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Aérien

Dénouement en vue dans le feuilleton Alitalia


Publié le : 14.02.2019 I Dernière Mise à jour : 14.02.2019
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Placée sous administration extraordinaire depuis mai 2017, Alitalia affirme avoir réalisé un 14e mois consécutif de croissance. I Crédit photo Flickr

Auteur

  • Didier Forray

Les chemins de fer italiens Ferrovie dello Stato ont proposé un partenariat à Delta Airlines et Easyjet. Air France-KLM aurait de son côté décliné l'offre.

Alors que le nom du repreneur d'Alitalia n'a toujours pas été officiellement annoncé par le gouvernement italien, les tractations se poursuivent en coulisses. Soutenue par le gouvernement, la compagnie ferroviaire nationale italienne Ferrovie dello Stato annonce avoir lancé des négociations avec Delta Airlines et Easyjet. Et dans un communiqué laconique, les chemins de fer italiens ajoutent avoir reçu la "confirmation de l'intérêt" des deux possibles partenaires.

"Suite à l’expression - sans engagement - de l’intérêt d’easyJet dans la restructuration d’Alitalia en octobre 2018, easyJet confirme qu’elle est actuellement en discussion avec Ferrovie dello Strato et Delta Air Lines concernant la formation d’un consortium et l’étude des options relatives au futur d’Alitalia. Aucune transaction n’est pour l’instant confirmée et easyJet redonnera des informations en temps voulu, si cela s’avère nécessaire", indique un communiqué de la compagnie low-cost.

Du point de vue capitalistique, Ferrovie dello Stato prendrait alors 40% des parts d'Alitalia, tandis que Delta Airlines et Easyjet se partageraient 40%, selon des indiscrétions parues dans la presse italienne. Les 20% restants reviendraient à des entreprises publiques italiennes ou directement à l'État. Sur le plan pratique, Delta Airlines chapeauterait les opérations long-courriers à Rome tandis que Easyjet aurait la charge du moyen-courrier, principalement au départ de Milan.

Air France et Lufthansa hors-jeu ?

Air France-KLM sortirait donc du jeu, laissant la place à Easyjet, selon la presse italienne. Le Corriere della Serra affirme que la compagnie française ne souhaite pas investir les 200 millions d'euros requis. La raison serait surtout politique selon Il Sole 24 Ore qui assure que ce retrait est lié à la dégradation des relations diplomatiques entre les gouvernements italiens et français. Le 7 février dernier, Paris a effectivement rappelé son ambassadeur en Italie pour consultation après une série de déclarations qualifiées "d'outrancières" et "d'attaques sans précédent" de la part des responsables du gouvernement italien.

Cette version est-elle plausible ? Difficile à dire alors que, le 12 février dernier, le président français et son homologue italien Sergio Mattarella ont "réaffirmé l'importance pour chacun des deux pays de la relation franco-italienne".

La solution en cours d'étude laisserait aussi sur le carreau Lufthansa. Au cours des dernières semaines, le groupe Lufthansa n'a cessé de rappeler son intérêt pour Alitalia. L'offre allemande a toutefois un inconvénient majeur pour le gouvernement italien : Lufthansa ne souhaite pas d'investissement public dans la nouvelle entreprise. Une exigence qui a le don d'irriter le gouvernement populiste italien qui souhaite conserver Alitalia sous pavillon italien. Reste maintenant à suivre l'issue des négociations. Rebondissements en vue ?

 

 

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