Le ministre Serge Papin a présenté ce matin à Bercy les résultats prometteurs du tourisme en France l’an dernier en compagnie d’Atout France et de l’ANCV. Au travers de ce bilan touristique 2025, la France reste la première destination mondiale
Les chiffres-clés de ce bilan touristique 2025 :
-102 millions d’arrivées internationales, soit 2 millions supplémentaires par rapport à 2024 : « Nous avons des chiffres historiques, puisque la France n'a jamais dit accueillir autant de touristes », affirme Adam Oubuih. En effet, la France dépasse l’Espagne qui a annoncé 97 millions de touristes étrangers l’an dernier.
-77,5 milliards d’euros de recettes touristiques internationales : un record pour la France puisque ces résultats représentent une hausse de 9% par rapport à 2024 et une croissance de 37% par rapport à 2019. Néanmoins, l’Espagne bat la France en termes de recettes touristiques (105 milliards de recettes) et l’Italie suit en troisième position. Objectif : atteindre les 100 milliards d'euros de recettes d'ici 2030.
-une estimation de 222 milliards d’euros de consommation touristique en 2025 (dernier chiffre officiel selon l’INSEE : 211 milliards en 2023)
« Notre tourisme connaît presque une croissance à deux chiffres, et prouve que la France continue d’attirer, de séduire et de faire rêver le monde entier », se réjouit Serge Papin.
Quid des nuitées l’année dernière ?
-1,6 milliard de nuitées touristiques réalisées en France (marchandes et non-marchandes, domestiques et internationales)
-850 millions de nuitées marchandes observées en France
-743 millions de nuitées internationales (marchandes et non-marchandes)
-La location touristique représente le premier mode d’hébergement marchand (18% des nuitées) des clientèles françaises et internationales
-Les 4 régions du Sud de la France, soit la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, concentrent 51% des nuitées marchandes alors que Paris et l’Île-de-France représentent 17% des nuitées totales en 2025.
-Les régions du nord de la France ont obtenu de meilleures performances en nuitées totales entre 2024 et 2025, notamment les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la Normandie.
Que révèlent les arrivées internationales en France ?
La France reste leader en nombre d’arrivées internationales en 2025. Ses 102 millions d’arrivées internationales l’an dernier représentent une croissance de 13% contre 2019 et de 3% contre 2024.
En complément, la France bénéficie d’un très important flux d’excursionnistes internationaux, majoritairement européens, qui atteint plus de 140 millions d’arrivées.
Les nationalités les plus représentées, c’est-à-dire avec plus de 5 millions d’arrivées, parmi les visiteurs internationaux en France sont :
- L’Allemagne (+9% en 2025)
- La Belgique (en progression en 2025)
- Le Royaume-Uni
- La Suisse
- L’Italie (+5% en 2025)
- Le Pays-Bas (+5% de nuitées en 2025)
- L’Espagne (+5% en 2025)
- Les Etats-Unis (+17% d’arrivées supplémentaires en 2025)
Un autre marché de conquête : l’Asie du Nord avec le Japon atteignant les+7%
Le ministre félicite les acteurs du tourisme et définit quatre priorités stratégiques :
- diversifier les filières (tourisme de santé, mémoriel, œnotourisme, agritourisme),
- simplifier la réglementation (décrets sur camping et locations saisonnières),
- recruter pour combler 61 000 emplois non pourvus (350 000 d’ici 3-5 ans),
- faire du tourisme durable un avantage compétitif majeur
Un portail unique d'aide au départ en vacances
Lors de cette conférence, Alain Schmitt a présenté le nouveau portail développé par l'ANCV pour rendre accessibles les aides au départ en vacances. Mis en ligne hier soir, ce portail recense 22 aides couvrant 1 million de bénéficiaires annuels, issues de multiples organismes : ANCT, ANCV, CNAF, CNSA, DGCS, MPMEPA, DJEPVA, DIPLP, MSA et VACAF.
L'objectif est de permettre à 300 000 familles supplémentaires de partir en vacances, sachant que 4 Français sur 10 ne partent pas actuellement. Le portail s'adresse aux particuliers et professionnels du secteur social. A l’avenir, celui-ci pourrait s’étendre aux collectivités territoriales et aux associations.