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Evénement

Sophie Jovillard (Échappées belles) : « À ma façon, je suis agent de voyages »


Publié le : 11.10.2019 I Dernière Mise à jour : 11.10.2019
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La rédaction a rencontré l'animatrice d'Échappées Belles, Sophie Jovillard, à la fin de l'été. I Crédit photo © Julien Paquin / Tour Hebdo

Auteur

  • Manon Gayet, avec Marie Poirier

Elle sillonne le monde depuis 14 ans pour l’émission Échappées belles (France 5). Et donne envie aux téléspectateurs de voyager. Sophie Jovillard se sent agent de voyages dans l'âme. Un métier dont la journaliste observe les évolutions, ainsi que celles de l’industrie touristique, en étant aux premières loges avec la Travel Agents Cup.

Tour Hebdo (T.H.) : Pour la septième fois cette année, vous étiez présidente de la Travel Agents Cup (TAC), organisée à l’IFTM depuis 2013. Comment vous êtes-vous embarquée dans cette aventure ?

Sophie Jovillard (S.J.) : Ce devait être une opération spéciale pour une date anniversaire. Thomas Desplanques (l’ancien patron de l’IFTM Top Resa, NDLR) cherchait une idée originale pour valoriser le métier d’agent de voyages. J’ai dit oui tout de suite. On ne voulait pas une remise de prix classique, on voulait challenger les candidats. Les participants ont pris ça vraiment au sérieux, on a eu de super retours. Certains voulaient retenter l’expérience, le gagnant voulait remettre son titre en jeu. Du coup, on en a fait une autre, puis une autre… C’est comme ça qu’on en a fait un événement ! Frédéric Lorin, directeur de l’IFTM Top Resa, a repris le flambeau avec brio et de nombreux professionnels du jury nous sont restés fidèles.

T.H. : Agent de voyages, est-ce un métier dont vous vous sentez proche ?

S.J. : Oui. À ma façon, je suis aussi agent de voyages. Je présente une émission de voyages, j’incite les gens à partir au bout du monde ou au coin de la rue. Je mets en valeur des destinations, des traditions, des savoir-faire, etc. Donc je me sens proche des agents de voyages. Et c’est important de valoriser ce métier parce qu’il ne doit pas disparaître. Internet permet à tous de voyager, de trouver des bons plans, des prix, mais cela ne doit pas être au détriment d’une profession où on a encore besoin d’humain, avec du conseil. Je pense à mes parents qui passent toujours par une agence de voyages, même pour leurs billets de train. Je suis contente qu’il y ait un humain en face d’eux pour les aider. Un jour, ils ont eu un problème de passeport périmé, l’agence ne s’en est pas rendu compte, mes parents non plus. L’agence, très gênée par cette situation, a réorganisé tout leur voyage. Sur Internet, jamais ils n’auraient pu le faire !

T.H. Selon vous, quelles sont les qualités qui font un bon agent de voyages ? Et celles qui permettent de se démarquer à la TAC ?

S.J. : Ce qui me plaît chez les agents de voyages, c’est cette petite touche personnelle, ces anecdotes qui disent : « J’y étais, j’ai trouvé ça sympa ». J’aime quand la préparation du voyage est humanisée. Leur pitch ne doit pas être une énumération de ce qu’on trouve dans un guide, je veux qu’on m’explique comment je vais voyager, où je vais loger, combien de temps je vais mettre pour arriver sur place… Les conseils pratiques de l’agent de voyages sont indispensables. Toujours en prenant en compte les spécificités du client, comme un handicap par exemple. Proposer des alternatives aux sites classiques est également un bon réflexe. J’aime les chemins de traverse. J’aime qu’on me propose des choses que je n’aurais pas trouvées seule.

T.H. : Le métier d’agent de voyages doit évoluer avec la concurrence exacerbée d’Internet. Quelles sont les pistes d’évolution justement ?

S.J. : Les agences souffrent aujourd’hui d’un problème d’image. Il faut essayer de trouver des nouveaux moyens d’entrer en contact avec le voyageur et présenter des alternatives aux grands circuits, en misant sur le voyage en dehors des chemins tout tracés. On veut tous un voyage à part. Il faudrait que cela redevienne tendance d’aller voir l’agent de voyages. Peut-être en changeant l’aspect de ces lieux, en les transformant en des lieux de rencontres. Avec des personnes qui viennent faire des récits de voyages par exemple.

=> Retrouvez l’intégralité de l’interview de Sophie Jovillard dans notre numéro d’octobre (1607)

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