
Le président de Bourse des Vols dresse un état des lieux des réservations actuelles et des prochains mois.
Tour Hebdo : Comment se présente le carnet de commande de la rentrée ?
Fabrice Dariot : La rentrée de septembre est difficile, en matière de vols secs. On a vu se conjurer de nombreux facteurs contrariants. Les conditions d’entrée et de séjour sont mouvantes et paralysent en partie la décision d’achat. Auparavant à l’automne, c'était surtout des destinations moyen ou long-courriers qui se vendaient : Extrême-orient, Amérique du nord et Moyen-Orient. Sur ce segment de marché, les restrictions et fermetures de frontières sont encore plus drastiques qu’ailleurs.
Le secteur du voyage d’affaires redémarre timidement, les voyageurs étant surtout des artisans et salariés de PME. Le voyage scolaire est à l’arrêt, tout comme les circuits organisés.
T.H : Que peut-on dire des intentions d’achat de voyages des Français ?
F.D : Dans le marasme et l’incertitude, quelques destinations surnagent : la France métropolitaine, les Antilles françaises, les péninsules italienne et ibérique. Ce sont des destinations rassurantes et offrant une souplesse relative dans l’accueil des français.
T.H : Et les autres pays d’Europe ?
F.D : Les gens voyagent peu au départ des autres pays européens. Prenons un marché proche, sans vols intérieurs, comme le Portugal. Ce marché est aujourd’hui soutenu par les voyages vers ses anciennes colonies : Brésil, Cap-Vert, Acores.
Sur tout le Vieux Contient, les compagnies locales trouvent un relatif second élan dans l’activité cargo, qui était pourtant assez délaissée il y a peu. O tempora, o Mores !
T.H : Il faut rester positif, malgré tout ?
F.D : Plus de 60% des voyageurs prévoient de prendre un vol international au cours des six prochains mois, selon une enquête d’OAG, fournisseur de premier plan de data relatives au transport aérien.