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Éditorial

Vous avez dit « progrès » ?


Publié le : 01.05.2017 I Dernière Mise à jour : 02.01.2018

Auteur

  • Thierry Beaurepère

C’était en 1985, mais je m’en souviens comme si c’était hier ! Mon premier voyage en avion, un vol TWA Paris-Boston. À bord, il fallait payer pour tout. Pour le repas, pour les écouteurs, pour la couverture. Trente ans plus tard, retour à la case départ… Asphyxiées par les low-cost qui franchissent désormais l’Atlantique, les compagnies aériennes font à nouveau payer ces services, rebaptisés « revenus ancillaires ». Avec une incroyable mauvaise foi ! Elles nous expliquent qu’elles ont à cœur le bien-être du passager, qui n’achète que ce qu’il consomme… Et même qu’il s’agit d’un atout pour les agences de voyages (lire notre enquête p. 28), qui vont ainsi renouer avec la base de leur métier : conseiller les clients ! Quand il ne s’agit en réalité que de gonfler leurs profits. Car qui peut croire qu’il est normal de voyager au bout du monde sans bagage ? Que voler durant huit heures sans boire ou manger constitue une avancée ? Ainsi va le progrès. C’était hier, et je m’en souviendrai longtemps ! Une bande d’amis descendus d’Europe du Nord pour s’encanailler à Paris. Un uber depuis Roissy, un appartement Airbnb… et une fiesta qui a tenu éveillé l’immeuble toute la nuit ! Le partage avec les Parisiens – si cher à ces entreprises de l’économie « collaborative » – s’est résumé, en réalité, à des cadavres de bouteilles abandonnés dans la cage d’escalier. Ces « généreuses » start-up ne font au final que monétiser ce qui était autrefois gratuit ! BlaBlaCar a inventé l’auto-stop payant ; votre voisin qui vous prêtait une perceuse vous la loue aujourd’hui sur Bricolib ! L’« ubérisation » fragilise des pans entiers de notre économie, menace des droits si chèrement acquis. Même les agents de voyages ne sont plus à l’abri (voir p. 15), avec la montée en puissance des « apporteurs d’affaires ». Il ne s’agit nullement d’interdire ces pratiques, mais bel et bien de les encadrer, pour que la révolution numérique ne se transforme pas en casse sociale. Essentiel, le sujet n’a été jusqu’à présent qu’effleuré par les candidats à la présidentielle. Il est où le progrès ?

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