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Transport

Prévisions, trafic, conseils... toutes les infos pour survivre à la grève du 5 décembre


Publié le : 04.12.2019 I Dernière Mise à jour : 04.12.2019
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La grève contre la réforme des retraites commence demain. Les transports seront fortement touchés. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Manon Gayet

La grève tant redoutée démarre demain. Tour Hebdo vous livre les dernières informations à connaître pour survivre à ce mouvement contestataire qui s’annonce dur.

1/ Surveiller quotidiennement les prévisions de la SNCF (et de la RATP)

C’était attendu. Le trafic sur les rails sera très fortement perturbé. La SNCF a ainsi prévu de diffuser ses prévisions de trafic pour le lendemain chaque jour à 17h via l’appli Assistant SNCF mais aussi les réseaux sociaux. Cela commencera fort jeudi, avec, en moyenne, un TGV sur 10 en circulation et un TER sur cinq avec des bus de substitution la plupart du temps. Dans le détail, un train sur six est prévu sur l’axe Est et l’axe Nord, un train sur 10 sur l’axe Atlantique et l’axe Sud-Est.

Concernant les Ouigo, seul un train sur six circulera. À l’international, un Eurostar sur deux sera en service et deux Thalys sur trois. Côté Lyria, un seul aller-retour est programmé pour demain. En revanche, aucune liaison entre la France et l’Italie ni entre la France et l’Allemagne n’aura lieu. Tous les billets peuvent d’ores et déjà donner lieu à un échange ou remboursement sans frais si surcoût.

En région parisienne, la RATP entrera également dans une période de grève illimitée contre la réforme des retraites dès demain. À l’instar de la SNCF, la direction publiera ses prévisions « chaque jour à 17h pour le lendemain ». Le trafic sera « extrêmement perturbé » avec 11 lignes de métro (sur 16) fermées : les lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 8, 10, 11, 12 et 13. Des perturbations encore plus importantes que lors de la précédente journée de grève de la RATP le 13 septembre dernier. Sur les lignes 4, 9 et 7, le trafic sera d’un métro sur quatre à un métro sur trois. Seules les lignes automatiques 1 et 14 assureront leur service normalement.

 

2/ Vérifier l’état du trafic aérien au départ des aéroports français

Dans les airs aussi, la grève aura de lourdes conséquences. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé hier après-midi la suppression de 20% des vols sur le territoire français ce jeudi. « On enlève 20% des capacités, les plans de vol des compagnies aériennes doivent s'ajuster en conséquence », a déclaré Eric Héraud, porte-parole de l'autorité de l'aviation civile française. De son côté, Air France a d’ores et déjà prévu d’annuler environ 30% de ses vols intérieurs et 15% de ses vols moyen-courriers. L’activité long-courrier ne sera en revanche pas affecté.

La compagnie Easyjet a quant à elle annoncé ce matin l’annulation d’une partie de son programme français de jeudi, soit 233 vols intérieurs et moyen-courrier supprimés. « 70 touchent le Royaume-Uni », a indiqué la compagnie dans une déclaration écrite à l’AFP. Easyjet s’attend « également à ce que d’autres vols subissent des retards ».

L'USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, appelle à faire grève jusqu'à samedi, contrairement au SNCTA, premier syndicat chez les aiguilleurs du ciel, qui n'appelle pas à la mobilisation contre la réforme des retraites.

 

3/ Faire valoir vos droits (si vous êtes salarié)

Pour rappel, le droit de grève est un droit applicable à tous les salariés : il n’est pas nécessaire que tous les salariés ou la majorité des salariés de l’entreprise participent à la grève. « Toutefois, un salarié peut faire grève seul s’il accompagne un appel à la grève lancé au niveau national ou s’il est le seul salarié de l’entreprise », rappelle le site du service public. A noter que « les grévistes doivent respecter le travail des non-grévistes », c’est-à-dire ne pas bloquer l’accès un site ou occuper des locaux qui empêchent le travail de ceux qui ne font pas grève.

Quelles sont justement les options pour les personnes ne souhaitant pas faire grève mais risquant de ne pas pouvoir se rendre sur leur lieu de transport ? La grève est un « cas de force majeure », c’est-à-dire que les non-grévistes ne peuvent pas être sanctionnés en cas de retard ou d’absence. En revanche, il faut absolument prévenir l’employeur et réunir des preuves si nécessaire (panneau d’affichage des trains supprimés par exemple). A noter que votre employeur n’est pas tenu de vous rémunérer pour les heures non travaillées (et peut vous les faire rattraper).

Autre option, vous pouvez solliciter votre entreprise pour poser des jours de congés (ou des RTT) mais elle n’est pas tenue de les accepter. Enfin, pour les métiers qui le permettent, le salarié est en droit de demander à télétravailler pour « circonstance exceptionnelle » ou « force majeure » (L1222-11 du Code du travail). Pour cela, il suffit de trouver un accord sur les modalités de ce télétravail, par mail ou SMS (mais toujours par écrit), ou bien via un accord collectif ou une charte s’ils existent.

Et s’il vous est impossible de ne pas vous rendre sur votre lieu de travail, pensez au co-voiturage, aux bus, au vélo… ou encore à vos pieds, si le trajet le permet.

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