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Groupe hôtelier Maranatha : quel avenir pour les salariés ?


Publié le : 12.10.2018 I Dernière Mise à jour : 12.10.2018
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Le rachat des Hôtels et Résidences du Roy s'est avérée difficile pour le groupe hôtelier Maranantha. Ici, l'une des suites de La Résidence du Roy à Paris. I Crédit photo Hôtels et Résidences du Roy

Auteur

  • Bruno Courtin

Cinq candidats, dont trois majeurs, restent en lice à quelques jours de la décision du Tribunal de commerce de Marseille pour la reprise du groupe en redressement.

Sur la piste de la dernière ligne droite qui va s’achever par l’attribution du groupe hôtelier Maranatha, on trouve trois repreneurs de taille et de nature différentes : le fonds Colony Capital associé au groupe Accorhotels, le fonds Tikehau Capital associé au Groupe de l’Hôtellerie, et enfin, l’Alliance entre les fonds Apollo et 123 IM et le groupe hôtelier Paris Inn.

Pour mémoire, le groupe Maranatha, fondé par Olivier Carvin, s’est constitué grâce à des montages financiers associant l’investissement de partenaires privés (plus de 6 000 personnes) et le recours à la dette bancaire. La gestion des établissements devait permettre le remboursement de la dette et dégager ainsi une plus-value conséquente pour les investisseurs au terme des 7 années d’existence du "véhicule d’investissement".

Deux phénomènes majeurs ont enrayé cette belle mécanique, les résultats de gestion fortement affectés par la série d’attentats, touchant les établissements parisiens et de la Côte d’Azur, et la difficile digestion d’une prise de guerre prestigieuse, les Hôtels du Roy, au nez et à la barbe des fonds d’investissement les plus actifs. Devant l’impossibilité de faire face aux échéances financières, le groupe a été placé en redressement judiciaire avec une cession engagée vers de nouveaux repreneurs.

Méfiance des salariés de Maranatha Gestion Hôtelière

La valeur du portefeuille des établissements, estimée au meilleur moment autour de 800 millions d’euros, fait l’objet de proposition de reprise actuellement plus proche des 500 millions. Les actionnaires des différentes sociétés propriétaires doivent faire face à une perte de près de 50% de leur capital investi. L’autre dimension du dossier est la reprise de la société de gestion Maranatha et de ses 110 salariés, qui font tourner encore à ce jour la machine opérationnelle et commerciale.

Elle fait l’objet de toute l’attention de ce personnel, qui ne sait plus trop à quelle sauce il va être mangé. Certes, les trois propositions des "finalistes" incluent la reprise de Maranatha Gestion Hôtelière et de ses salariés, mais rien n’indique que cette reprise serait permanente ou complète sur la durée, à l’exception sans doute du projet Alliance.

Les représentants des investisseurs floués et les instances représentatives des personnels ont clairement manifesté leur méfiance à l’égard des projets Colony/Accorhotels et Tikehau/LGH, et indiqué leur préférence pour le projet Alliance, financièrement mieux disant et garantissant la pérennité de la société de gestion.

Verdict de la justice dans quelques jours

Seront-ils entendus ? C’est la question qui sera tranchée dans quelques jours avec des conséquences diverses. Les actionnaires actuels ont clairement fait savoir que si leur préférence n’était pas prise en compte, ils s’opposeraient par toutes les voies possibles aux plans de continuation des nouveaux propriétaires. Cette opposition conduirait inévitablement à un démembrement par vente "par appartement" des fleurons et autres propriétés du groupe.

La survie de la société de gestion serait alors menacée puisqu’elle n’aurait plus la même utilité. L’un des avocats des investisseurs plaignants, Philip Pechayre, du cabinet Goethe, insiste auprès des candidats à la reprise, et indirectement auprès du tribunal, sur la nécessaire collaboration entre repreneur et investisseurs anciens : "(...) Si la solution retenue par le tribunal n’est pas satisfaisante, mes clients qui représentent la majorité dans la quasi intégralité des hôtels s’y opposeront !" Avec une centaine d’emplois dans la balance.

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