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Aérien

Air France n'est plus à vendre, Alitalia non plus


Publié le : 06.06.2018 I Dernière Mise à jour : 06.06.2018
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La question de la privatisation n'est plus dans l'air pour Air France et Alitalia. I Crédit photo DR

Auteur

  • Didier Forray

Les gouvernements français et italien ont chacun apporté leur soutien à leur compagnie aérienne nationale. Un changement de cap ?

Les compagnies Alitalia et Air France changent-elles d'ère ? En l'espace de quelques jours, on a assisté à une série de rebondissements à propos de l'avenir des deux compagnies aériennes.

Dimanche dernier, alors qu'AccorHotels confirmait son souhait d'entrer dans le capital d'Air France-KLM, le quotidien Les Echos affirmait que l'Etat comptait "régler le cas Air France une fois pour toutes en cédant tout ou partie de ses 14,3 % au capital du groupe franco-néerlandais". De quoi achever le processus de privatisation, après l'entrée en bourse de la compagnie en 1999 et le mariage avec KLM en 2004.

Or si AccorHotels pensait pouvoir faire accélérer les choses avec un petit coup de pression, c'est raté. Sur le plateau de LCI ce matin, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a assuré que "la priorité est un nouveau PDG qui pourra définir la stratégie d'entreprise et c'est à l'aune de cette stratégie qu'on pourra apprécier le projet industriel".

Pas question pour le gouvernement de céder ses parts pour l'instant : les rumeurs d'un gouvernement pressé de vendre font pschitt ! Le PDG d'AccorHotels, Sébastien Bazin, a de son côté calmé le jeu et rassuré les marchés en affirmant au micro de l'agence Bloomberg que "nous n'avons pas besoin d'être un investisseur pour nouer un partenariat".

Un plan national stratégique pour sauver Alitalia

Même retour au point de départ en Italie, avec Alitalia. Rongée par les pertes, la compagnie aérienne avait été placée sous tutelle en mai 2017 puis le gouvernement italien avait lancé une procédure de mise en vente "au plus offrant".

Fin juin 2017, les administrateurs provisoires de la compagnie comptaient même "32 manifestations d'intérêt", dont Lufthansa, British Airways, Delta Airlines, Etihad Airways, easyJet et Ryanair.

Finalement, 3 offres restent aujourd'hui sur le tapis, dont celles de Lufthansa et d'easyJet. La décision devait être rendue fin avril mais elle a été reportée à octobre prochain. Surtout, l'arrivée d'un nouveau gouvernement alliant le Mouvement 5 étoiles et la Ligue remet désormais tout en cause.

Selon la presse italienne, les deux partis populistes veulent conserver "l'italianité d'Alitalia". "L'unique chose que l'on ne doit pas faire est de la brader en petits morceaux : le tourisme est notre pétrole et nous ne pouvons pas ne pas avoir une compagnie nationale forte", a indiqué le leader de la Ligue, Matteo Salvini.

Mieux, un "plan national stratégique" doit être adopté pour sauver la compagnie. En attendant, le nouveau gouvernement italien devra rendre des comptes à la Commission européenne, dans le cadre d'une enquête sur le prêt relais de 900 millions d'euros accordé par l'Etat à Alitalia. Les turbulences risquent d'être encore nombreuses ! 

 

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