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Transport

Premier déraillement mortel d’un TGV en France depuis 1981


Publié le : 16.11.2015 I Dernière Mise à jour : 16.11.2015
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Guillaume Pepy, le président de la SNCF, présentant les premiers éléments de l'accident lors d'une conférence de presse hier. ©SNCF I Crédit photo

Une rame faisant des essais de vitesse sur la portion 2 de la LGV Est Européenne a déraillé en Alsace, faisant 11 morts et 37 blessés parmi les équipes de la SNCF.

Un accident d’un TGV d’essai a fait 11 morts et 37 blessés samedi en Alsace, près de Eckwersheim. La rame a percuté un pont avant de dérailler et de finir sa course dans un canal de la Marne au Rhin. Les personnes tuées appartenaient à l’équipe de techniciens et de cheminots présents à bord pour analyser le comportement de la rame à 350 km/h sur cette nouvelle portion de la ligne à grande vitesse Est européenne qui devait entrer en service en avril 2016.

Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête pour "homicide et blessures involontaires". L’analyse des boîtes noires de la rame TGV doit désormais commencer pour essayer de comprendre la catastrophe. C’est la première fois que la SNCF est confrontée à un déraillement mortel d’un TGV depuis la mise en service de ce train en 1981, sur Paris-Lyon à l’époque.

"C'est un choc énorme dans l'entreprise. La priorité absolue va à la prise en charge des victimes, cheminots et accompagnants", a précisé Guillaume Pepy, le président de la SNCF, lors d'une conférence de presse tenue dimanche. "A l'heure actuelle, l'accident est inexpliqué."

La rame aurait quitté les rails "en raison d’une vitesse excessive", a pourtant déclaré Dominique-Nicolas Jane, le directeur de cabinet du préfet d'Alsace. Le conducteur de la rame qui n'a été que blessé a confié pour sa part avoir respecté la vitesse de 176 km/h dans le virage où s'est déroulé l'accident. Deux autres enquêtes sont menées en parallèle avec un audit de la sécurité réalisé par la SNCF, et celle du BEA-TT, le Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre.

La mise en service de la LGV phase 2, de Baudrecourt à Vendenheim (106 km), qui devait mettre Strasbourg à 1h48 de Paris contre 2h20 aujourd’hui, devrait être reportée à une date ultérieure, selon Jacques Rapoport, président délégué du directoire de la SNCF. "C’est la 8e ligne à grande vitesse construite et testée en France, a ajouté Guillaume Pepy. Plus de 200 circulations d’essais techniques de vérification ont été effectuées sur cette ligne depuis fin septembre."
 
Des enfants de cheminots étaient à bord du TGV d’essai



L’accident tragique a par ailleurs révélé la présence dans le TGV d’enfants dont certains ont été blessés. "L'enquête doit déterminer le nombre de personnes présentes dans le train" et combien parmi elles "n'étaient pas habilitées à y être", a déclaré un porte-parole de la SNCF.

Les enquêtes "permettront d'éclairer […] qui sont ces accompagnants, pourquoi ils étaient à bord, dans quelles circonstances ils avaient été admis à monter dans cette rame", a précisé Guillaume Pepy.


S.J. (avec AFP)

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