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Billet d'humeur

Le clash / le crush : Et si Greta Thunberg faisait (vraiment) bouger les lignes ?


Publié le : 22.01.2020 I Dernière Mise à jour : 22.01.2020
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Et si Greta Thunberg créait vraiment une prise de conscience et surtout un passage à l'action ? I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Thierry Beaurepère

Mercredi, c'est permis ! Thierry Beaurepère est de retour pour vous faire part de son humeur du moment. Et cette semaine, il s'intéresse à Greta Thunberg, la seule activiste suédoise qui a fait de la protection de l'environnement son cheval de bataille. Elle est cette semaine au World Economic Forum à Davos, en Suisse...

Il y d’abord eu Greta boude et reste à la maison parce que l’avion, c’est pas bien ! Puis il y a eu Greta prend le bateau pour aller à New York.  Bon, on a oublié de préciser qu’il a ensuite fallu ramener le voilier « zéro carbone » vers l’Europe et que pour l’occasion, plusieurs personnes ont dû prendre l’avion pour les Etats-Unis ! Heureusement, elles ont compensé leurs émissions de CO2, nous sommes rassurés.

Voilà donc aujourd’hui le nouvel épisode des aventures de la jeune militante écologique, Greta prend le train (électrique) pour rencontrer les riches à Davos. 30 heures de voyage depuis la Suède, via Hambourg et Zurich ! Au passage, rappelons que 38% de l’électricité allemande est produite par des centrales à charbon, très polluantes. Peut-être aurait-elle dû transiter par la France, voyager sur nos TGV à électricité… nucléaire. Trêve d’ironie. Et si Greta Thunberg, aussi clivante soit-elle, faisait finalement bouger les lignes, comme personne avant elle ?  

 

Toutes les entreprises promettent d'être plus vertes

D’EDF à Peugeot, les publicités disent nous préparer un avenir en vert. Mais gare au retour de bâton si la promesse n’est pas tenue !  Dans le tourisme aussi, on passe à la vitesse supérieure. Elle n’a plus vraiment le choix et demain, l’entreprise plus verte — comme hier Omo lavait plus blanc — prendra une longueur d’avance. Chaque jour ou presque, un tour opérateur, une compagnie aérienne ou de croisière annonce la mise en place d’un programme de compensation, des investissements pour rendre la planète « green again ».

Tous rappellent aussi que la prise de conscience ne date pas de Greta, tout en reconnaissant que la communication a longtemps fait défaut. A leur décharge, alors que l’on commençait tout juste sa construction il y a trois ans, le Costa Smeralda et sa propulsion au GNL n’intéressait pas grand monde ; et jusqu’à récemment, les membres d’Agir pour un Tourisme Responsable passaient pour de doux utopistes.  

 

Ces VTC qui polluent et embouteillent

Hier, lors de ses vœux à la presse, Anne-Marie Couderc a enfoncé le clou. La présidente d’Air France-KLM, a rappelé que la perception du public avait évolué à une vitesse incroyable, que le développement durable était désormais « une priorité absolue du groupe » — une priorité évoquée lundi dernier dans la presse, à grand renfort de publicité. Encore faut-il que les agences jouent le jeu et orientent leurs clients vers les fournisseurs les plus vert(ueux), mais aussi parfois plus chers. Pas simple !

D’autant qu’il ne faudrait pas faire du tourisme le bouc-émissaire d’un combat légitime, mais qui n’est pas avare en paradoxes. Jusqu’à récemment, on nous a vendu Uber et consorts comme la solution pour désengorger le cœur de nos villes et faire respirer leurs habitants. Mais aujourd’hui, les plateformes sont dans le collimateur d’un regroupement d’ONG car elles intensifieraient le trafic et la pollution. A Paris, les kilomètres effectués par les VTC produiraient autant de CO2 que 250 000 voitures de particuliers !

Et les mêmes qui défendent une planète plus verte refont souvent le monde à la terrasse d’un café, chauffée en hiver par des « grille-pains géants ». Tout aussi ridicule que de climatiser un stade au Qatar ! Car selon le cabinet Carbone 4, le bilan d’une terrasse équipée de braseros équivaudrait à un trajet de 350 km en voiture. Il y a 20 ans, on partageait un verre en salle, sans pour autant être ringard ! Alors à quand le retour du « petit noir » au comptoir ?

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