
L'une des ministres du gouvernement de Boris Johnson a annoncé mardi qu'un accord de sauvetage a été trouvé avec les propriétaires de la compagnie Flybe.
L'annonce a été faite sur Twitter par Andrea Leadsom, ministre britannique des Entreprises, hier. « Ravie que nous ayons trouvé un accord avec les actionnaires de Flybe pour que la société continue à fonctionner et pour s’assurer que les régions britanniques restent connectées », a-t-elle écrit.
Un accord de sauvetage de la compagnie aérienne Flybe a en effet été trouvé avec ses propriétaires, à l’issue de plusieurs jours de discussions pour lui éviter une nouvelle fois de faire faillite. Selon la presse locale, les ministres de Sa Majesté envisagent un report du paiement de la taxe britannique sur les billets d’avion jusqu’à 2023, soit un coup de pouce fiscal estimé à 100 millions de livres (116,5 millions d’euros). Mais pour se conformer aux règles européennes, cette mesure pourrait s’appliquer à l’ensemble du secteur aérien.
Un sauvetage nécessaire
Émus par les difficultés de Flybe, les parlementaires britanniques ont poussé le gouvernement de Boris Johnson à prendre les devants pour trouver un accord. Pour beaucoup, la compagnie est capitale pour assurer le transit dans des régions du pays où il n’existe pas de train à grande vitesse. Sans compter que cette nouvelle banqueroute aurait porté un nouveau coup dur au Royaume-Uni, fortement touché par la faillite du groupe Thomas Cook, qui employait 9 000 personnes, en septembre dernier.
Flybe s’était déjà trouvée au bord de la faillite il y a un an, avant d’être rachetée in extremis par le consortium d’investisseurs Connect Airways, qui comprend la compagnie Virgin Atlantic et les fonds Stobart et Cyrus. La compagnie régionale emploie plus de 2 000 salariés et transporte environ 8 millions de passagers par an vers 170 destinations européennes.