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Croisière

Christine Bois : "Hurtigruten est aussi spécialiste des pôles"


Publié le : 22.05.2015 I Dernière Mise à jour : 22.05.2015
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I Crédit photo Christine Bois, directrice générale d'Hurtigruten en France, veut faire valoir la légitimité de sa compagnie sur les pôles. ©C.R.

La compagnie norvégienne, récemment rachetée par un fonds d'investissement anglais, compte asseoir sa légitimité sur les croisières d'exploration.

Quand on vous dit Hurtigruten, vous pensez à la Norvège ? La compagnie a bien l'intention que vous pensiez aussi à ses croisières d'exploration et (re)part à la conquête des pôles cette année, en attendant d'accueillir un bateau supplémentaire dans la zone en 2016.

Hurtigruten a fait une belle année 2014, atteignant 19 millions d'euros de chiffre d'affaires pour le bureau français, pour 12 500 clients. Des chiffres en forte hausse par rapport à 2013 (12,3 M€ de CA), mais qui incluent aussi les marchés espagnol et italien, repris par la France en 2014. Selon Christine Bois, directrice générale France de la compagnie, le seul marché français représente tout de même 9300 passagers pour 15 M€ de chiffre d'affaires.

Une hausse qui conforte la compagnie dans ses choix de 2014, notamment celui de se lancer dans l'affrêtement vers sa ligne norvégienne de l'Express Côtier. "Nous avons affrêté pour quatre départs en 2014, et ce fut un tel succès que nous en affrêtons six cette année", se réjouit Christine Bois. Fort de sa légitimité acquise sur la Norvège, Hurtigruten repart désormais à l'attaque sur ses croisières d'exploration des pôles. Résultat, l'année 2015 est à ce jour en avance de 15% sur la Norvège (en réservations) par rapport à 2014, et même de +53% sur les croisières d'exploration.

Créer un "réflexe Hurtigruten"

"Sur la Norvège, il y a un réflexe Hurtigruten, estime Christine Bois : nous devons faire savoir au marché que nous sommes aussi spécialistes des pôles, depuis bien longtemps !" Et de rappeler que dès le lancement de la compagnie, en 1893, des bateaux partaient déjà au Spitzberg… "Nous avons laissé d'autres compagnies parler des pôles à notre place, mais nous avons une vraie valeur ajoutée sur cette destination". Grâce à son nouvel actionnaire, le fonds d'investissement anglais TDR Capital (qui a racheté la compagnie publique en décembre dernier), Hurtigruten a les coudées franches pour envisager l'avenir… et compte bien asseoir sa place en Arctique et en Antarctique.

Ainsi, cet été Hurtigruten ajoute un bateau au Spitzberg, le Nordstjernen, qu'elle affrête pour l'occasion et viendra aux côtés du Fram, qui opère traditionnellement dans la zone. A l'automne 2016, la compagnie retirera même le Midnatsol de la ligne de l'Express Côtier pour le positionner en Antarctique. "Nous triplons notre capacité en Antarctique, tout en restant sur notre créneau : l'expédition nature, que nous faisons depuis 2002", explique Christine Bois, pour qui "la nature et l'exploration, c'est dans l'âme des Norvégiens : notre chef d'expédition, Karin Strand, est une vraie passionnée qui invente toujours de nouvelles idées".

Aujourd'hui, elle voit comme un vrai défi cette reconquête d'une place sur les pôles… il est vrai très bien occupée par Ponant, qui s'en est fait une spécialité sur le marché français. "Aux Etats-Unis, en Chine, quand on parle de croisières polaires les clients pensent à Hurtigruten : il n'y a pas de raison que cela ne soit pas le cas en France !", assure-t-elle.

Au départ d'Ushuaïa ou de Punta Arenas

Proposant des itinéraires au départ d'Ushuaïa vers la mer de Weddell et le cercle polaire Antarctique, mais aussi des itinéraires au départ de Punta Arenas vers les fjords norvégiens, le détroit de Magellan et le Cap Horn, Hurtigruten estime avoir une palette de produits étoffée pour séduire les clients. Reste à s'assurer que sa force commerciale est au point pour former au mieux les agents de voyages : "la formation est notre grand enjeu", reconnaît Christine Bois, qui veut faire partir le plus possible ses équipes et les agents de voyages sur des croisières d'exploration.

"Chez Hurtigruten, on mise vraiment le côté expédition, raconte Christine Bois : on n'hésite pas à ressortir les kayaks si besoin, les canots sont toujours à l'eau pour profiter au maximum. De plus, nous limitons souvent les capacités à 200 passagers, ce qui nous permet (légalement, ndlr) de débarquer dans des endroits où personne ne va."

D'après les chiffres de Clia France, les croisières des pôles sont en hausse de 122% sur le marché français en 2014 : face à une telle hausse de la demande, il y a sûrement de la place pour plusieurs spécialistes…

Caroline Revol

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