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Economie

Les victimes de Schneider Finance organisent la riposte


Publié le : 01.03.2018 I Dernière Mise à jour : 01.03.2018
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Hier, une vingtaine d'agences lésées par Schneider Finance sont allées à la rencontre de la direction. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet

Les agences de voyages lésées par leur fonds de garantie n'ont pas dit leurs derniers mots. Après avoir rencontré la DGE et la direction de Schneider Brothers hier, elles s’apprêtent à constituer une association.

Cela fait depuis août dernier que ça dure et elles n’en peuvent plus. Depuis 7 mois, les 144 agences de voyages clientes de Schneider Finance sont dans l’attente du dénouement. Car depuis qu’Atout France les a averties l'été dernier que Schneider Finance, qui appartient au groupe britannique Schneider Brtothers, ne disposait plus d’agrément officiel pour travailler en France, c’est le cauchemar pour certaines d’entre elles.

"Elles seraient 70 à avoir été radiées par Atout France", indique un agent de voyages victime de Schneider mais qui, lui, a réussi à être garanti par Altradius. En effet, faute d’avoir pu récupérer par Schneider Finance le montant de leur contre-garantie, dépôt qui varie entre 20 000 et 150 000 euros, certaines n'ont pas pu adhérer à un nouveau fonds de garantie et ont donc été purement et simplement radiées d’Atout France. La date limite était fixée au 15 janvier.

Au total, le préjudice est colossal puisqu’il s’élève à plus de 3 millions d’euros. Plus que lassées de cette situation qui tourne en rond depuis des mois et d’entendre des promesses de remboursement de la part de la direction de Schneider qui n’arrivent pas, elles ont pris le taureau par les cornes et quatre d’entre elles sont allées hier rencontrer le chef du bureau des professions du tourisme et son adjoint à la DGE.

"Nous avons demandé à ce que l’Etat intervienne et on nous a souri", raconte l’un des directeurs d’agence présents. "Pour eux, il s’agit d’un litige commercial. Nous ne pouvons donc rien attendre d'eux pour récupérer notre argent mais ils se disent prêts à assister les personnes en difficultés pour trouver un nouveau garant".  

Faire pression sur les pouvoirs publics

L’après-midi, direction les locaux parisiens de Schneider Finance où une rencontre était prévue avec Philippe Ayme-Jouve, le directeur associé de Schneider Brothers, qui promet depuis des mois aux agences de les rembourser.

"Nous étions une vingtaine d’agences sur les 40 fédérées. Il nous a fait son discours habituel puis nous assuré qu’une première tranche d’un portefeuille d’actions serait vendue d’ici le 15 mars puis une seconde le 31 mars", raconte l’une d’entre elles. "On n’a pas d’autre choix que de le croire".

En attendant, elles ne restent pas les bras croisés et ont décidé de rendre la situation publique en écrivant à Edouard Philippe, Premier ministre et porteur du Conseil interministériel du tourisme et du Plan Tourisme, et à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, en charge du tourisme.

Ils ont également décidé de constituer, dans les prochains jours, une association pour parler d’une seule voix. "Notre objectif est de faire pression sur les pouvoirs publics et de pointer du doigt la responsabilité de l’Etat", explique Karl Gremillet, Pdg de l’agence Europe Tourisme.

"Il faut un fonds pour protéger le secteur et pas seulement le client. Qu’est-ce qui nous garantit qu’il n’y ait pas un autre Schneider chez les autres garants ?", ajoute-t-il.  L’affaire n’est pas encore terminée...

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