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Édito

Les TO comme les chirurgiens ?


Publié le : 19.10.2007 I Dernière Mise à jour : 19.10.2007
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Les TO comme les chirurgiens ? I Crédit photo François-Xavier Izenic

Auteur

  • François-Xavier Izenic

Bien sûr, on n’en est pas encore là. Mais chacun se souvient du récent mouvement de protestation des chirurgiens qui, devant les plaintes de plus en plus fréquentes de leurs patients, devaient faire face à une inflation exorbitante de leurs primes d’assurances. Au point d’arrêter d’exercer ou de partir à l’étranger manier le bistouri. Résultat extraordinaire de cette affaire : c’est finalement l’assurance-maladie qui prend en charge les deux tiers du montant de ces primes ! Et après, on s’étonne des déficits des comptes sociaux… Bref, un patron d’un TO gros moyen (ou moyen gros comme on veut) m’expliquait il y a quelques semaines que les primes de sa responsabilité civile allaient passer de 100 000 euros en 2007 à 150 000 euros en 2008. Soit une légère augmentation de 50 % ! Et d’ajouter : « on va payer parce qu’on peut le faire mais je ne suis pas sûr que tous les TO le puissent ». C’est bien connu : à force de trop responsabiliser une profession, on la fragilise. La sévérité des juges et les excès du consumérisme ne laissent désormais que peu de chance au professionnel en cas de poursuite du client (lire aussi pages 10 et 11). Les compagnies d’assurance cherchent donc à la fois à baisser les couvertures et à augmenter les primes. Pour René-Marc Chikli, le président du Ceto, la seule réponse de la profession passe par une mutualisation du risque. Pour lui, c’est vital : « c’est d’abord le moyen indispensable pour que les petits tour-opérateurs continuent de travailler correctement et ensuite, c’est la seule façon d’être sûr d’avoir les assureurs à nos côtés en cas d’évolution défavorable de la jurisprudence ». Il reconnaît néanmoins que « la mutualisation du risque est un sujet sur lequel le Ceto aurait dû aboutir depuis longtemps ». Sans l’avouer, on comprend dans les propos de René-Marc Chikli que tous ses adhérents n’ont manifestement pas encore pris conscience de l’urgence et de la nécessité de cette initiative. A moins, et ce serait plus grave encore, qu’il ne s’agisse de l’expression d’une certaine mauvaise volonté, de peur que les bons payent pour les mauvais. Une chose est sûre : sur ce dossier, le temps ne joue pas en faveur des TO.

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