Un 4x4 toit ouvrant, la piste ocre qui file entre les baobabs, des éléphants au bord d’une mare, la vallée du Grand Rift qui coupe l’horizon, le lac Manyara telle une carte postale, puis le cratère du Ngorongoro comme un final de cinéma… En Tanzanie, le rêve se vit grandeur nature.
Le Kilimandjaro, la Plaine du Serengeti, les Big Five… Le voyage commence dès l’énoncé de ces seuls noms évocateurs. Le début du rêve pour de nombreux voyageurs, mais qui ne garantit pas toujours de réaliser le safari de leurs rêves. Pour cela, il y a Savanna Tours & Safaris et son partenaire local, Nature Responsible Safari.
Le premier réseau d’agences réceptives en Afrique en b2b compte pas moins de 15 programmes différents en Tanzanie, dont certains avec une extension à Zanzibar. De quoi répondre à toutes les envies avec une seule et même priorité : la qualité !
Nous avons eu la chance d’en avoir un aperçu fin 2025. Récit jour par jour, entre sites d’exception, adresses testées et détails de terrain qui transforment un safari « classique » en une expérience authentique.
Une expertise locale, un accompagnement francophone
Le plus de Savanna Tours & Safaris ? Son maillage en réseau avec des agences locales indépendantes au plus près du terrain. En Tanzanie, la production est portée par Nature Responsible Safari, basée à Arusha. Sa directrice générale, Fransisca Masika, associée de Jean-Michel Juloux sur la destination, revendique une approche écoresponsable, tant dans sa sélection d’hébergements eco-friendly que dans les interactions avec les communautés / projets locaux.
On est loin du tourisme de masse. Ici, chaque client est avant tout un individu. Et chaque voyage, une expérience. Et sur la piste, l’aventure se joue aussi à deux voix (selon le nombre de voyageurs), celles de Steve et Heriel, chauffeurs-guides tanzaniens parfaitement francophones. Ensemble, ils sont porteurs d’une promesse simple : faire vivre la Tanzanie « vraie », sans sacrifier la qualité d’exécution.
Jour 1 : Arusha, première bouffée d’altitude… et premier safari
L’aventure débute à l’aéroport international du Kilimandjaro (JRO) où vous attendent les 4x4. Une prise en charge directe et bienvenue après de longues heures de vol. Heureusement, l’aéroport est bien desservi (par Air France et KLM notamment), mais pas de vol direct depuis la France. De notre côté, nous avons opté pour un vol de nuit avec Ethiopian Airlines et un transit à Addis-Abeba (le terminal du Bole Airport a été entièrement rénové en 2024), nouveau hub d’Afrique de l’Est.
Honnêtement, nous n’avons pas vu le temps passer. Les 8 heures de vol entre Paris et Addis-Abeba sont l’occasion de dormir un peu, ou, a minima, de se reposer, et de profiter de la qualité de service proposée par Ethiopian Airlines (mention spéciale pour le plateau-repas). À peine le temps d’effectuer les formalités de transfert international à l’aéroport (simples, rapides et efficaces ; aucun visa n’est nécessaire pour les voyageurs qui restent moins de 24 h) que nous nous envolons pour le Kilimandjaro. Arrivée à destination à peine deux heures plus tard. Partis la veille au soir à 21 h 30 de Roissy-Charles de Gaulle, il est 10 h 40 quand nous posons le pied en Tanzanie. La journée peut commencer !
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L'astuce de Savanna Tours & Safaris |
Nos deux chauffeurs-guides nous attendent à la sortie et nous accueillent dans un français impeccable. Nous nous installons dans des 4x4 très confortables, chacun à sa fenêtre, équipés de prises électriques et d’une glacière réfrigérée, pour garantir des boissons fraîches tout au long du séjour. C’est ça aussi, l’accueil à l’Africaine et la qualité made in Savanna Tours & Safaris.
Dès les premiers kilomètres, la Tanzanie surprend d’emblée : la région d’Arusha est en altitude, donc plus verte, plus fraîche, presque comme un « jardin ». Une excellente entrée en matière pour celles et ceux qui associent encore safari et chaleur étouffante en continu. Par beau temps, il est même possible d’admirer le plus haut sommet du continent africain à la sortie de l’avion, dès vos premiers pas sur le tarmac.
L’African View Lodge : déjeuner face au mont Meru
Pour cette première étape, nous mettons le cap sur l’African View Lodge et sa vue imprenable sur le mont Meru (3e sommet du pays avec ses 4 565 m d’altitude). Une pause s’impose. À notre arrivée, une serviette chaude et un jus de mangue frais nous sont offerts. Il en sera de même dans tous les lodges que nous visiterons. Le dépaysement est déjà là, l’accueil des plus chaleureux. L’hôtel est charmant et le lieu paisible. Seuls les clapotis de l’eau de la piscine perturbent la quiétude des résidents.
Au programme : pause fraîcheur, inspection du site et déjeuner autour d’une cuisine maison, très goûtue et appréciée. L’hôtel propose 23 chambres, réparties comme suit :
- 14 « double »
- 5 « triple »
- 1 « quadruple »
- 1 tente dans les arbres (pour 2 personnes)
- Et un cottage « Family House » pour 10 personnes environ.
Très bien situé, à proximité immédiate du parc national d’Arusha, de nombreuses activités sont accessibles directement depuis le lodge.
Arusha National Park
Une fois restaurés, place au concret : départ pour notre premier safari en 4x4 dans Arusha National Park. Le parc se divise en trois zones : le cratère de Ngurdoto (fond marécageux), les lacs alcalins de Momela (paradis des oiseaux) et les pentes du mont Meru avec une végétation d’altitude plus dense.
C’est un « premier parc » idéal : pas forcément celui qu’on met en affiche, mais celui qui met tout le monde dans le bon tempo. Couvert d’une forêt très sauvage et assez dense, il est réputé pour ses très nombreuses variétés d’arbres et espèces d’oiseaux qui l’habitent : flamants roses, pélicans, ibis, aigles couronnés, aigles pêcheurs, aigles de Verreaux... Mais pas que ! Girafes, zèbres, singes, buffles… font aussi partie du paysage, avec le mont Meru en toile de fond.
La cerise sur le gâteau arrive en fin de journée avec un apéro « sundown » au bord du lac Momela. Un moment hors du temps. On ne vend plus une journée de safari, on vend une parenthèse. Au menu : vins sud-africains, bières locales, gin du pays (le Konyagi), des jus de fruits, et des noix de cajou de Tanzanie, exquises.
Mais le soleil se couche, il est temps de rentrer, le parc ferme ses portes à 18 h. Attention car, en cas de dépassement, une amende est à payer ! Après une première journée intense, la nuit sera bonne…
Première nuit à Kahawa House
… Et elle se fera, non loin de là, à Kahawa House à Arusha. Un lodge de 32 chambres, spacieuses et confortables, situé à l’ouest de la ville (donc utile pour éviter le trafic en partant vers Tarangire le lendemain), comportant un jardin avec potager, une piscine, une grande terrasse où l’on peut dîner, et une cuisine basée sur des produits locaux (fruits et légumes biologiques provenant des fermes des hautes terres du Ngorongoro ou du jardin).
Le petit-déjeuner, présenté sous forme de buffet à volonté, offre un aperçu gourmand des saveurs tanzaniennes : mangue, papaye, ananas, banane… accompagnent les mets occidentaux classiques. Mention spéciale pour le café, ou « kahawa » en swahili. Du café biologique, ainsi qu'une sélection de thés et de gâteaux faits maison, sont également disponibles dans le bâtiment principal. De quoi prendre des forces pour lancer cette 2e journée.
Jour 2 : Tarangire, baobabs géants et « royaume » des éléphants
En Tanzanie, le safari appartient à celles et ceux qui se lèvent tôt ! Le départ est donc souvent très matinal (entre 6 h et 7 h du matin) : Tarangire est à environ 118 km d’Arusha et couvre 2 600 km². Vous y croiserez même des Massaï amenant leurs troupeaux paître dans le parc, tant il est vaste.
Très vite, le décor change : la terre devient plus rouge, la savane s’assèche, les herbes blondissent… et la rivière Tarangire, qui a donné son nom au parc, structure toute la vie animale.
Pas étonnant alors que le parc soit un spot ornithologique majeur : plus de 550 espèces d’oiseaux y sont répertoriées et des zones humides restent attractives une grande partie de l’année. Mais ce que retiennent la plupart des voyageurs, ce sont les baobabs (signature visuelle) et les éléphants en nombre.
Sur les terres sèches, la concentration de faune est l’une des plus denses du pays, en dehors du Serengeti. Gnous, phacochères, girafes, zèbres, buffles, impalas, gazelles, bubales et élans migrateurs se côtoient sereinement. Les plus chanceux pourront même apercevoir des lions et des léopards en vadrouille… ou au repos. Ici, l’aventure est partout. Tout le temps.
Conserve Safari Camp : déjeuner et dormir en plein cœur de la réserve
Après une matinée à en prendre plein les yeux, la pause-déjeuner est la bienvenue. Nous nous posons au tout nouveau Conserve Safari Camp, ouvert en juillet 2025. Dix tentes (single, twin ou triple), tout confort, y sont proposées avec une vue magnifique sur le lit de la rivière, dont l’assèchement hors de la saison des pluies contraste avec la verdoyance de la flore alentour. Les plus rêveurs se projetteront sans mal dans Out of Africa.
De notre côté, nous préférons nous diriger vers la grande tente centrale, ouverte sur la nature, pour y déjeuner. Au menu : petit pain brioché maison, gazpacho -gingembre, pâtes, volaille et légumes frais, etc. La table est aussi bonne que le lieu authentique. Une adresse idéale pour vivre un safari « à taille humaine ».
L’après-midi, on reprend la piste. Tarangire est aussi réputée pour sa forte densité d’herbivores dans certaines zones et pour être l’un des rares endroits de Tanzanie où l’on peut observer des antilopes plus désertiques (oryx, gerenuk).
Deuxième nuit à Lake Burunge Baobab Tented Lodge
Après avoir passé la journée en safari, nous arrivons au Lake Burunge Baobab Tented Lodge, ouvert en 2024, situé à proximité immédiate de Tarangire (une vingtaine de minutes de l’entrée), et là… la Tanzanie déroule l’une de ses plus belles cartes : la lumière du soir sur un paysage ouvert, et cette sensation de camp posé « entre deux mondes ». Le lodge compte 30 unités (tentes doubles + bungalows familiaux), avec une grande terrasse / salle à manger panoramique offrant une vue imprenable sur le lac Burunge et le parc national de Tarangire.
La magie opère immédiatement. Et soudain, un moment hors du temps. À quelques dizaines de mètres à peine de la piscine de 25 m de long où vous profitez d’un temps de détente bien mérité après une longue journée, votre happy hour à la main (alcool gratuit), les éléphants viennent boire près de la mare. En toute tranquillité. Vous n’avez pas envie de vous tremper ? Aucun souci. Vous pouvez les observer depuis la terrasse de votre (magnifique) chambre, toujours un verre à la main si vous le souhaitez. La formule est all-inclusive et le frigo de la chambre est bien garni (sodas, eau, bières locales et vin).
Mais vite, car il est déjà l’heure du dîner. Certains serveurs ont même quelques notions de français. Vous vous régalerez de plats à partager (poisson, volaille, viande, légumes, riz, fruits frais, etc.) et vous rentrerez vous coucher en toute sécurité, accompagnés d’un Massaï (les animaux évoluent ici en liberté, sans enclos).
Après une bonne nuit de sommeil dans un lit king size hyper confortable, le jour se lève. Il est déjà temps de partir. Mais seulement après un détour au superbe buffet du petit-déjeuner. Mais les zèbres sont déjà là, dans la prairie, face à la chambre, pour vous souhaiter une bonne journée.
Jour 3 : Lake Manyara, Rift Valley et safari en « forêt d’acacias »
Nouveau jour, nouveau décor. Mais toujours la même féerie. Cette fois, changement d’ambiance total : nous mettons le cap sur le Lake Manyara National Park (créé en 1960). D’une superficie de 330 km², dont 230 km2 de lac, la fracture de la Rift Valley tombe brusquement au-dessus du lac et crée un paysage très spectaculaire.
Pour y arriver, nous pouvons compter sur l’expérience de nos deux guides-chauffeurs et l’expertise du réceptif. C’est l’un des avantages de voyager avec Savanna Tours & Safaris : vous ne faites pas le même voyage que tout le monde. Pourquoi ? Parce que la connaissance terrain fait toute la différence.
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L'astuce de Savanna Tours & Safaris Là où la plupart des TO privilégient l’entrée Nord, très fréquentée en été, nous entrons par l’entrée Sud, plus calme, en empruntant une route « hors des sentiers battus » le long de la vallée du Grand Rift. Résultat : beaucoup moins de véhicules, la traversée de villages authentiques et l’impression d’avoir le parc pour soi. Un détail opérationnel qui change vraiment l’expérience. |
À l’approche du lac, la végétation devient plus dense par endroits, presque tropicale (figuiers, acajous géants, palmiers sauvages) : nous ne sommes plus dans la « carte postale » classique de la savane rase mais dans un tout autre paysage. Les eaux des nombreuses rivières qui descendent du Ngorongoro voisin offrent aux visiteurs une palette de végétation tropicale – figuiers, acajous géants, palmiers sauvages – qui permet à une faune remarquable d’y vivre et d’y prospérer. Le parc abrite également 400 espèces d’oiseaux.
Au programme de ce safari autour du lac Manyara : des flamants roses, des pélicans, des lions perchés sur les branches des acacias (pour les plus chanceux), des troupeaux d’éléphants, des zèbres, des girafes, des buffles, des rhinocéros… et des hippopotames.
Pour le déjeuner, deux zones de pique-nique sont disponibles, dont une en hauteur vous offrant une vue dégagée sur tout le site. Pour la nuit (et/ou le déjeuner), le parc compte trois lodges.
andBeyond Lake Manyara Tree Lodge : le luxe dans la jungle
Le plus luxueux d’entre eux est sans conteste le « andBeyond Lake Manyara Tree Lodge ». Le raffinement est présent à tous les niveaux. Le luxe, la marque de fabrique. L’intimité, la norme. Dix chambres, dont une familiale. Une piscine. Un spa dans les arbres avec deux tables de massage. Un majordome dédié. Mais le luxe a bien sûr un prix. Et il est élevé (environ 2 000 $ la nuit). C’est pourquoi les deux autres options constituent une alternative intéressante.
Wayo Green Camp : déjeuner face à la cascade
Le second lodge est celui que nous choisissons pour déjeuner. Et nous avons bien fait, tant le lieu est incroyable. Bienvenue au Wayo Green Camp, situé au pied du grand rift (et ses 400 mètres de profondeur). Le camp est labellisé « vert », avec un système de récupération d’eau. Outre la topographie impressionnante du lieu – vous pouvez dîner ou déjeuner (la cuisine est exquise) au bord de la cascade et du lit d’eau qui s’étend à ses pieds –, le plus indéniable de ce lodge se situe dans ses huit chambres (dont une familiale)… toutes équipées d’un toit ouvrant. La nuit, vous pouvez ainsi observer le ciel et dormir à la belle étoile depuis votre lit king size au centre de votre tente toute équipée (chauffe-eau inclus). Il vous en coûtera 1 000 euros la nuit en pension complète.
Troisième nuit à Tortilis Camp Manyara
Ce qui est très appréciable au lac Manyara, c’est sa taille, ni trop petite, ni trop grande, qui vous permet de tout faire en une journée, et de dormir dans le parc. Le 3e lodge, Tortilis Camp Manyara où nous avons dormi, vous offre une expérience très différente de celle des deux premiers. Situé sur les hauteurs du parc, il vous offre une vue à couper le souffle. Mais surtout un accueil typique et très chaleureux. Chants, danses locales et animations autour du feu de camp rythment votre début de soirée, un verre à la main.
Ensuite, direction la tente principale pour le dîner avant de rentrer dans l’une des dix tentes démontables (selon la migration). Quand on dit « tente », on devrait plutôt parler d’un « 3 pièces sous toile ». Sans oublier votre petite terrasse personnelle, protégée par une moustiquaire. Là aussi, le confort, la qualité et la sécurité sont au rendez-vous. Éclairage solaire, Wi-Fi, eau chaude (demander en amont d’activer le système de chauffage), talkie-walkie pour appeler les gardes et être accompagnés lors de vos déplacements, et le frisson des bruits nocturnes (lions, hyènes, buffles).
Le matin, le lever très matinal (5h30 du matin) est vite oublié face à la vue splendide qui s’étend devant vous. Et le lever de soleil qui accompagne votre petit-déjeuner. À noter : oubliez les grasses mat en safari, les parcs ouvrent leurs portes très tôt et mieux vaut éviter les pics de chaleur pour voir certains animaux. Mais le jeu en vaut la chandelle : nous embarquons pour le cratère du Ngorongoro, notre (excellente) lunch box à la main, fournie par le lodge pour le pique-nique du midi.
Jour 4 : Ngorongoro, la « huitième merveille » en grand format
Le Ngorongoro, c’est la séquence qui « fait basculer » un itinéraire : une zone de conservation (pas un parc national strict), une montée où la température chute, puis le cratère qui s’ouvre d’un coup comme un amphithéâtre.
Une fois encore, nous passons par les chemins de traverse pour y accéder. En sortant par l’entrée nord du lac Manyara, nous sommes proches de l’entrée de la zone de conservation de Ngorongoro.
Le cratère, d’un diamètre de 20 km et d’une profondeur de 610 mètres, abrite environ 20 000 têtes, et il semble que la végétation naturelle du sol soit exploitée au maximum par la faune herbivore. Au dernier comptage en saison des pluies, on y a dénombré 55 espèces de mammifères dont :
- Des zèbres, des gazelles de Thomson, des gazelles de Grant, des gnous, des bubales, des élans, des cobes, des buffles, des phacochères, des chacals, des hyènes, des lions, des éléphants, une quarantaine de rhinocéros (noirs et blancs), des hippopotames, des grivets, des babouins, des léopards et des servals.
Les grands oiseaux, comme les autruches, les grues couronnées, les outardes de Kori et les flamants roses, sont également présents.
Le Ngorongoro se vit par son intensité : en quelques heures, la « liste » devient scène. Troupeaux, prédateurs, oiseaux, changements de décors à l’intérieur même du cratère. Les 6 heures de safaris passent à vitesse grand V tant elles sont intenses. Seul le pique-nique face aux hippopotames offre une pause appréciée, là aussi vite « rentabilisée » devant le spectacle qui se déroule sous nos yeux : un hippo, à quelques mètres de la rive, nous offre de très belles photos.
Vous l’aurez compris, le cratère de Ngorongoro est un incontournable, un « must see » et une merveille du monde qui peut transformer un safari en un voyage d’une vie.
Infos pratiques concernant le Ngorongoro
- Ouvre à 6 h du matin et ferme à 18 h
- 1 seule entrée et sortie
- 83 dollars par personne
- 4 hôtels autour du cratère
Quatrième nuit au Ngorongoro Haradali Home
Mais les meilleures choses ont une fin. Il faut bien partir un jour. Pour notre dernière nuit en Tanzanie, nous posons nos valises à Karatu, au Ngorongoro Haradali Home. Une adresse intimiste (10 chambres), avec jardin, terrasse, restaurant et piscine, et ce rôle très prosaïque mais essentiel : permettre de récupérer sans rallonger inutilement les transferts.
Là aussi, la soirée est placée sous le signe de la chaleur humaine de l’accueil africain : welcome drink, chambres ultra spacieuses, buffet maison pour le dîner et le petit-déjeuner, détente dans la piscine, jardin luxuriant… L’endroit parfait pour décompresser après une journée bien remplie et passer une nuit au calme, particulièrement réparatrice dans une literie impeccable. Un vrai coup de cœur et un petit coup de blues au moment de partir pour notre dernière journée.
Jour 5 : Mto Wa Mbu à vélo, puis dernière inspection à Arusha
Après la claque du cratère, le programme change volontairement de registre : Mto Wa Mbu (littéralement « la rivière des moustiques »). C’est un village sur la route entre Manyara et la zone de conservation du Ngorongoro, connu pour sa diversité ethnique et culturelle (plus de 20 ethnies mentionnées).
Visite culturelle à Mto Wa Mbu
Pour visiter le coin, rien de tel qu’une excursion en VTT (possible aussi en tuk-tuk), organisée par le Cultural Tourism Programme. Car ce qui fait la richesse d’un pays, ce sont avant tout ses habitants. Et de ce point de vue, la Tanzanie est résolument l’un des pays les plus riches du monde. La balade (réalisée en français, avec une bouteille d’eau offerte à chaque participant) passe par les rizières, les bananeraies, le marché et le centre d’artisanat (sculpture sur bois).
Mais ce que l’on retient volontiers, c’est la visite de l’école maternelle (3 à 5 ans) Shalom Preprimary School : des sourires sur tous les visages, de la chaleur dans le cœur et une touche d’espièglerie qui permettent de replacer l’humain au centre de l’aventure safari. Pensez à apporter, si vous le pouvez, quelques fournitures scolaires, des vêtements ou des jouets pour les enfants. Ils seront très appréciés. En retour, ils seront ravis de vous chanter « Frère Jacques »… en français, s’il vous plaît !
Gran Meliá Arusha : un dernier pour la route
Il est bientôt l’heure de rentrer. Retour ensuite vers Arusha pour une dernière montée en gamme avec la visite et le déjeuner au Gran Meliá Arusha 5*. Place au raffinement mais tout en sobriété : potager, café maison, filtration naturelle de l’eau de la piscine par des plantes, parcours santé de 2 km, spa et centre de fitness, et une offre de chambres, avec vue sur la ville ou sur le mont Meru, pouvant aller jusqu’à une suite avec « chef privé » (1 000 € la nuit).
Une fois le déjeuner (tout simplement succulent) pris sur le toit-terrasse, il est temps de prendre la route de l’aéroport, et de dire au revoir, à regret, à Steve et Heriel. Direction les Comores via Addis-Abeba, destination que nous vous présenterons dans notre prochain article.
Trois questions à Jean Michel Juloux, fondateur de Savanna Tours & Safaris
Avec plus de 40 ans d’expérience africaine à son actif, Jean Michel Juloux nous donne quelques conseils pour la meilleure expérience en Tanzanie… ou ailleurs. En fait, la bonne réponse dépend d’abord du client.
Tour Hebdo : Sur la Tanzanie, quel est votre premier conseil ?
Jean Michel Juloux : La première question, c’est : « Est-ce que le client a déjà fait un safari ? » S’il n’en a jamais fait, on ne lui vend pas la même chose que quelqu’un qui a déjà fait l’Afrique australe, ou qui a déjà fait l’Afrique du Sud. Si c’est sa première fois, je vais souvent l’orienter vers l’Afrique du Sud, plus « porte d’entrée ». Ensuite, la Namibie. Et après, la Tanzanie peut arriver.
Tour Hebdo : La meilleure période ?
Jean Michel Juloux : Ça dépend de la migration et de ce que le client veut vivre. On construit le programme avec la saisonnalité. Juillet-octobre : on va chercher la migration au Serengeti nord. Janvier-mars : plutôt le sud (Ndutu) pour les naissances, avec beaucoup de prédateurs. C’est humide, mais spectaculaire. L’essentiel, c’est que ça corresponde à ce que le client veut vivre.
Tour Hebdo : Et la surfréquentation ?
Jean Michel Juloux : C’est un vrai sujet. On adapte l’ordre des parcs, les horaires, les entrées, on construit parfois « dans l’autre sens », même si ça rajoute une nuit. L’objectif : éviter l’effet bouchon et la foule à d’entrée, pour limiter les scènes à 20 ou 30 véhicules sur un animal en haute saison. Le rôle du réceptif, c’est aussi ça : protéger l’expérience.
Tour Hebdo : Comment les agences peuvent-elles trouver le bon programme à leur proposer parmi les 15 que vous proposez ?
Jean Michel Juloux : Nous avons développé notre propre IA B2B, spécifiquement conçue pour le tourisme. C’est un outil 100% propriétaire qui fonctionne en local, c’est-à-dire qu’il est complètement indépendant des fournisseurs de cloud comme les GAFAM. De plus, les informations renseignées sont automatiquement supprimées au bout de 24 heures, assurant une confidentialité optimale des données. Il est néanmoins possible de télécharger un récapitulatif de la demande. Cette IA sera accessible à toutes les agences de voyage.
Tour Hebdo : Concrètement, comment ça marche ?
Jean Michel Juloux : Les agents de voyage pourront répondre facilement aux demandes de leurs clients en posant des questions à l’IA. Par exemple, l’une des premières questions porte sur le vol, inclus ou non, et sur l’aéroport de départ. L’agent va donc poser la question dans l’outil, qui va vérifier la réponse directement dans nos produits. Tous les codes IATA sont enregistrés. Si un client souhaite réaliser un safari en mokoro (pirogue) ou voyager avec un enfant de deux ans, l’agent envoie la requête et l’IA va aller chercher dans nos programmes ceux qui sont adaptés, et proposer un devis. Si aucun produit ne correspond, il est toujours possible de créer un programme sur mesure.
Guide pratique du safari en Tanzanie avec Savanna Tours & Safaris
- Véhicule safari : 4x4 toit ouvrant panoramique, prises électriques pour recharger, eau fraîche à bord.
- Confort d’observation : 7 passagers max + chauffeur, sièges individuels pour offrir une vue fenêtre à tout le monde.
- Saisonnalité : de septembre à février souvent recommandée (bon compromis météo / observations) ; l’été peut être très fréquenté sur certains spots iconiques (à anticiper dans le rythme et les horaires).
- Formation (ordre de grandeur) : chauffeur-guide ~2 ans, ranger ~3 ans.
- Langue : guides francophones.
Crédits photos : ©Violaine Cherrier