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Aérien

Slots d'Aigle Azur : l'État en récupère 20%, les compagnies se partageront le reste


Publié le : 07.11.2019 I Dernière Mise à jour : 07.11.2019
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Air France pourrait récupérer des slots au titre de ses lignes sous obligation de service public. I Crédit photo Laurent ERRERA / Wikipedia

Auteur

  • Didier Forray

Comme lors de la faillite d'Air Lib en 2003, l'État se chargera de redistribuer 20% des créneaux de vols laissés vacants à Paris-Orly depuis la défaillance d'Aigle Azur. Qui va en profiter ?

La nouvelle était attendue et la voilà confirmée : selon le quotidien La Tribune, l'État a officiellement déposé auprès de la COHOR, l'Association pour la coordination des horaires, sa demande de préemption de 20% des slots d'Aigle Azur. La compagnie aérienne, placée en liquidation judiciaire fin septembre, laisse sur le tarmac de Paris-Orly un total de 9 150 créneaux horaires.

La procédure de préemption permet à l'État de récupérer 1 800 slots, soit de quoi opérer 2,5 vols quotidiens. L'État va alors se charger de les attribuer à des compagnies aériennes qui assurent des lignes exploitées sous obligation de service public (OSP), aidant ainsi au désenclavement de certaines régions françaises. Un scénario déjà vu lors de la faillite d'Air Lib en 2003 : l'État avait exercé son droit, en préemptant 9 000 slots, soit 20% des créneaux jusqu'alors détenus par Air Lib.

Première conséquence de cette préemption : les compagnies rompues à l'exploitation de lignes sous OSP vont être directement favorisées. C'est le cas d'Air France, qui assure par exemple la ligne Orly-Aurillac, ou de Chalair, qui exploite la liaison Orly-Agen. Air France, qui a manifesté son intérêt pour de nouveaux slots, est donc quasi assurée de mettre la main sur une partie des créneaux, au titre des lignes sous OSP.

Air Algérie, Transavia, Vueling... sont sur les rangs

A l'inverse, la décision de l'État a pour effet de réduire d'autant le nombre de créneaux qui aurait pu être récupéré par les compagnies n'opérant pas encore à Orly ou par celles qui entendaient développer leur réseau, en dehors des lignes sous OSP. Ce sont désormais 7 300 créneaux restants, soit 10 vols quotidiens, qui seront à partager. Une diminution du volant de slots qui ne fera pas les affaires des candidats déclarés comme Air Algérie, Transavia, Vueling ou ASL Airlines, qui ont manifesté leur vif intérêt pour les slots. ASL Airlines avait notamment des ambitions de développement à Orly alors que la compagnie n'est pour l'instant présente qu'à Roissy.

A voir aussi si Air Caraïbes, Frenchbee, Corsair ou Level seront sur les rangs. Petite subtilité supplémentaire : le partage se fera à égalité entre les compagnies déjà présentes à Orly et les compagnies qui souhaitent s'y installer. La répartition devrait désormais être annoncée en décembre. Les compagnies vont devoir faire preuve de patience. Tout le monde ne sera pas servi !

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