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Transport

La norme NDC, outil ou contrainte ?


Publié le : 30.10.2015 I Dernière Mise à jour : 30.10.2015
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NDC est censée remettre la compagnie aérienne au cœur de la transaction avec l'agence de voyages. I Crédit photo ©DR

La deuxième journée de l’APG World Connect était consacrée aux tendances de la distribution des produits aériens.

NDC, ces trois lettres intriguent les professionnels de l’aérien autant que d’autres concepts du monde numérique comme le cloud. Pour mieux comprendre l’intérêt de la New Distribution Capability, il faut expliquer comment Iata, l’association internationale du transport aérien qui réunit la quasi-totalité des compagnies aériennes, a été amenée à créer ce nouvel outil de commerce entre agents de voyages et compagnies aériennes.

Le constat est venu de la concurrence des compagnies low cost et de l’observation de leur méthode de commercialisation. Celle-ci repose uniquement sur le Web et fait appel à un langage informatique universel très flexible, le XML.

Tout le réseau de distribution peut ainsi recevoir en quelques secondes des offres promotionnelles, la vente de nouveaux produits en cabine ou de suppléments bagages, etc. C’est en tout cas le discours officiel. De nombreux observateurs considèrent que Iata trouve les GDS trop invasifs et souhaite disposer d’une alternative.

Mieux répondre à l’offre des low cost

Les compagnies aériennes traditionnelles étaient, par ailleurs, incapables d’apporter une réponse tarifaire aux low cost en séparant transport pur des autres services comme les bagages de soute, la réservation de places à bord, la priorité à l’embarquement, etc. Elles étaient privées de la commercialisation via les GDS de ces "ancillary revenues", aujourd’hui si recherchés par les transporteurs pour améliorer la recette unitaire en complément de billets "déshabillés" pour répondre à l’offre des low cost.

En même temps, les agences n’avaient pas accès et ne pouvaient être commissionnées sur ces ventes complémentaires. En effet, les GDS, travaillant avec le langage informatique Edifact datant des années soixante, ne pouvaient pas jusqu’à une date récente offrir facilement quelques-uns de ces services notamment avec photos, vidéos, infographies comme le permet le Web.

Cas pratique, un agent de voyages ne peut proposer à un client membre d’un programme de fidélité un tarif correspondant à son statut car il ne peut avoir accès aux datas de la compagnie sur ce sujet.

NDC intéresse aussi au plus haut point les alliances aériennes qui ont beaucoup de mal à faire communiquer l’informatique de leurs compagnies membres.

"NDC ne court-circuite pas les GDS mais remet la compagnie aérienne au cœur de la transaction avec l’agence de voyages, notamment au niveau du PNR", explique Yanik Hoyles, directeur du programme NDC à Iata, lors de la deuxième journée de l’APG World Connect à Marrakech.

La modification d’une donnée du voyage dans le Passenger Record Number devient beaucoup plus simple et se fait au niveau de la compagnie.

Dans le monde NDC, le GDS ne construit plus l’offre et ne l’agrège plus mais la distribue grâce à des applications en XML, développées également par de nombreux partenaires informatiques. Ces derniers n’ont pas besoin d’investir des milliards comme c’est le cas pour les systèmes mondiaux de distribution mais seulement des millions d’euros, à la portée de nombreuses PME.

18 compagnies ont rallié NDC

Depuis le mois de septembre, NDC est entrée dans une phase opérationnelle avec la publication du premier standard, ce qui permet aux sociétés qui le souhaitent de lancer des développements en sachant que ceux-ci seront opérationnels et non plus expérimentaux. Dix-huit compagnies ou groupes (dont British Airways, Lufthansa, Qatar Airways, American, United) ont rallié NDC.

D’autres s’y préparent en participant aux groupes de travail, à l'image d'Air France-KLM comme l’a déclaré Alexandre de Juniac, Pdg du groupe, lors d’un récent congrès Iata.

Des solutions sont également proposées aux petites et moyennes compagnies aériennes qui n’ont pas les moyens de développement des majors. "Nous avons développé une plate-forme de distribution NDC à laquelle nos clients peuvent accéder sans verser de droit d’entrée mais seulement en payant des coûts variables", indique Sandrine de Saint-Sauveur, Pdg d’APG.

Pour l’agent de voyages, le passage à NDC demandera "de vendre différemment", selon Yanik Hoyles "et permettra d’apporter une plus-value importante au client, grâce à l’accès à de nouvelles offres".

En Australie, 1 000 agences de voyages d’un réseau ont personnalisé leur intranet NDC, ce qui a entraîné une hausse de 30% de la productivité de leurs collaborateurs par rapport au système précédent.

Le déploiement mondial de NDC pourrait durer cinq ans, selon plusieurs observateurs du secteur présents à Marrakech. Le billet électronique, précédent volet du programme "Simplify the business" de Iata, avait demandé dix ans pour se généraliser.

Thierry Vigoureux

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