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Pour Thomas Cook, ça passe... ou ça casse


Publié le : 18.09.2019 I Dernière Mise à jour : 18.09.2019
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Thomas Cook espère boucler son plan de sauvetage d'ici à la fin du mois. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Pascale Filliâtre

Aux abois, le groupe britannique tente de gagner du temps pour finaliser au mieux son plan de recapitalisation avec le conglomérat chinois Fosun. Aux Etats-Unis, Thomas Cook a déposé une demande de protection judiciaire.

Lourdement endetté, Thomas Cook est entré dans la dernière ligne droite pour boucler son plan de sauvetage.  
Validé le 28 août dernier par ses dirigeants, l’accord de recapitalisation avec le conglomérat chinois Fosun, d’un côté, et banques et créanciers, de l’autre, prévoit l’injection de 900 millions de livres (un milliard d’euros) dans l’entreprise.

A la demande des banques de crédit du groupe, ce montant pourrait même atteindre finalement 1,1 milliard de livres, pour parer « un besoin de fonds d’urgence », une hypothèse réaliste vu le défaut de liquidités de Thomas Cook et l’impérieuse nécessité de renflouer au maximum pour garantir la saison hiver. Rien que sur le premier semestre de son exercice clos le 31 mars dernier, la perte nette s’est élevée à 1,7 milliard d’euros.

Convaincre les créanciers

Alors que les modalités sont toujours en discussions et doivent aboutir d’ici le 30 septembre, date de clôture de l’exercice, une réunion prévue mardi 17 septembre avec les créanciers détenteurs d’obligations afin de procéder au vote sur le projet de recapitalisation a été reportée au 27 septembre. Ce délai semble nécessaire pour s’assurer de la plus large adhésion possible. Pour être validé, le plan de sauvetage nécessite le soutien de 75%  des créanciers obligataires.

En parallèle, Thomas Cook a déposé aux Etats-Unis une demande de protection judiciaire contre les faillites, en vertu du Chapitre 15 du droit américain. Cette disposition met la société à l’abri des poursuites de créanciers américains pendant la réorganisation en cours. Cela déclenche aussi le paiement d’une assurance par défaut pour les détenteurs d’obligations susceptibles de bloquer la transaction.

Sur tous les fronts, le groupe britannique doit également convaincre le Civil Aviation Authority (CAA), l’autorité de l’aviation civile britannique qui délivre les licences d’organisateur de voyages outre-Manche, de lui accorder au 30 septembre son renouvellement pour 12 mois. Chez Thomas Cook France, on se contente de répéter que « tout devrait être régler d’ici début octobre ». Le groupe Thomas Cook emploie 21 000 salariés dans le monde, avec environ 22 millions de clients par an.

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