À l’occasion de son Assemblée générale annuelle organisée ce mercredi 6 mai à Paris, l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM), qui rassemble une centaine de stations réparties sur l’ensemble des massifs français, a renouvelé sa gouvernance.
Photo de gauche à droite :
- Patrick Lévrier, Maire de Lélex et Vice-président de l’ANMSM pour le Jura
- Alain Luneau, Maire de Font-Romeu et Vice-président de l’ANMSM pour les Pyrénées
- Alexandra Butel, Maire du Dévoluy et Vice-présidente de l’ANMSM pour les Alpes du sud
- Jean-Luc Boch, Maire de la Plagne Tarentaise et Président de l’ANMSM
- Mylène Agnelli, Maire d’Isola et Trésorière de l’ANMSM
- Jean-Yves Pachod, Maire de Courchevel et Vice-président de l’ANMSM pour les Alpes du nord
- Thomas Gion, Maire de Gérardmer et Vice-président de l’ANMSM pour les Vosges
- Arnaud Mathieu, Maire de Villard-de-Lans et Secrétaire Général de l’ANMSM
Le Vice-président de l’ANMSM pour le Massif Central, Lionel Gay (Maire de Besse-et-Saint-Anastaise) n’a pas pu être présent à l’AG.
Réélu président, Jean-Luc Boch a présenté les grandes orientations de cette nouvelle mandature en présence de Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, ainsi qu’Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Alpes 2030.
L’ANMSM souhaite désormais concentrer son action autour de plusieurs enjeux majeurs :
- accélération de la rénovation immobilière
- évolution des mobilités
- adaptation des finances locales
- préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030
- et renforcement de la cohésion entre les stations de montagne françaises
Une gouvernance renouvelée pour défendre les territoires de montagne
Maire de La Plagne Tarentaise depuis 2014, Jean-Luc Boch poursuivra son engagement à la tête de l’ANMSM aux côtés d’Arnaud Mathieu, secrétaire général et maire de Villard-de-Lans, ainsi que de Mylène Agnelli, trésorière et maire d’Isola.
Cette équipe continuera de représenter les communes supports de stations auprès des pouvoirs publics afin de défendre les spécificités liées à l’activité touristique en montagne.
« Cette nouvelle mandature s’ouvre dans une période charnière pour la montagne française. À l’approche de l’élection présidentielle, nous devons faire entendre la réalité des stations de montagne et les remettre au cœur du débat national.
Nos stations ne sont pas de simples destinations touristiques. Ce sont des territoires de vie, des bassins d’emploi, des économies qui font vivre des centaines de milliers de personnes et qui structurent une grande partie de nos massifs.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 représentent aussi une opportunité historique de faire rayonner la montagne française.
Nous devons être au rendez-vous en matière d’hébergement, de mobilité et d’accessibilité. Défendre les communes support de stations, c’est défendre des territoires qui investissent, qui innovent, mais qui attendent aussi des règles claires et des moyens à la hauteur.
Nous avons des priorités qui appellent désormais des actes : la rénovation de l’immobilier, la mobilité, les finances locales. »
Jean-Luc Boch poursuivra également sa mission de président de France Montagnes, organisme chargé de la promotion des stations françaises en France et à l’international.
Préparer les jeux olympiques d’hiver 2030
Dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030, l’ANMSM entend placer les enjeux de la montagne au centre des réflexions nationales. L’association souhaite transformer cet événement en levier durable pour l’ensemble des territoires concernés.
Dès la phase de candidature, l’ANMSM avait mobilisé plus d’une centaine de stations afin de porter la voix des maires auprès du Comité International Olympique.
Les élus identifient désormais 3 chantiers prioritaires afin de garantir un héritage concret pour les stations de montagne.
Rénover l’immobilier touristique et moderniser les accès
La première priorité concerne la rénovation de l’immobilier de loisir à l’horizon 2034. La loi Le Meur impose en effet aux meublés touristiques déjà existants une mise en conformité avec le DPE d’ici cette échéance.
Face à cette transformation majeure, l’ANMSM réclame des dispositifs d’accompagnement concrets afin de préserver l’attractivité des destinations montagnardes. Sans soutien massif des pouvoirs publics, de nombreux logements risqueraient de disparaître du marché locatif, fragilisant directement l’économie locale, l’emploi et la vie des stations.
L’association souhaite également faire évoluer la mobilité afin d’en faire un pilier du développement durable en montagne. Les maires demandent des engagements renforcés de la part de l’État, des régions et des opérateurs ferroviaires pour améliorer l’accès aux stations.
Cette dynamique passerait notamment par une meilleure valorisation des trains directs et des trains de nuit, le développement des solutions multimodales du premier au dernier kilomètre ainsi qu’une promotion des départs hors périodes de forte affluence.
Des ressources adaptées aux réalités des stations
L’ANMSM alerte également sur la pression croissante qui pèse sur les finances locales. Entre hausse des charges, entretien des infrastructures, réduction des crédits du Fonds vert et disparition de la taxe d’habitation, les communes touristiques doivent composer avec des moyens de plus en plus limités.
L’association demande une reconnaissance plus forte des contraintes spécifiques liées aux stations de montagne ainsi qu’un fléchage d’une partie des ressources vers les communes touristiques. L’objectif vise à maintenir la qualité des services proposés aux habitants tout en soutenant les investissements nécessaires à l’attractivité et à l’adaptation des territoires.
La péréquation représente également, selon l’ANMSM, un outil indispensable pour accompagner les communes confrontées à des charges particulièrement élevées.
Une montagne ouverte à de nouveaux modèles touristiques
Lors de cette Assemblée générale, l’ANMSM a également adopté une évolution de son règlement intérieur afin de fédérer plus largement les territoires de montagne.
Si les activités hivernales conservent une place centrale, les stations développent désormais une offre touristique diversifiée tout au long de l’année. Désormais, toute commune support de station pourra adhérer à l’association, qu’elle propose des activités liées au ski ou d’autres pratiques sportives destinées à dynamiser l’économie touristique locale.
À travers cette évolution, l’ANMSM réaffirme sa volonté de représenter l’ensemble des stations françaises autour d’une vision élargie de la montagne, été comme hiver.
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