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Le Point marché de Patrick Gautier : comment investir en 2026


Publié le : 05.01.2026 I Dernière Mise à jour : 05.01.2026
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Auteur

  • Patrick Gautier

« Il faut investir en Actions, il y a un potentiel de hausse mais la diversification est recommandée »

Pour ce premier point marché de l’année, je ne vais pas faillir à deux traditions. La première est de faire un point sur l’année écoulée, et la seconde est bien évidemment de vous présenter mes vœux. Aussi, en mon nom, mais aussi au nom de mon binôme, Julia, avec qui nous formons une équipe pour vous accompagner et vous conseiller tous les jours, sans oublier toute l’équipe du back office de Valoria, et plus particulièrement Céline, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2026 !

Petit retour sur la performance en 2025 :

L’année 2025 n’a pas été De tout repos. Les craintes sur le secteur de la tech ont hanté les investisseurs, tandis que les vents contraires de la politique commerciale américaine n'ont pas fini de souffler.

L'indice phare de la côte américaine, le S&P 500, a bondi de 17% depuis janvier, à presque 6900 points et le Nasdaq, qui rassemble les valeurs technologiques, de 21%.

En Europe, le Stock 600 paneuropéen a pris pour sa part 17% tandis que le CAC 40 hexagonal a affiché un gain de l’ordre de 10%.

La palme revient toutefois à l'indice japonais Nikkei 225 qui s'est envolé de 26% en un an.

Du côté des cryptos, l’année a été mouvementée. Portée par une administration américaine pro-crypto, le Bitcoin a franchi la barre des 125 000 dollars début octobre, avant de chuter sur le dernier trimestre, pour terminer l’année en repli d’environ 7%.

Petit retour sur la volatilité :

Si les droits de douane, de Donald Trump, ont fait craindre le pire pour la croissance mondiale, au printemps, l’année 2025 se termine donc bien. Mais rappelons-nous, Le 2 avril, Donald Trump a sidéré la planète en révélant une série de droits de douane ciblant les adversaires comme les alliés des États-Unis. Le crack a été instantané. Entre le 1er et le 8 avril le S&P 500 avait plongé de presque 12% et le Nasdaq avait dégringolé de presque 6% en une seule séance.

Petit retour sur la macroéconomie :

Les Etats-Unis ont affiché une croissance solide, avec l’IA comme principal moteur. L’Europe a bien résisté tandis que la Chine devrait atteindre son objectif de croissance de 5%. L’environnement macro reste soutenu par des banques centrales accommodantes. Bank of America a recensé 157 baisses de taux en 2025.

La Fed a baissé ses taux trois fois en fin d’année, et la BCE quatre fois au cours du premier semestre. En revanche, la Banque du Japon est dans une dynamique opposée. Elle a remonté les taux deux fois en 2025 dans une logique de normalisation de sa politique monétaire.

Les baisses de taux des banques centrales ont favorisé la performance des obligations (qui montent lorsque les taux baissent). L’indice de référence de Morningstar qui suit les obligations d’Etat et investment grade a affiché une hausse de 7,3%, soit la meilleure année depuis 2020.

Petit retour sur les devises :

En 2025, le dollar a démontré qu’établir des prévisions sur les devises s'avère extrêmement périlleux. Il y a tout juste un an, nombre de bureaux d'études et de banques voyaient la monnaie américaine malmenée encore l'euro en 2025. À l'époque, le billet vert avait signé une nette progression face à la devise de la zone euro en 2024 et le taux de change s'élevait autour de 1,04 $ pour 1€.

En raison, notamment, des futurs surtaxes douanières prévues par Donald Trump, alors président élu, les analystes voyaient le dollar gagner du terrain face à l'euro. Parmi les rares exceptions, Bank of America pensait que l'euro se redresserait pour atteindre 1,10 dollars à fin décembre 2025.

In fine, tout le monde a eu tort. L'euro a malmené le dollar en 2025 s’adjugeant 13,4% selon Deutsche Bank. Au-delà de l'euro, la monnaie américaine a plongé face à l'ensemble des grandes devises internationales. L'indice DXY qui mesure la performance du dollar face à un panier de grandes monnaies a abandonné 9,4% sur l'ensemble de l'année.

En 2025, le dollar a démontré qu’établir des prévisions sur les devises s'avère extrêmement périlleux. Il y a tout juste un an, nombre de bureaux d'études et de banques voyaient la monnaie américaine malmenée encore l'euro en 2025. À l'époque, le billet vert avait signé une nette progression face à la devise de la zone euro en 2024 et le taux de change s'élevait autour de 1,04 $ pour 1€.

En raison, notamment, des futurs surtaxes douanières prévues par Donald Trump, alors président élu, les analystes voyaient le dollar gagner du terrain face à l'euro. Parmi les rares exceptions, Bank of America pensait que l'euro se redresserait pour atteindre 1,10 dollars à fin décembre 2025.

In fine, tout le monde a eu tort. L'euro a malmené le dollar en 2025 s’adjugeant 13,4% selon Deutsche Bank. Au-delà de l'euro, la monnaie américaine a plongé face à l'ensemble des grandes devises internationales. L'indice DXY qui mesure la performance du dollar face à un panier de grandes monnaies a abandonné 9,4% sur l'ensemble de l'année.

L’inflation globale devrait, selon nous, revenir en deçà de la cible de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE), mais les anticipations à moyen terme devraient rester stables, permettant ainsi à la BCE de maintenir le statu quo.

Enfin, le conflit entre la Russie et l’Ukraine reste une source de préoccupation, mais les perspectives de croissance pourraient s’améliorer en cas de cessez-le-feu et de reconstruction.

Mais concrètement que faut-il faire ?

Il faut investir en Actions, il y a un potentiel de hausse mais la diversification est recommandée. Les États-Unis restent le moteur principal. Les analystes attendent une croissance des profits de 7 % pour le S&P 500, soutenue par les baisses de taux de la Fed. Les valorisations sont élevées (23x les bénéfices), mais l’histoire montre que cela ne suffit pas à stopper un marché haussier, surtout si l’IA tient ses promesses.

Le Japon et l’Europe représentent des opportunités attractives, avec une reprise de la croissance des bénéfices au Japon et un soutien des politiques publiques.

Le secteur technologique chinois innove fortement, la croissance bénéficiaire attendue est de 37 % en 2026, et les valorisations restent attractives.

Mais comment se couvrir en cas de mauvais scénario ?

La première règle, bien connue pour se couvrir contre les risques de marché, est d’adopter une approche diversifiée. La détention de liquidités, en quantité suffisante, peut également éviter des ventes forcées sans oublier que les obligations de qualité, qui offrent des rendements attrayants, peuvent permettre de protéger les portefeuilles.

Mais, les stratégies, assorties de mécanismes de préservation du capital, permettent de limiter les risques de baisse, tout en offrant une certaine participation à la hausse. Si leur performance peut être restreinte lorsque les marchés sont en forte hausse, elles n’en atténuent pas moins les pertes maximales et contribuent à préserver les avoirs sur le long terme. La substitution d’une partie de l’exposition directe aux actions par de telles stratégies peut renforcer la résilience des portefeuilles face à la volatilité et aux chocs. Cette classe d’actif, les produits structurés, reste pour nous à privilégier en 2026.

Enfin, une allocation aux produits alternatifs peut renforcer la diversification. En 2026, les hedge funds devraient, selon nous, bénéficier de leur faible corrélation avec les actions, de la forte dispersion des performances et du regain de l’activité de fusions et acquisitions.

Conclusion :

Le fil directeur de ces points marchés est la macro-économie. En effet, en tant que conseil en gestion de patrimoine, notre métier est d’analyser les décisions politiques, économiques, juridiques et fiscales afin de vous apporter les meilleurs conseils. Nous vous parlons bien sûr des entreprises, des sociétés, des entrepreneurs, mais plus généralement lors de nos échanges directs.

Aussi, en guise de conclusion, je vous propose de faire un rappel sur les grands principes économiques afin d’apporter un éclairage sur les perspectives boursières de 2026.

L’économiste établit que le libre-échange, en faisant baisser les prix, améliore le pouvoir d’achat de tous. Il indique également que le protectionnisme, en empêchant la concurrence, avantage certains secteurs. L’économiste considère que son rôle est de concevoir les politiques qui améliorent la situation globale de la population. Le protectionnisme est celui qui choisit de favoriser une partie de la population au détriment de l’autre, choix qui, n’étant pas justifiable économiquement, trouve d’autres justifications : politiques, éthiques ou religieuses.

Il y a 4 principes universels en économie :

L’homme agit toujours par intérêt

La population n’est jamais trop nombreuse car les mécanismes de marché par l’augmentation des prix des denrées devenues rares conduisent les hommes à réagir : soit en augmentant la production, soit en ayant recours à une production de substitution, soit en engageant un autocontrôle de la démographie

L’économie est soumise au principe que le coût marginal est croissant

La productivité est croissante

 

Mais souvenons-nous … 2020… nous sommes restés chez-nous 55 jours suite au premier confinement et l’activité économique française s’est contractée de 7.9%.

Notre ratio de la dette publique au PIB est passé de 91% en 2012 à 111% à fin 2023.

En fait, depuis 2012 les problèmes économiques ont évolué sans changer profondément. Le chômage est moins central qu’il pouvait l’être dans les grandes économies, mais les interrogations sont plus présentes que jamais sur l’évolution du travail, sur les conséquences des nouvelles technologies, sur la panne relative dans l’évolution de la productivité.

Mais revenons en 2012, au moment de la « crise grecque ». En juillet 2012, la BCE annonce après l’accord du sommet des dirigeants de l’Union Européenne qu’elle rachètera les dettes des Etats membres pour éviter qu’ils ne fassent banqueroute. C’est Mario DRAGHI, alors président de la BCE qui lance cette formule « whatever it takes » - en français le « quoi qu’il en coûte ».

Dans ces conditions, certains soutiennent que finalement le meilleur moyen de traiter le problème de la dette publique est de l’ignorer…. Mais la dette publique est la somme des déficits accumulés, c’est-à-dire des dépenses non financées par les impôts. La question de fonds est donc de savoir si un Etat peut vivre durablement en dépensant plus qu’il ne collecte. N’oublions pas que l’homme agit toujours par intérêt et que le meilleur impôt demeure celui que paient les autres.

Le courant Keynésien revendique qu’en augmentant les dépenses publiques, donc la demande publique, on obtient un surcroît de production équivalent à l’augmentation des dépenses publiques. La logique de ce raisonnement est qu’au niveau d’un pays on ne dépense pas parce qu’on est riche mais on devient riche parce qu’on dépense.

L’Etat s’il dépense c’est pour lui et ses agents mais aussi pour calmer la population en essayant de répondre à ses attentes. Mais l’Etat doit aller plus loin que la simple satisfaction de certains services. Comme le soulignait François Quesnay (1694-1774) le roi a intérêt à ce que le paysan soit riche, puisque la richesse du paysan est à l’origine de sa richesse propre.

La croissance économique demeure donc un des objectifs premiers de la politique économique et la croissance repose sur la diffusion du progrès technique par le biais de l’investissement. L’investissement est donc au centre de la croissance, ce qui fait de l’entreprise, qui en est le vecteur, l’acteur principal de l’enrichissement.

La croissance nécessite donc un état d’esprit et n’est possible que dans un environnement culturel favorable, qui encourage le risque et reconnait les fonctions entrepreneuriales au même titre que les fonctions publiques ou artistiques.

Au début du XIXème siècle, David RICARDO, divise la société en 3 classes économiques. Le propriétaire rentier, qui jouit d’un revenu la rente – sans fournir de travail en regard et qui bénéficie en général d’un héritage. Il incarne le passé.

Le travailleur qui n’a que son travail et vit dans l’immédiateté – c’est l’homme du présent.

Le capitaliste, qui investit, qui sur le plan agricole apporte la semence, ne sait pas ce que sera la récolte, il prend le risque, il crée le futur, il est l’avenir.

Vous comprenez donc pourquoi, nous vous conseillons d’investir en Actions, avec les Etats-Unis comme moteur principal et que nous privilégions toujours les produits structurés.

Julia et moi vous souhaitons une très belle année 2026 et sommes à votre entière disposition.

Patrick Gautier

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