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Aérien

Top 5 des pires excuses des compagnies aériennes pour faire des économies


Publié le : 12.07.2018 I Dernière Mise à jour : 13.07.2018
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Les cacahouètes sur Southwest Airlines, c'est fini ! Plus de risque d'être allergique… I Crédit photo Wikipedia

Auteur

  • Didier Forray

Alors que l'époque est à la réduction des coûts, certaines compagnies aériennes rognent sur leurs services tout en justifiant les reculs par des excuses bidons. Best-of.

1- Southwest remballe les cacahouètes... pour les allergies

Depuis son lancement en 1971, la low-cost californienne Southwest Airlines offrait des cacahouètes à ses passagers. Une attention qui était devenue une véritable signature ! Oui mais voilà : pour gagner quelques cacahouètes, au sens propre comme au figuré, la compagnie aérienne a décidé d'arrêter cette tradition.

Et l'excuse atteint le summum de la mauvaise foi : "Pour assurer la meilleure expérience à bord pour tous les passagers, en particulier pour les clients souffrant d'allergies aux cacahouètes, nous avons pris la décision difficile de cesser de servir des cacahouètes sur tous les vols à partir du 1er août", justifie la compagnie. Comme si, depuis près de 50 ans, les passagers allergiques se sentaient obligés de se rendre malade...

 

2- Delta Airlines cache ses tarifs derrière le bagage... pour générer des frais supplémentaires

Depuis avril, Air France-KLM, Delta Airlines, Alitalia ont mis en place un nouveau tarif dit "Light" pour les vols entre l'Europe, les États-Unis et le Canada. Le principe ? Ce tarif de base ne comprend pas le bagage de soute et il faut compter un supplément de 50 € par trajet pour ajouter un bagage. Pour les compagnies aériennes, le but est de contrer les low-cost long-courrier en déshabillant encore un peu plus leurs tarifs.

Si l'initiative est pertinente du point de vue de la concurrence, l'explication du directeur marketing de Delta Airlines, Tim Mapes, prend franchement les passagers pour des imbéciles : "la modification du tarif est une façon supplémentaire pour Delta Airlines d'offrir aux clients plus de choix pour contrôler leur voyage". Où est le choix ? Sur un vol transatlantique, rares sont les passagers à partir avec uniquement un bagage à main…

 

3- Easyjet découpe les bagages de soute... pour développer les frais ancillaires

La nouvelle politique bagages mise en place par EasyJet consacre la création d'une nouvelle franchise qui permet aux passagers d'emporter un bagage en soute de 15 kg maximum pour environ 10 €, tandis que le poids du bagage "standard" passe de 20 kg à 23 kg. "Cela permet d'offrir aux clients plus de choix et de flexibilité", explique la low-cost.

En réalité, EasyJet entend bien pousser les passagers à payer pour le bagage de 15 kg plutôt que de prendre un bagage à main gratuit… "Cette nouvelle option permet à ceux qui partent pour un court séjour de ne plus avoir à tout caser dans un petit bagage cabine", ajoute la compagnie, qui veille de près à la taille et au poids des bagages et souhaite réduire le nombre de bagages en cabine pour gagner du temps à l'embarquement… Le "choix" et la "flexibilité" font surtout les affaires d'EasyJet.

 

4- Ryanair cisaille la durée de l'enregistrement... pour faire payer son siège

Le 15 mai dernier, Ryanair a annoncé en quelques lignes laconiques qu'à compter du 13 juin 2018, l'enregistrement pour les passagers qui n'ont pas réservé un siège est possible de 48 heures à 2 heures avant le vol. Et Ryanair présente cela comme une grande avancée : "c'est le double par rapport à la période de 24 heures proposées par Aer Lingus, British Airways, Lufthansa, Norwegian et Iberia", s'enthousiasme la low-cost.

Et elle ose poursuivre : "Cela donnera aux clients qui réservent un siège plus de temps pour choisir leur siège préféré avant le départ." Or Ryanair oublie de dire que ce même enregistrement était jusqu'alors possible 4 jours avant et même 7 jours avant il y a deux ans ! Le véritable objectif est bel et bien de pousser les passagers à payer pour réserver leur siège et d'augmenter les revenus de la compagnie…

 

5- Air France sucre les Miles en "souplesse"... pour être moins généreuse

Les programmes de fidélité aussi passent dans la moulinette de la réduction des coûts. A quelques semaines d'écart, Lufthansa et Air France-KLM ont annoncé un changement des règles de leurs programmes et la mise en pratique d'un principe qui fait tache d'huile dans l'aérien : les Miles sont désormais attribués non plus en fonction des kilomètres parcourus mais du prix payé par le passager. Le nouveau barème est entrée en vigueur le 12 mars 2018 chez Lufthansa et le 1er avril 2018 chez Air France-KLM.

Air France vante "plus de simplicité et de souplesse dans l'utilisation du programme, un barème de gains plus clair et plus de choix dans l'utilisation des Miles". En fait de simplicité et de souplesse, Air France oublie de préciser que l'attribution des Miles est nettement moins généreuse qu'auparavant. De même, le programme Flying Blue dédié aux jeunes est purement et simplement supprimé. La simplicité et la souplesse ont bon dos !

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