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Transport

aérien - XL Airways voit l'avenir en XXL


Publié le : 02.10.2017 I Dernière Mise à jour : 02.10.2017
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La compagnie française mise, à terme, sur la Chine pour développer de nouvelles liaisons. I Crédit photo ©XL Airways/Pedro Aragão

La compagnie française cherche à ouvrir de nouvelles lignes long-courriers tout en continuant à se développer au départ de la province.

A peine les portes de l’IFTM Top Resa fermées, Laurent Magnin a sauté dans un avion pour la Chine. Le patron du groupe qui réunit XL Airways et La Compagnie nous avait fait part dans une interview en mars de ses visées sur l’Asie : "Pour contrer les compagnies du Golfe, nous devons produire des vols non stop à 600 euros." Son voyage en Chine vise à identifier les destinations porteuses, du moins celles souhaitées par les autorités chinoises.

Celles-ci veulent désenclaver les provinces et pas forcément ajouter des vols vers Shanghai ou Pékin, certes très demandées, mais pas par le marché français. N’oublions pas qu’une ville secondaire en Chine compte 10 millions d’habitants, un beau potentiel de voyageurs. Reste à résoudre l’attribution des droits de survol de la Sibérie où passent les routes aériennes incontournables vers l’Asie car le détour par le sud n’est pas rentable. Le climat politique meilleur avec Moscou laisse administrativement quelques espoirs.

Mais les droits de péage de l’ordre de 10 000$ subsistent. Ils sont facturés par numéro de vol, donc multipliés par deux ou trois pour un seul avion quand il est commercialisé en code share. "Ces droits sont scandaleux. Si l’Europe était courageuse, elle procéderait de même vis-à-vis des compagnies russes volant vers l’ouest", demande Laurent Magnin.

Iata, comme les associations européennes de transporteurs ne bougent guère, laissant penser que le statu quo profite à certains. Laurent Magnin propose aussi de refacturer aux administrations de l’aviation civile le coût des grèves des contrôleurs aériens, soit 500 000€ d’indemnisation quand l’aller et retour d’un gros porteur a plus de trois heures de retard...

Développement des liaisons au départ de province

Pour ouvrir de telles lignes vers l’Est, XL Airways devra renouveler sa flotte actuellement de quatre A330 et un cinquième en location saisonnière. Elle devrait être portée à dix appareils de type Airbus A330neo ou Boeing 787-9, pour faire jouer la concurrence. Mais Laurent Magnin s’intéresse aussi au point à point transatlantique entre villes moyennes en Airbus A321neo, un avion qu’il juge "révolutionnaire" par les marchés qu’il ouvre. Dérivé du moyen-courrier A320, il peut transporter 200 passagers sur 7 400 km.

En attendant, XL Airways teste les marchés régionaux français en multipliant les départs de Bordeaux, Brest, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse vers la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion.

Sur dix ouvertures de lignes au programme de cet hiver, neuf relient la province et l’outre-mer à raison d’un vol par semaine par origine-destination. Par ailleurs, le programme de XL Airways privilégie les Etats-Unis l’été et les Caraïbes l’hiver. Mais lors des fêtes de fin d’année, des vols supplémentaires seront toutefois proposés entre Roissy-CDG et New York-JFK du 21 décembre au 8 janvier 2018.

Thierry Vigoureux

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