Menu
Distribution

Baromètre EdV/Orchestra : la France représente 46% des réservations en avril 2026


Publié le : 04.05.2026 I Dernière Mise à jour : 04.05.2026
La France représente 46% des réservations en avril 2026, en progression de deux points par rapport à avril 2025. Paris reste la première destination de cet été. I Crédit photo ©Pexels

Auteur

  • Noémie Le Liboux

Tags : EdV , Orchestra

La destination France concentre près de la moitié des réservations du panel (46 %) et limite son recul à –3 %, ce qui atténue mécaniquement les baisses enregistrées sur le moyen et surtout le long-courrier, en lien avec le conflit au Moyen-Orient.

 

Avril 2026 : une apparente stabilité, des réalités contrastées

À première vue, avril affiche un niveau proche de celui de 2025. Pourtant, cet équilibre repose largement sur la dynamique de la France, portée par une augmentation du volume d’affaires de 1,3%.

Cette dynamique s’appuie sur une hausse du panier moyen (+1,9%), qui atteint 1 888 €. Comparée à mars 2026, la dynamique des départs s’améliore et retrouve une certaine stabilité, dans un contexte géopolitique pourtant très incertain.

L’équilibre du marché des départs en avril 2026 est largement porté par la France, qui enregistre une progression marquée du volume d’affaires (+8%), grâce à une forte hausse du panier moyen (+9%). En parallèle, le long-courrier recule (-2,2% en volume d’affaires)) , tandis que le moyen-courrier progresse légèrement (+1,4%).

Ce décalage crée un effet trompeur : l’indicateur global rassure, mais masque des situations nettement plus dégradées pour les acteurs orientés vers l’étranger.

 

Quid des destinations ?

En avril 2026, le Top 3 des destinations reste inchangé avec la France, la Tunisie et l’Espagne en tête.

Bien qu’en baisse, ces reculs restent plus modérés que ceux observés en mars 2026, traduisant une amélioration relative de la dynamique sur ces marchés. Sur le moyen-courrier, la tendance est globalement mieux orientée. L’Italie (+13%), l’Égypte (+11%) et l’Albanie (+273%) enregistrent les plus fortes hausses du segment.

À l’inverse, la Turquie enregistre une forte baisse (-31%), confirmant des difficultés persistantes. Le long-courrier est plus contrastée. Certaines destinations sont à la hausse, notamment la Thaïlande (+5%), le Japon (+42%) et le Cap-Vert (+4%), traduisant un regain d’intérêt pour ces marchés. En revanche, les États-Unis affichent le repli le plus marqué (-21%), pesant significativement sur la performance globale de la zone.

Réservations d’avril : une baisse atténuée mais bien réelle

Les réservations enregistrent un recul marqué en volume d’affaires (–12,6 %). Cependant, ce résultat demande une lecture approfondie. La France, stable par rapport à avril 2025 (-2,6% en nombre de dossiers), joue un rôle de refuge, contrairement au moyen-courrier en baisse –9,2%) et au long-courrier, qui subit le repli le plus important atteignant les -25,5%.

Ainsi, l’indicateur global dissimule les difficultés rencontrées par les professionnels positionnés sur ces segments, dont l’activité recule en moyenne de 15 %. Les écarts entre opérateurs se creusent fortement selon la répartition des destinations, certains spécialistes des zones en recul subissant un impact particulièrement sévère.

En effet, près d’une réservation sur deux (47,7%) a été réalisée en avril pour un départ à moins de 30 jours. C’est trois points de plus qu’en avril 2025. A l’inverse, les réservations anticipées à plus de 90 jours baissent de plus de deux points par rapport à l’an passé, à 24%. Dans un contexte marqué par l’attentisme depuis le début du conflit au Moyen-Orient, Les Français semblent donc désormais fonctionner par à-coups dans leur prise de décision pour leurs futurs voyages

 

Que révèlent les réservations en nombre de dossier en avril 2026 ?

Bien qu’en baisse d’environ -3%, la France représente 46% des réservations en avril 2026, en progression de deux points par rapport à avril 2025. La France parvient ainsi à contrebalancer la baisse générale constatée sur l’étranger.

L’Espagne résiste bien également (-1%), quand l’Egypte (-43%) et la Turquie (-36%) sont durement touchées. Quelques destinations moyen-courrier parviennent à présenter une croissance du nombre de réservations, comme l’Albanie (+511%), le Monténégro (+9%) ou Malte (+7%). Côté long-courrier, peu de destinations figurent dans le top 20 des destinations. Le Mexique (-36%), les Etats-Unis (-36%) et la Tanzanie (-26%) apparaissent en forte baisse, quand la Réunion (+285%) et la République Dominicaine (+20%) tirent leur épingle du jeu. Le top destinations reste néanmoins fortement marqué par la décroissance générale.

Eté 2026 : une tendance dépendante des choix de destinations

Pour juillet-août 2026, le nombre de dossiers diminue de -8,5%, sous l’effet d’une baisse du nombre de dossiers (-8%), traduisant une demande toujours freinée. Le panier moyen, quasi stable (-1%) s’élève à 2 887€ et ne permet pas de compenser le recul de la demande.

Le long-courrier demeure le plus impacté, avec un recul du nombre de dossiers (-14%) et un panier moyen en baisse (-2%), entraînant la plus forte diminution du volume d’affaires (-15%). La France enregistre également un repli, avec une baisse du nombre de dossiers (-8%) qui se répercute directement sur le volume d’affaires (-8%), le panier moyen stable ne permet pas d’atténuer l’effet. Le moyen-courrier suit la même tendance, mais de manière plus modérée : la baisse du nombre de dossiers (-6%) est la plus faible et le panier moyen est légèrement orienté à la hausse. Ces évolutions traduisent une demande estivale encore en retrait dans un contexte incertain.

Certaines destinations tirent néanmoins leur épingle du jeu, à l’image de l’Espagne, du Canada, de la République dominicaine, de la Norvège ou encore de l’Albanie, traduisant des reports partiels de la demande.

Les 10 villes les plus réservées pour les départs estivaux 2026 :

Paris conserve la première position avec une stabilité (+0,1%). La Grèce, malgré un recul marqué (-18% pour Héraklion et Rhodes), reste présente avec deux destinations. La Tunisie est également représentée avec Djerba (-11%) et Tunis (-7%), toutes deux en baisse. À l’inverse, l’Espagne se distingue avec 3 villes dans le Top 10, dont Tenerife (+17%) et Minorque (+1%), confirmant une dynamique plus favorable. L’Albanie fait son entrée avec Tirana, portée par une forte croissance (+275%), illustrant un report vers des destinations alternatives. Ce classement confirme l’intérêt pour les destinations méditerranéennes pour l’été 2026.

Dans ce contexte, l’impact varie fortement selon le positionnement des opérateurs : ceux tournés vers l’international demeurent plus vulnérables que les acteurs centrés sur la France.

 

Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage, déclare :

« Les résultats d’avril doivent être lus avec prudence.

La France représente une part très importante du panel, ce qui amortit fortement les évolutions globales et peut donner une impression de meilleure tenue qu’en réalité pour les opérateurs spécialisés sur l’étranger. Or, sur le moyen et surtout le long-courrier, la baisse reste marquée.

Dans ce contexte, notre responsabilité est de tenir un discours de vérité : l’Observatoire est un repère, mais il est indispensable, ce mois-ci, de raisonner par zones et par mix de vente pour mesurer l’impact réel sur les entreprises. »

 

 

 

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format