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Comprendre | Le dossier

Distribution - Des réseaux en (bonne) forme


Publié le : 01.11.2019 I Dernière Mise à jour : 23.10.2019
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Des réseaux en (bonne) forme I Crédit photo C.P.

Malgré les grèves et les « gilets jaunes », les ventes en agences ont été au beau fixe l’an dernier. La grande majorité des réseaux affichent des résultats en croissance.

On craignait que les « gilets jaunes » ne viennent ternir la reprise des ventes en agences de voyages l’an dernier, mais cela n’a pas été le cas. Selon le baromètre réalisé par Les Entreprises du Voyage en partenariat avec Gestour et Orchestra, les taux de départs et de réservations ont en effet grimpé en flèche en 2018 par rapport à 2017.

L’ensemble des départs cumulés a enregistré une hausse globale de 3 % en nombre de passagers et de 4 % en volume d’affaires. La tendance des réservations cumulées a fait encore mieux avec une augmentation de 5,5 % du nombre de passagers et de 7 % du volume d’affaires. Autre bonne nouvelle : l’activité a été au beau fixe sur l’ensemble des zones géographiques.

Ces bons résultats se sont confirmés dans les résultats financiers des réseaux. Avec un volume d’affaires en forte croissance, TourCom a passé pour la première fois la barre symbolique des 3 milliards d’euros et le cap des 1 200 points de vente l’an dernier. Le réseau volontaire a su tirer profit de son partenariat avec les réseaux belge Avitour et allemand RTK, dont les agences adhérentes passent par sa centrale de paiement.

Une nouvelle ère pour Selectour

Selectour ne s’est pas pour autant laissé distancer. Le réseau présidé par Laurent Abitbol (également à la tête de Marietton Développement, le premier adhérent de la coopérative) a eu une année 2018 très riche. Les adhérents ont adopté, début avril, le projet Sunrise qui a abouti à la création d’un directoire en charge de voter le budget, de signer les contrats avec les fournisseurs et de gérer la redistribution des commissions. De plus, fin juin, Valéry Muggeo, le patron d’AMA Tourisme, a pris la présidence de la coopérative. Une réorganisation qui vise à faire de Selectour une « vraie entreprise à but lucratif ».

Manor a, lui aussi, réussi à maintenir le cap l’an dernier malgré les grèves à répétition de la SNCF et d’Air France (les deux plus importants incentives du réseau) en stabilisant son volume d’affaires et son nombre d’adhérents.

Et que dire de Leclerc Voyages ? Comme à son habitude, le réseau a fini l’année en croissance de plus de 10 %. Les beaux résultats de l’entité voyage, avec un volume d’affaires moyen d’environ 3,3 millions d’euros par point de vente, incitent même les propriétaires de magasins Leclerc à ouvrir des agences de voyages. Ainsi, huit nouveaux points de vente auront ouvert d’ici à la fin de l’année. Objectif en ligne de mire : atteindre les 200 points de vente. Une première pour le réseau mais aussi une exception dans le paysage de la grande distribution.

Malgré ses efforts, son concurrent direct, Carrefour Voyages, n’a pas réussi à réduire ses pertes en 2018 (elles se sont élevées à plus de 10 millions d’euros). Quant aux agences Fnac Voyages, elles ont définitivement fermé leurs portes le 16 mars dernier, soit un peu plus de six mois avant la faillite du géant Thomas Cook. Un coup de tonnerre pour la profession, qui devrait considérablement assombrir l’embellie économique.

Méthodologie

Les données publiées dans ces classements proviennent des informations transmises par Altares sur la base des codes NAF 7911Z (agences de voyages), 7912Z (voyagistes) et 7990Z (autres services de réservation et activités connexes). Ces classements sont réalisés sur la base des bilans et donc du chiffre d’affaires des entreprises en tant qu’entités juridiques. Pour rappel, deux textes sont venus modifier récemment les obligations de publication des comptes des microentreprises et petites entreprises (composant l’essentiel du parc des entreprises du secteur des agences de voyages).

Ainsi, la loi Hamon de 2014 allège les obligations comptables des microentreprises et des TPE dès l’instant que ce sont des sociétés commerciales. Le texte autorise la présentation simplifiée ou la confidentialité des comptes annuels. Il suffit pour cela de trois conditions : un total de bilan inférieur à 350 000 euros, un chiffre d’affaires inférieur à 700 000 euros et un effectif inférieur à dix salariés.

Cette loi a été renforcée par l’article 213 de la loi Macron du 6 août 2015 qui étend cette mesure aux PME (pour les exercices clos à partir de 2016), sous trois conditions également : un bilan de moins de 4 millions d’euros, un chiffre d’affaires de moins de 8 millions d’euros et un maximum de 50 salariés.

En conséquence, le nombre des bilans d’agences de voyages continue de diminuer (cf. infographie p. 16-17).

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