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Rivages du Monde : « Nous sommes quasiment complets jusqu’à la fin de l’année »


Publié le : 23.04.2026 I Dernière Mise à jour : 24.04.2026
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Auteur

  • Rémi Bain Thouverez

Dans un contexte international tendu, le tour-opérateur Rivages du Monde affiche une dynamique solide. Son président, Alain Soulielle, revient sur les tendances de réservation, le positionnement de la marque et le lancement d’un nouveau bateau sur le Mékong

Tour Hebdo : Comment se portent les réservations chez Rivages du Monde ?

Alain Soulielle : Globalement, elles se portent bien. Nous sommes quasiment complets jusqu’à la fin de l’année, avec un bon niveau de réservations, même si le rythme est légèrement inférieur à celui observé avant certaines tensions géopolitiques récentes. Mais il n’y a aucune vague d’annulations, ce qui est un signal très rassurant.

Pour l’été, notre activité est essentiellement tournée vers l’Europe, où toutes nos croisières rencontrent un franc succès. Et pour l’hiver, nous vendons déjà très bien l’Asie, notamment l’Extrême-Orient : le Mékong, le Laos, l’Inde… Là aussi, je ne constate pas d’impact concret sur la demande, sauf pour l’Égypte.

 

Tour Hebdo : Vous pouvez nous en dire plus ?

Alain Soulielle : Oui, l’Égypte, c’est le seul point de vigilance, mais il est très classique. Cette destination fonctionne toujours de la même manière : dès que la région connaît des tensions, les réservations s’arrêtent net. Mais dès que la situation se stabilise, elles repartent tout aussi rapidement.

Nous avons très bien vendu la destination jusqu’à récemment, sans annulation. Aujourd’hui, la saison est terminée et nous sommes dans une phase d’attente. Cela ne m’inquiète pas particulièrement, car c’est un comportement récurrent sur ce marché.

 

Tour Hebdo : Votre positionnement “luxe abordable” reste-t-il central ?

Alain Soulielle : C’est même notre ADN. Nous proposons des produits premium, mais à des prix qui restent accessibles au regard du niveau de prestation.

Concrètement, nos offres sont entièrement “clé en main” : excursions, boissons, pourboires… tout est inclus. Cela simplifie énormément l’expérience client.

Nous sommes peut-être plus chers que certains concurrents, mais il faut comparer ce qui est comparable : nos clients savent qu’ils n’auront rien à ajouter une fois sur place.

 

Tour Hebdo : Au-delà du confort, vous insistez aussi sur la dimension expérientielle…

Alain Soulielle : Absolument. Notre objectif est que chaque voyageur vive quelque chose qu’il n’aurait pas découvert seul.

Bien sûr, nous incluons les grands sites incontournables, mais nous allons plus loin : rencontres avec des artisans, visites d’écoles, expériences culinaires, moments culturels ou musicaux…

Nous aimons aussi surprendre, avec des moments non annoncés – un pique-nique sur un banc de sable au Laos, par exemple. L’idée est de créer une immersion complète, mêlant culture, rencontres et émotions.

 

Tour Hebdo : Justement vous lancez un nouveau bateau sur le Mékong ?

Alain Soulielle : Oui et c’est un projet très important pour nous. Ce bateau le “Mekong Romance” monte encore en gamme : des cabines d’environ 30 m² – ce qui est rare sur le fleuve –, toutes avec balcon et grandes baies vitrées. Ce produit monte en gamme avec spa, piscine, salons de massage, une bibliothèque et de vastes espaces extérieurs. Le design intégrera aussi une touche locale, pour renforcer l’immersion.

Pour cette croisière, nous avons sélectionné des hôtels plus haut de gamme pour bien positionner cette croisière sur le bon créneau.

 

Tour Hebdo : Comment se portent les réservations ?

Alain Soulielle : Les réservations sont ouvertes depuis plusieurs mois et nous enregistrons un très bon démarrage. Le lancement suscite de l’intérêt et crée une dynamique positive.

La croisière est proposée de la fin septembre à avril, avec près de 28 départs chaque hiver. L’itinéraire, lui, reste éprouvé : nous le proposons depuis une vingtaine d’années, avec des améliorations régulières sur les escales et les expériences.

 

Tour Hebdo : Un dernier mot sur le contexte global ?

Alain Soulielle : Je trouve que les voyageurs font preuve de discernement. Malgré un environnement parfois anxiogène, ils continuent de voyager et de se projeter.

Chez nous, cela se traduit par une activité solide, portée par une promesse claire : des voyages culturels, immersifs, et un luxe accessible, sans compromis sur la qualité.

 

 

 

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