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Air France-KLM : les 5 points (positifs) à retenir du bilan de Jean-Marc Janaillac


Publié le : 07.05.2018 I Dernière Mise à jour : 07.05.2018
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Air France-KLM se trouve sans commandant de bord après l'annonce de la démission de Jean-Marc Janaillac, son PDG, vendredi dernier. I Crédit photo ©Wikipedia

Auteur

  • Manon Gayet

Le PDG d'Air France-KLM a annoncé sa démission vendredi dernier, suite au rejet par référendum des augmentations de salaires proposées par la direction.

La zone de turbulence traversée par la compagnie française n'en finit pas. Le PDG du groupe Air France-KLM quittera son poste le 15 mai prochain, tandis que les négociations sont au point mort. La grève se poursuit d'ailleurs aujourd'hui et demain. 

La direction donnée à Air France depuis l'été 2016 par Jean-Marc Janaillac commençait pourtant à porter ses fruits. Démonstration en 5 points.

1- Le retour aux bénéfices

En février dernier, la direction a présenté les résultats du groupe pour l'année 2017 avec, à la clé, un bénéfice d'exploitation d'1,488 milliard d'euros, soit 42% de plus qu'en 2016. Air France a ainsi terminé 2017 dans le vert avec un résultat d'exploitation de 588 millions d'euros. Certes, c'est moins que les 910 millions d'euros de résultat d'exploitation de KLM. Mais cette progression était un nouveau signal encourageant pour Air France, après un résultat d'exploitation déjà à la hausse en 2016, s'établissant à 372 millions d'euros. Des bons résultats qui ont incité les syndicats à demander des augmentations après plusieurs années sans évolution des salaires.

La grève risque pourtant de replonger Air France dans le rouge. Au premier trimestre, le groupe accuse déjà une perte de 269 millions d'euros, avec seulement 3 jours de grève comptabilisés. Les pertes du premier semestre 2018 pourraient ainsi s'élever au montant du résultat d'exploitation réalisé sur l'année 2017, en intégrant l'ensemble des jours de grève de mars, avril et mai.

 

2- Le renforcement de partenariats stratégiques

Le groupe Air France-KLM a consolidé ses liens avec ses partenaires historiques à l'est comme à l'ouest. En Asie d'abord, Air France-KLM et Jet Airways ont conclu un accord de coopération étendu en novembre dernier. Partage de codes, ouverture conjointe de la ligne Paris-Chennai ou encore optimisation des correspondances à Amsterdam, Delhi et Paris font partie de cette nouvelle stratégie. China Eastern a aussi pris une participation de 10% au capital d'Air France-KLM. Outre Atlantique, c'est avec Delta Airlines, l'un de ses plus vieux partenaires, que le groupe franco-hollandais a renforcé ses liens. La compagnie américaine a également pris 10% du capital du groupe européen. Enfin, Air France-KLM a racheté 31% de Virgin Atlantic. De quoi consolider la position du groupe sur ces deux marchés en forte progression.

 

3- Le lancement de Joon

Présenté fin 2016, c'est le point du plan stratégique "Trust Together" qui a le plus fait couler d'encre, en interne comme en externe. Le projet Boost, qui devait donner une petite soeur à Air France, s'est concrétisé le 1er décembre dernier avec l'envolée de Joon. Une compagnie à bas coûts aux destinations moyen- et long-courriers, commercialisées à des prix attractifs. A bord, un personnel à l'uniforme à l'inspiration streetwear assumée et un service proche des standards d'Air France-KLM.

 

4- La rentabilité de Transavia

Elle a aussi fait beaucoup parler d'elle, la low cost du groupe. Si les personnels d'Air France sont réticents à passer sous les couleurs de Transavia en raison de niveaux de rémunération moindres, la stratégie adoptée par le groupe franco-hollandais semble payer. En 2017, le résultat d'exploitation de la filiale s'est élevé à 81 millions d'euros avec une marge d'exploitation de 5,6%. En 2016, Transavia était tout juste à l'équilibre.

 

5- Une politique de recrutement soutenue

Le redémarrage, certes à consolider, mais avéré d'Air France, a permis de relancer des campagnes d'embauche, chez les PNC comme chez les pilotes. En février 2018, la compagnie a ainsi annoncé la réouverture de sa filière "Pilote Cadet", fermée en 2009, pour embaucher jusqu'à 250 pilotes par an jusqu'en 2022 pour Air France, Joon et Transavia. Une situation également due à la pénurie de pilotes sur le marché.

En cabine, des embauches se font actuellement pour étoffer les équipes de Joon. Enfin, au sol ou dans les fonctions supports, de nombreux postes sont disponibles, y compris en alternance. Cette politique de recrutement pourrait être remise en cause si Air France était de nouveau contrainte de se serrer la ceinture.

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