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Aérien

Les aéroports français appellent l'État à l'aide


Publié le : 27.05.2020 I Dernière Mise à jour : 27.05.2020
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Les aéroports français, qui se disent aujourd'hui « en péril », ont demandé l'aide de l'État pour garantir leur « pérennité ». I Crédit photo ©Adobe Stock

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  • Brice Lahaye (avec AFP)

Avec un trafic aérien presque totalement à l'arrêt depuis le début de la crise sanitaire, les aéroports français craignent pour leur avenir. Fragilisés, ils en appellent à l'aide de l'État.

Le gouvernement volera-t-il à leur secours rapidement ? Les aéroports français, qui se disent aujourd'hui « en péril », ont demandé l'aide de l'État pour garantir leur « pérennité » à travers le prolongement des mesures de chômage partiel et la prise en charge par l'Etat du coût des missions de sûreté et de sécurité, a annoncé lundi l'Union des aéroports français (UAF).

« Avec les avions de la quasi-totalité des compagnies aériennes cloués au sol, de nombreux aéroports sont aujourd’hui totalement fermés au trafic commercial. En l’absence de recettes, ces aéroports doivent néanmoins faire face à des coûts fixes très importants. Les équilibres économiques des aéroports sont donc clairement fragilisés et leur pérennité menacée », explique-t-elle dans un communiqué.

Le redémarrage du transport aérien en jeu

Face à ce constat alarmant, l'organisation dit avoir adressé deux demandes auprès des pouvoirs publics. D'abord celle de pouvoir continuer à bénéficier des taux actuels de prise en charge par l’État du chômage partiel au-delà du 1er juin. « Le recours par les aéroports (à plus de 80% de leurs salariés) au dispositif du chômage partiel a été en effet un outil de préservation des trésoreries et des emplois ainsi qu’un soutien efficace pour faire face à cette crise inédite. Or, la reprise du trafic aérien sera lente, progressive et partielle », note-t-elle.

Ensuite, celle d'assumer sur le budget de l'État le coût du déficit de financement 2020 des missions régaliennes de sûreté et sécurité aéroportuaires, estimé aujourd'hui à 500 millions d'euros. « En l’absence de trafic, les aéroports doivent aujourd’hui faire face à l’impasse financière engendrée par les besoins de financement de ces missions en 2020, aggravée par le versement seulement partiel aux aéroports des montants dus au titre de la taxe d’aéroport pour le mois de février », précise l'organisation.

Sans ces réponses rapides du gouvernement, l'avenir des aéroports pourrait être impacté durablement. Et, intrinsèquement, le trafic. « Les difficultés de trésorerie des aéroports ne permettront plus d’assurer dans les prochaines semaines le paiement des sociétés de sûreté, et par conséquent le redémarrage du trafic. C’est donc bien la question du redémarrage du transport aérien qui est en jeu », martèle l'UAF.

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