tour ?


Publié le : 02.05.2019 I Dernière Mise à jour : 02.05.2019
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  • Thierry Beaurepère

Le billet d'humeur de Thierry Beaurepère est à la Une ce jeudi ! Notre journaliste vous fait part de son humeur du moment. Il s'attaque ici aux faillites en série qui touchent le secteur aérien...

Après Air Berlin, Germania ou Wow Air, l’hécatombe continue. L’indienne Jet Airways a jeté l’éponge il y a deux semaines, abandonnant sur le tarmac des milliers de passagers. Les plus cyniques estimeront que ces voyageurs l’ont bien cherché, en choisissant de voler sur une compagnie dont chacun savait, depuis des mois, qu’elle était fragilisée. Ils ont joué à la roulette russe pour économiser quelques euros et ils ont perdu, obligés finalement de remettre des centaines d’euros au pot pour rentrer en France. Voilà, au moins, qui justifie le travail des agences de voyages. Elles auraient pu les inciter à faire le bon choix !

Pour certains professionnels, cette énième défaillance relance néanmoins le débat sur la nécessité d’une caisse de garantie dans le transport aérien. L’idée est louable, elle permettrait — sur le papier — d’éviter de telles situations. Cette mutualisation des risques aurait toutefois pour effet pervers de légitimer la stratégie de certains transporteurs. Faut-il que les compagnies en bonne santé (et au final, leurs passagers) mettent la main à la poche pour permettre à d’autres de casser les prix jusqu’au-boutisme ? On n’a pas fini d’en parler !

7,8 milliards de passagers d'ici à 2036

Pour autant, il convient de remettre un peu d’ordre dans un ciel où il est désormais possible de faire à peu près tout, et presque n’importe quoi. Et ce alors que le trafic aérien devrait doubler d’ici à 2036, passant de 4,3 milliards de voyageurs en 2018 à 7,8 milliards selon les prévisions. En consommateur averti, chacun a le devoir de s’interroger sur la juste valeur des choses ; se demander si traverser l’Atlantique pour 150€ est économiquement responsable, si voler sur Ryanair est socialement équitable…  

Les transporteurs ont, de leur côté, le devoir d’être plus transparent et plus respectueux des voyageurs. La multiplication des code shares est non seulement critiquable, mais aussi incompréhensible pour la plupart des clients. Quand ils ont réservé leurs billets, certains passagers de Jet Airways étaient ainsi persuadés de voler sur Air France… Lorsque vous achetez un iPhone, le vendeur ne vous refile pas un Huawei en vous expliquant que finalement, c’est la même chose !

Quid d'Alitalia ?

À qui le tour ? À l’heure où j’écris ces lignes, les regards se tournent vers Alitalia, qui n’est déjà plus que l’ombre d’elle même. Les hommes politiques, Silvio Berlusconi en tête, qui ont empêché son rachat par Air France il y a quelques années, doivent s’en mordre les doigts ! A moins qu’ils n’aient au final rendu un fier service à notre compagnie nationale, tant la situation d’Alitalia semble inextricable, entre fierté nationale, choix stratégiques calamiteux et jeux de pouvoirs.

Une faillite d’Alitalia, et le rachat d’une partie de ses activités, s’inscrirait néanmoins dans le sens de l’histoire. Aux États-Unis, les cinq plus grosses compagnies détiennent 85% du marché, ce qui leur permet de trouver leur place dans un ciel tendu,  écartelé entre une course au prix le plus bas et la remontée des cours du pétrole. De ce côté-ci de l’Atlantique, les cinq leaders — Lufthansa Group, IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Level), Air France-KLM, Ryanair et easyJet — s’accaparent « seulement » 50% du marché européen. La consolidation n’est pas terminée !

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