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Destination

Etats-Unis : ce que les Français préfèrent et ce qu'ils aiment moins


Publié le : 06.06.2019 I Dernière Mise à jour : 10.06.2019
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Une cinquantaine de Français (TO, agences, représentants de destination, compagnies aériennes…) sont présents à Anaheim pour le salon du tourisme IPW. I Crédit photo T.B.

Auteur

  • Thierry Beaurepère (à Anaheim)

Le salon du tourisme IPW s’est déroulé en début de semaine à Anaheim, en Californie. L’occasion de faire le point sur l’évolution des ventes et les attentes des Français.

Les Français toujours amoureux des Etats-Unis

L’an dernier, 1,77 million de Français ont visité les Etats-Unis selon les chiffres révélés par le service commercial de l’Ambassade des Etats-Unis (+6%/2017), sur un total de 79,6 millions de visiteurs internationaux (+3,5%). « Les Français vivent toujours une belle histoire d’amour avec les Etats-Unis. Ils font la part des choses entre le locataire de la Maison Blanche et les Américains », s’est félicité Geoffrey Duval, président de l'office de tourisme des Etats-Unis, devant la cinquantaine de Français (TO, agences, représentants de destination, compagnies aériennes…) présents à Anaheim pour le salon du tourisme IPW.

Avec ce nouveau record, la France confirme son 9ème rang des pays émetteurs. Surtout, au sein du Top 10, elle réalise la seconde meilleure croissance et s’installe solidement sur la troisième marche du podium européen, derrière la Grande Bretagne (4,66 millions de visiteurs, +3,9%) et l’Allemagne (2,1 millions, - 0,9%). « Les chiffres du début de l’année 2019 sont encore meilleurs, avec une progression de 9% de janvier à mars, qui a permis à la France de passer pour la première fois devant l’Allemagne », se réjouit Geoffrey Duval.

 

L’émergence de nouvelles destinations

Le trio des destinations préférées des Français restent le même : New York (807 000 visiteurs, +5,2%), devant l’ouest américain en général et la Californie en particulier (473 000 Français, +5,2% pour le Golden State) et la Floride (pas de chiffres officiels). « Notre ambition est de lisser la saisonnalité. Les low cost comme Norwegian, XL Airways ou French Bee qui atterrissent en Californie, avec des petits prix en basse saison, nous aident », explique Murielle Nouchy, directrice de Visit California pour la France.

Elle se félicite aussi des bonnes performances de San Diego, où ont atterri 60 000 Français l’an dernier. De quoi justifier l’ouverture d’un vol direct depuis la France estime-t-elle, qui pourrait doper la fréquentation dans le sud de la Californie, entre San Diego et Palm Springs. Mais la bonne surprise est (enfin !) l’émergence de nouvelles destinations. « Avec plus de 60% de repeaters, les Français veulent désormais découvrir d’autres régions. On constate une forte demande  depuis deux ans pour les états du Sud, la Louisiane mais aussi la Géorgie, le Mississippi ou le Tennessee. A l’Ouest, l’état de Washington et l’Oregon connaissent un engouement croissant », indique Geoffrey Duval.

 

Les circuits accompagnés n’ont plus la cote

Année après année, les circuits accompagnés régressent. Ils représentent un volume d’environ 60 000 passagers par an. « La baisse a été sensible en 2018 et se confirme en 2019 », explique Geoffrey Duval. De plus en plus de Français voyagent individuellement aux Etats-Unis, réservent en direct auprès des compagnies aériennes et des hôtels via les plateformes internet, notamment pour les séjours urbains.

De leur côté, les agences constatent une demande croissante pour les itinéraires à la carte, qu’elles réalisent en direct via des réceptifs francophones qui proposent des produits de plus en plus pointus (Cali’fun a par exemple créé une plateforme proposant des expériences inédites et même du saut en parachute au-dessus du Grand Canyon) ou via les tour-opérateurs obligés de s’adapter. A l’instar de Salaün Holidays qui développe une production individuelle depuis trois ans, avec succès.     

 

Les communications se multiplient

La communication reste un pilier majeur pour développer le marché français. Cette année, le Visit USA Committee poursuit ses efforts : présence à l'IFTM-Top Resa et aux salons du tourisme de Lyon, Paris, Lille et Colmar, workshops à Paris, Lyon et Bordeaux en novembre, grande chasse au trésor dans les rues de Paris le 13 octobre. Et l’association travaille sur un concours de l’éloquence pour 2020.

Longtemps frileuses vis-à-vis du marché français, les régions et villes américaines (de Chicago à New York, du Colorado à l’Oregon, du Wyoming au Tennessee) sont également de plus en plus nombreuses à investir l’Hexagone via des agences de représentation (Express Conseil, Rep & Co, Article Onze, mN’Organisation …).

Récemment encore, la Floride a fait appel à Express Conseil et le Mississippi à Unique Consulting, quand GroupExpression a repris la communication de San Francisco. Parallèlement, Brand USA (en charge du marketing des Etats-Unis) a enfin ouvert une antenne en France en 2018, via Interface Tourism.

L’an dernier, l’organisme a investi 1,8 million de dollars dans notre pays selon son rapport annuel. Pour autant, la France demeure encore le parent pauvre des investissements de Brand USA, qui a dépensé 17 millions de dollars au Royaume-Uni, 15 en Chine, 5,7 en Allemagne et même 5 millions en Inde et 4 au Brésil…     
 

 

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