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Quand les stations de ski changent de job


Publié le : 08.01.2018 I Dernière Mise à jour : 09.01.2018
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  • Manon Gayet

Le réchauffement climatique réduit l'enneigement des stations d'année en année, notamment à basse altitude. Certaines ont entamé leur diversification.

A la montagne, les saisons hivernales se suivent, mais ne se ressemblent pas. Les vacances de Noël viennent de s’achever et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu de la neige. La tempête Eleanor a même cloué dans les vallées les vacanciers du fait du risque très élevé d’avalanches... L'hiver 2017-2018 fait toutefois figure d'exception. Selon l’Observatoire du changement climatique estime que la quantité de neige a diminué de 30 % dans les Alpes en 30 ans. En-dessous de 2 000 mètres, et plus encore, sous la barre des 1 500 mètres, les stations de ski sont menacées à terme, faute d’enneigement nécessaire. Certaines amorcent donc leur diversification, voire même leur reconversion, malgré le développement des canons à neige.

Comme le rapporte nos confrères du Monde, les stations iséroises de Chamrousse (1 650 m pour la plus baisse) prévoient d’accueillir un centre de balnéothérapie et des hôtels 3 et 4*, capables d’accueillir une clientèle loisirs et d’affaires, d’ici à 2030. D’autres abandonnent progressivement leurs activités hivernales, comme Saint-Pierre-de-Chartreuse (1 700 m au plus haut de la station), qui n’ouvre plus sa télécabine principale que le mercredi et durant les vacances scolaires. La station est désormais davantage connue pour son trail (course en plein air).

L'été (re)devient la nouvelle saison-phare de la montagne

Mais la tendance dominante pourrait bien être la mise en valeur de l’offre estivale, comme dans la station de Drouzin-le-Mont, en Haute-Savoie (1 200 m), qui a cessé l’exploitation de ses remontées mécaniques dès 2013. "Les stations de moyenne-montagne n’ont pas d’avenir dans 10 ou 15 ans en raison du changement climatique", avait alors déclaré le sous-préfet de Thonon-les-Bains. Depuis, habitants et vacanciers peuvent s’adonner aux joies du ski de fond et des raquettes l’hiver, mais aussi du VTT et de la randonnée l’été. Une tendance de fond largement étayée par la conférence d’ouverture de Top Résa en septembre dernier, intitulée "Les vacances au ski sont mortes, vive les vacances à la montagne".

"Les stations de ski veulent toujours de positionner l’hiver pour bénéficier de la haute saison à Noël, mais aussi de plus en plus au printemps, avec le Printemps du Ski", explique Jean-Marc Silva, directeur de France Montagnes. Elle aura lieu cette année à partir du 20 mars prochain et mise certes sur la glisse mais aussi sur les activités après-ski. Surtout, les stations doivent chercher à équilibrer les recettes entre hiver et été selon la directrice déléguée générale de la Compagnie des Alpes, Agnès Pannier-Runacher : "L’activité est équilibrée [entre les deux saisons] à Chamonix grâce à l’Aiguille du Midi. L’été à Tignes et aux Deux Alpes produisent 2% du chiffre d’affaires de la Compagnie." Et les montagnes françaises ont du potentiel puisqu’il s’agit de la deuxième destination estivale des Français d’après Patrick Illiano, directeur immobilier et développement de Belambra Club. "51% des nuitées à la montagne sont enregistrées de juin à septembre." De quoi réfléchir à l’avenir des stations tricolores.

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