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Gérer | Management

De super-râleur à super-collaborateur


Publié le : 01.06.2018 I Dernière Mise à jour : 01.06.2018
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De super-râleur à super-collaborateur I Crédit photo Magali Quent

Auteur

  • Magali Quent

Râler au boulot est un sport national… aussi épuisant qu’inutile et contre-productif ! Comment transformer cette énergie négative en moteur d’épanouissement pour le collaborateur et l’entreprise ?

« Je dois tout faire dans cette boîte, on ne m’écoute jamais, je suis entouré(e) d’incompétents, les dossiers à problème c’est toujours pour ma pomme, ce nouveau logiciel va me faire perdre encore plus de temps… » Les clients ne sont pas les seuls à râler en permanence ! Du patron d’agence à l’agent de comptoir, même combat. À la clé, un mal-être larvé, une communication engluée d’amertume, une motivation qui traîne des pieds et une compétitivité au point mort… faute d’analyser et d’exprimer clairement les raisons de la colère.

Râler, c’est un peu fuir ses responsabilités

Idéalisation du travail + insatisfaction au travail = frustrations = grogne permanente. Autant dire que tout le monde râle ! À cause des autres (N+1, clients, collègues, fournisseurs) qui ne se comportent pas comme attendu. Parce que ça permet de se rassurer sur sa propre valeur (« J’aurais fait mieux ! ») et qu’extérioriser ainsi ses frustrations plutôt que regarder en face ses responsabilités dans ses choix ou non-choix est une façon d’exister sans trop se mouiller. Tout cela exprime en fait un besoin de reconnaissance (attention, promotion) et la crainte de l’inconnu (nouveau logiciel, organisation). Le hic est que râler conduit davantage à s’épuiser et polluer sa vie pro et perso qu’à obtenir satisfaction. À la fin de la journée, on a juste le sentiment de n’avoir fait que subir. Arrêter de râler est au contraire un acte positif de rébellion car on décide alors d’influer sur les événements.

Transformer la hargne en énergie positive

1/ Les questions à se poser et/ou à poser au râleur de l’équipe : quel est le vrai problème ? La situation qui fait rager peut-elle être changée ? Si c’est non, lâcher prise, accepter et compenser (1 souci boulot = 2 plaisirs perso).

Si le changement est possible, dépend-il du râleur ? Si oui, charge à lui de passer à l’action, et s’il choisit de ne rien faire, inutile alors de râler. Si ça dépend des autres, communiquer efficacement.

2/ En tant que râleur : trouver un accord et susciter la coopération. Ronchonner dans son coin ou hurler à la cantonade ne sert à rien. Une fois le problème majeur identifié (1, pas 15), prendre rendez-vous avec la personne dont dépend la solution (pas la coincer aux toilettes), décrire la situation sans exagérer, exprimer ses émotions (« Je pense qu’on ne se rend pas compte de ma charge de travail, je me sens dépassé, tenu à l’écart… ») et formuler une demande claire et précise (« J’ai besoin que tu me parles en amont des sujets qui vont me concerner, d’aide sur le point x, d’un délai supplémentaire… ») pour sensibiliser sans agresser, trouver et valider un accord.

3/ En tant que manager du râleur : partager pour motiver. Un collaborateur qui exprime clairement une plainte légitime doit toujours être écouté. Sa motivation en dépend et elle ne peut être activée que si des conditions favorables à l’extinction de sa hargne sont mises en place. Et bien plus que par une vague promesse d’augmentation, cela passe par la reconnaissance du travail et des problèmes et le partage d’informations et de décisions le concernant, lui et l’agence. C’est comme cela qu’on responsabilise, stimule l’implication… et qu’on transforme un collaborateur râleur en un collaborateur moteur. Pour pouvoir enfin arrêter soi-même de pester contre les ronchons de son équipe en plus de s’énerver des décisions de sa propre hiérarchie !

Espace non râleur

La grogne est contagieuse. À force, le cerveau crée des circuits qui à la moindre frustration enclenchent illico la litanie. Râler devient alors un mode de pensée. Plus encore quand les plaintes nourrissent les discussions entre collègues. Une astuce éprouvée par certains DRH pour sortir de l’engrenage : créer un espace non râleur. Votre propre bureau, un périmètre autour de la machine à café, peu importe tant qu’on n’y gémit sur rien, pas même sur la météo !

Pour aller plus loin

→ J’arrête de râler au boulot, de Christine Lewicki, coach d’entreprise, et Emmanuelle Nave, DRH, qui proposent un challenge en 21 jours pour y parvenir. Éd. Eyrolles

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