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Production

Comment Marietton a réussi à réorganiser Héliades en moins d’un an


Publié le : 29.11.2019 I Dernière Mise à jour : 29.11.2019
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Jean Brajon, directeur général d'Héliades. I Crédit photo A.-C. D.

Auteur

  • Pascale Filliâtre

Racheté par Marietton Développement en décembre 2018, Héliades sort de cette première année regonflé à bloc avec une distribution confortée, une production rationalisée et des investissements technologiques à venir.

Pour Héliades, la vie a (re)commencé en 2019. Cédé par sa maison mère le groupe XL au groupe Marietton, présidé par Laurent Abitbol, en décembre 2018, le spécialiste de la Grèce a vécu cette première année « comme une transition », souligne Jean Brajon, directeur général. En quelques mois, beaucoup de choses ont néanmoins changé et les premiers effets sont positifs.

 

Une distribution confortée

« Nous sommes passés d’un statut de petit TO isolé à celui d’un voyagiste intégré dans un groupe touristique puissant comptant d’autres marques de tour-opérating et un réseau de distribution maison », se félicite d’emblée le DG. « Notre nouvel actionnaire sait ce qu’il veut, gagner de l’argent, et n’a rien d’un endormi », ajoute-t-il.

Depuis janvier 2019, Héliades, TO Gold chez Havas Voyages, bénéficie du soutien des 185 agences intégrées du réseau (bientôt grossi avec la reprise de 19 points de vente Thomas Cook) et de ses 120 franchisés ainsi que de celui du réseau Ailleurs, l’un et l’autre dans le giron de Marietton. De quoi engranger de très grosses progressions de vente, « au moins 40% sur l’année », estime Jean Brajon, se félicitant aussi de « meilleures opportunités avec Selectour ».

 

Une production rationalisée

Héliades conserve son positionnement historique de spécialiste de la Grèce avec une programmation toujours très complète. Mais face à une concurrence intensifiée sur la destination et une désintermédiation croissante, « la rationalisation » est à l’ordre du jour avec des engagements aériens revus « raisonnablement » à la baisse, de l’ordre d’environ 10%. Pour l’été 2020, les clubs des Cyclades (à Santorin, Amorgos, Paros) notamment sont abandonnés. Héliades proposera 10 clubs en Grèce contre 14 l’été dernier mais « toujours autant d’hôtels ».

Le TO arrête par ailleurs plusieurs destinations (Sicile, Maroc, Sri Lanka, Zanzibar) lancées ces dernières années à des fins de diversification pour se recentrer sur ses « valeurs sûres », à savoir Madère, le Cap Vert, le Portugal et les Açores ainsi que les Antilles françaises et la République dominicaine. 17 clubs au total seront programmés l’été prochain. « L’idée est de nous concentrer sur ce que nous savons faire et d’être rentable », insiste Jean Brajon, indiquant que les résultats 2019 devraient être bénéficiaires à la clôture de l’exercice, le 31 décembre prochain pour un chiffre d’affaires en légère baisse par rapport à 2018 (le dernier CA déclaré au greffe en 2017 s’élevait à 110 millions d'euros, NDLR).

 

Des investissements technologiques

La limitation du risque aérien va continuer d’être compensée par la montée en puissance du package dynamique. Les ventes via Héliades Flex ont encore été multipliées par deux cette année favorisées notamment par un nouveau partenariat avec Mister Fly en avril dernier. « On peut vendre les low cost et toutes les compagnies », insiste Jean Brajon comptant sur cette flexibilité pour trouver aussi des relais de croissance et contrer la désintermédiation. Les ventes dynamiques devraient représenter 20% du CA en 2020.

Le nouvel actionnariat est la garantie d’investissements à venir, notamment technologiques. Héliades changera d’outil informatique l’an prochain, abandonnant Sapeig. C’est un gros chantier, qui devrait aboutir fin 2020, mais avec plus de productivité à la clé. « Marietton nous donne des objectifs ambitieux mais aussi des moyens », constate Jean Brajon, précisant que le changement d’actionnaire a eu pour conséquence « une réduction mesurée » des effectifs, avec « quelques départs ». 65 salariés travaillent pour le TO à Aix-en-Provence, dont Nicolas Ivaldi, récemment embauché au poste de directeur commercial.

 

Des synergies avec les autres TO du groupe

Les synergies avec les autres voyagistes du groupe (Voyamar et Solea, détenu à 50% par Marietton) sont pour l’instant assez limitées, sauf en cas de destinations communes. Les achats sont alors groupés comme vers la Crète notamment. Héliades et Voyamar y travaillent maintenant avec leur réceptif commun Héliades DMC.

Pour le reste, chaque voyagiste conserve son identité et ses propres marques. Ainsi pas question de fusionner les Clubs Naya avec les Clubs Héliades « même si nous mutualisons évidemment recrutement et formation », note Jean Brajon. Les équipes commerciales restent et resteront également distinctes mais des opérations communes type roadshow vont de soi et « sont plus profitables à tous ».

Et si TUI rentrait demain dans le giron de Marietton ? « Aucune information sur ce sujet », indique Jean Brajon mais aucune inquiétude non plus. « Le groupe Marietton a un grand respect des marques et de leur identité. Nous sommes un de ses spécialistes. L’acquisition de TUI ne remettrait pas cela en question. »

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