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Crash en Iran : l'avion d'Ukraine International Airlines a bien été abattu par deux missiles iraniens


Publié le : 21.01.2020 I Dernière Mise à jour : 21.01.2020
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176 personnes, dont une grande partie d'Iraniens et de Canadiens, sont morts dans le crash. I Crédit photo ©Adobe Stock

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  • Brice Lahaye (avec AFP)

Près de deux semaines après le crash du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines près de Téhéran, un rapport d'enquête iranien confirme que l'appareil a été abattu par deux missiles des forces armées du pays.

C'est un rapport qui accable encore un peu plus l'Iran. Un rapport d'enquête iranien a confirmé mardi que deux missiles ont été tirés par les forces armées de la République islamique en direction du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines, abattu le 8 janvier dernier non loin de Téhéran. Si aucune information supplémentaire n'a encore été donnée, le texte précise que "l'effet de ces [tirs de] missiles sur l'accident et l'analyse de cette action sont en cours d'investigation". 

Quelques jours après le drame, et suite aux révélations de médias internationaux, l'état-major iranien avait reconnu la responsabilité des forces armées dans le crash. Mais le général de brigade Amirali Hajizadeh, chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, n'avait parlé ce jour-là que d'un seul "missile de courte portée" tiré en direction de l'appareil. Selon les forces armées iraniennes, l'avion a été abattu à la suite d'une "erreur humaine".

Si l'enquête semble avancer aujourd'hui, elle pourrait toutefois s'avérer plus compliquée qu'à l'accoutumée. Le rapport d'étape de l'Organisation de l'aviation civile iranienne indique en effet que "la lecture des [boîtes noires du Boeing ukrainien] est impossible en Iran" compte tenu du fait qu'il s'agit d'appareils "parmi les plus avancés au monde".

Le survol de l'Iran déconseillé

L'Ukraine a d'ailleurs pressé l'Iran de lui remettre les deux boîtes noires. Une demande appuyée par le Canada, qui insiste de son côté pour qu'elles soient envoyées en France ou en Ukraine. Mais le rapport laisse penser que l'Iran souhaite pour l'instant conserver les boîtes noires. "Si des périphériques [permettant la récupération des données et leur lecture] sont fournis, les informations peuvent être restaurées et récupérées en peu de temps", explique le texte.

176 personnes, dont une grande partie d'Iraniens et de Canadiens, sont morts dans le crash. Une responsabilité iranienne qui a déclenché des manifestations contre le pouvoir pendant plusieurs jours. Le président iranien Hassan Rohani a nié que le gouvernement ait cherché à masquer la vérité au peuple et a demandé des "explications" à l'état-major. 

La catastrophe a également poussé plusieurs compagnies aériennes à annuler leurs vols vers l'Iran. La semaine dernière, l’Agence européenne de la sécurité aérienne a par ailleurs recommandé aux compagnies européennes de ne pas survoler l’Iran jusqu’à nouvel ordre.

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