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Economie

Le tourisme est prioritaire pour bénéficier d’annulation de charges


Publié le : 10.04.2020 I Dernière Mise à jour : 14.04.2020
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Les entreprises du tourisme et de la restauration seront "prioritaires" pour accéder aux annulations de charges que le gouvernement pourrait concéder. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet

Le gouvernement juge que les entreprises du tourisme et de la restauration sont touchées de plein fouet par la crise sanitaire. Elles pourraient voir leurs charges sociales et fiscales annulées d'ici la semaine prochaine.

Article mis à jour le 14 avril

Une bonne nouvelle se profile pour les professionnels du tourisme qui rencontrent de grandes difficultés à cause de la crise sanitaire. Bruno Le Maire a indiqué vendredi dernier, sur Europe 1, que les entreprises du tourisme et de la restauration seront "prioritaires" pour les annulations de charges que le gouvernement pourrait concéder afin de sauver l'économie française menacée par la crise du coronavirus. 

"Des annulations seront possibles (...) Et le tourisme et la restauration seront des secteurs prioritaires", a-t-il affirmé. Les restaurants notamment, qui ont dû fermer du jour au lendemain sur ordre du gouvernement pour éviter la propagation de l'épidémie, sont "ceux qui prennent le choc de plein fouet", a-t-il souligné.

Pas de date de fin du confinement pour le secteur

Un coup de pouce qu’il a confirmé ce mardi sur BFM TV. "Dès cette semaine, nous allons proposer à l’ensemble des représentants de l’hôtellerie et de la restauration de travailler avec Jean-Baptiste Lemoyne chargé du tourisme pour regarder de quoi ils ont besoin. Si aucun chiffre d’affaires n’est retrouvé, le report des charges doit se transformer en annulation", a-t-il indiqué.

Emmanuel Macron a annoncé hier soir lors de son allocution télévisée le maintien de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants au-delà du 11 mai pour une durée indéterminée mais la mise en place d’un dispositif spécial pour ce secteur. 

L'Umih a d’ailleurs salué, dès lundi soir, la "porte ouverte" du président à "des annulations totales" des charges "qui s'expliquent aisément par les 0 recettes du secteur" même si, pour le syndicat, le prolongement du confinement est "le pire des scénarios possible". 

"Nous saluons l'annonce d'un plan sectoriel pour la restauration, l'hôtellerie, et le tourisme. Nous y travaillons déjà", ajoute l'organisation, regrettant néanmoins "d'être l'un des seuls secteurs sans effet d'horizon".

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères en charge du tourisme, a affirmé mardi midi que "la satisfaction" des parties prenantes au fait que le tourisme ait été identifié spécifiquement par le président de la République était "générale".

"J’ai demandé aux différentes filières leurs idées et plans. Plus les dispositifs seront précisés, plus ils viendront alimenter les réflexions sur la stratégie de déconfinement", a-t-il également indiqué.

Une réunion se tiendra jeudi ou vendredi avec Bruno Le Maire à laquelle seront conviés les représentants de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel ainsi que le bureau de la filière tourisme. Objectif : continuer à soutenir le secteur à court terme à travers le prolongement des mesures de chômage partiel, l’annulation des charges fiscales et sociales, qui "doit prendre effet de façon rapide", mais aussi le maintien des prêts garantis par l’Etat.

Un comité interministériel courant mai pour préparer la relance

"Les prêts garantis par l’Etat au travers de la BPI représentent 1,26 milliard d’euros accordés pour le tourisme, soit 11,45% de l’ensemble des prêts. Ils permettent d’obtenir jusqu’à un quart du chiffre d’affaires de l’année, d’avoir les crédits nécessaires pour passer le cap", a précisé Jean-Baptiste Lemoyne.

Un comité interministériel, qui aura pour but "d’annoncer les mesures de reprise et de relance du secteur" se tiendra également courant mai avec le Premier ministre. "Il est indispensable d’identifier les moyens de financement pour accélérer l’investissement en matière de normes sanitaires", a ajouté le secrétaire d’Etat.

Les établissements devront en effet être prêts à accueillir le public dans les meilleures conditions sanitaires possibles lorsque le confinement sera levé. Une charte, une norme ou un label pourrait être créé dans cet objectif.
 

 

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