Reléguant presque au second plan la loi sécurité dont il est pourtant à l’origine, le ministre n’a laissé planer aucun doute : c’est bien ce texte structurant qui constitue aujourd’hui le cœur de son action.
Fruit d’un travail collectif, le texte a été l’occasion pour le ministre, familier d’un secteur qu’il connaît bien, de saluer l’implication des parlementaires, des acteurs du transport et des collectivités.
Philippe Tabarot a insisté sur ce changement de méthode, appelant même son auditoire à ‘’ne pas bouder son plaisir’’ : « il y a un an encore, peu auraient parié sur l’émergence d’un tel projet ! L’objectif est clair : mettre fin à l’instabilité budgétaire, passer d’une politique faite de décisions ponctuelles à une véritable stratégie d’ensemble. »
Les infrastructures sont ainsi reconnues comme une priorité nationale
Une évolution largement saluée. Pour autant, l’ambition affichée se heurte à plusieurs limites. En l’absence de majorité parlementaire, la capacité à provoquer un véritable choc d’offre apparaît contrainte. Par ailleurs, entre l’impératif de régénération des réseaux — notamment ferroviaires, sur lequel le ministre a fortement insisté — et l’absence de moyens clairement identifiés pour les SERM, il reste difficile de parler d’une ambition pleinement aboutie pour les transports.
« Ce texte représente une opportunité historique pour sécuriser les mobilités de demain et renforcer la cohésion des territoires », a souligné le ministre.
Reste désormais à savoir si cette promesse se traduira par un engagement à la hauteur des attentes suscitées ou si le projet se révélera, à l’inverse, en deçà des ambitions affichées !
C’est une vraie avancée mais dans un contexte qui demeure beaucoup trop incertain. Un défi politique majeur pour les mois à venir.