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Evénement

Africa's Travel Indaba : le Pow Wow africain affiche les (fortes) ambitions du continent


Publié le : 02.05.2019 I Dernière Mise à jour : 02.05.2019
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Derek Hanekom, ministre du Tourisme sud-africain, lors de son discours inaugural à l'Africa’s Travel Market (Indaba). I Crédit photo B.C.

Auteur

  • Bruno Courtin (à Durban)

Dans son discours inaugural, le ministre du Tourisme d’Afrique du Sud a largement dépassé les frontières de son pays pour se faire l’avocat du développement touristique de tout le continent.

Lors de l’inauguration de la 29e édition de l’Indaba de Durban, Derek Hanekom, ministre du Tourisme sud-africain a justifié la nouvelle appellation de ce salon professionnel, « Africa’s Travel Market ». De fait, ce sont 22 pays du continent africain qui sont venus à la rencontre de quelque 1 500 acheteurs et 400 journalistes du monde entier pour présenter leur offre touristique.

Dans son discours, le ministre a insisté sur la solidarité qui doit se créer au sein du continent pour rattraper le retard qu’il affiche toujours face au reste du monde. Quand le tourisme représente une moyenne de 10% du PIB mondial, il ne compte que pour 8,5% du PIB africain. Le continent a accueilli collectivement 67 millions de visiteurs internationaux, moins que les 89 millions de la seule France. Et si l’OMT anticipe un score de 126 millions de visiteurs internationaux à l’horizon 2030, des efforts internes doivent être faits pour soutenir une croissance moyenne de 5%, parfois chahutée par des événements dramatiques.

L'Afrique du Sud en locomotive

Derek Hanekon ne veut pas oublier que l’Afrique a connu des années maigres au pire moment des conflits internes et révolutions nationales, et qu’elle est régulièrement le théâtre de désastres climatiques comme les ouragans qui ont durement frappé la semaine dernière le Mozambique, le Malawi, le Zimbabwe et la côte Est de l’Afrique du Sud, provoquant des glissements de terrain et des centaines de victimes.

L’une des réponses a pour nom le Single African Air Transport Market (SAATM), marché unique africain du transport aérien. Cette convention, déjà signée par 23 pays, vise à développer les liaisons intérieures, à faire baisser les tarifs et à faciliter le libre accès aux aéroports. Le SAATM devrait avoir pour résultat, s’il est endossé par encore davantage de pays, à faciliter l’organisation de circuits couvrant plusieurs pays africains et à stimuler encore davantage le tourisme « domestique ».

L’Afrique du Sud compte bien en profiter. Avec 10,5 millions de visiteurs internationaux, dont 2,7 millions hors Afrique, le pays affiche une croissance de plus de 5% sur les 3 dernières années. Elle ambitionne de passer le cap des 21 millions en 2030 en jouant la carte de la diversité, compte tenu de la richesse touristique de toutes ses provinces, et plus particulièrement du tourisme responsable. C’est bien l’appel final du ministre aux acheteurs présents du monde entier, privilégier les propositions des opérateurs africains qui se sont engagés dans une démarche responsable vis-à-vis de l’environnement et de la protection des espèces en danger.

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