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Technologie

Dès son arrivée à Saint-Nazaire, à l’approche des Chantiers de l’Atlantique, le visiteur comprend que le monde change de paradigme


Publié le : 28.07.2022 I Dernière Mise à jour : 28.07.2022
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Auteur

  • Rémi Bain Thouverez

Il assiste, surpris et impressionné, à la mutation de tout un pan d’industrie, entièrement tournée vers la transition écologique

Celle-ci apparaît sur toutes ses formes : sur les affichages de la ville, en lettres fluo au-dessus des enseignes des ateliers, dans les exposés des ingénieurs, en préambule des présentations et bien sûr concrètement avec la construction des nouveaux navires.

Le visiteur ressortira, étourdi de tant d’informations autour de la pile à combustible, du GNL, du travail sur les carènes, de l’action des nouvelles peintures, de la technologie hydrogène, des philtres, des bornes électriques… L’important pour le non spécialiste sera de retenir les ambitions affichées des croisiéristes de réduire les gaz à effets de serre de 30 % d’ici 2035 et d’atteindre la neutralité en 2050.

Réalité ou utopie ?

Jean Pierre Nadir, président de FairMoove, doute que l’industrie du tourisme y parvienne d’où l’ouverture au capital de 300 actionnaires privés afin de fédérer une communauté active mobilisée par le tourisme durable. Par contre, le groupe MSC ne doute pas comme l’affirme Pourbaix directeur général France MSC Cruises : « nous pensons atteindre les objectifs du GIEC avec 2 à 3 ans d’avance et nous restons confiant pour parvenir à la neutralité totale en 2050 »

Bonne nouvelle, pour le secteur qui subit nombre d’attaques frontales de la part d’ONG. La récente et lamentable manifestation à Marseille vient d’en rajouter :

  • Lamentable, par l’effet loupe quelle entraîne ! Elle ne parvenait qu’à mobiliser 100 personnes, pourtant sollicitées par plus d’une dizaine d’associations, mais le buzz battait son plein.
  • Lamentable par les réponses d’un élu ignorant, dont par décence nous tairons le nom, évoquant ‘’les chiffres bidons des croisiéristes’’.
  • Lamentable par la pancarte d’une manifestante qui affichait : « Les riches font des croisières, les pauvres font des cancers ».

SVP, un peu d’intelligence…

A la petite dame qui pense encore que les croisières ne s’adressent ‘’qu’aux riches’’, la simple description du MSC World Europa en phase finale de construction aux Chantiers de l’Atlantique avec ses 22 ponts, ses 47 mètres de largeur, ses 2 626 cabines, ses 6762 passagers et ses plus de 40 000m2 d’espaces publics témoigne bien de la démocratisation du secteur.

A l’élu ignorant de Marseille, il devient utile de rappeler que toutes les innovations mises en œuvre, loin d’être ‘’bidons’’ parviennent au contraire à changer la donne :

  • Les piles à combustible : Ce système générant jusqu’à 150kw/h ira jusqu’à diminuer de 30% les gaz à effet de serre.
  • Le GNL (Gaz Naturel Liquéfié) permettra de réduire les diffusions d’oxyde de souffre de 90% et celles d’azote de 85% et sans compter une diminution d’émission de CO2 de - 25% par rapport au fioul.
  • Les nouvelles peintures des carènes joueront un rôle considérable pour freiner la consommation de carburant de 10% de carburant.
  • Les bornes électriques mises en place par les ports éviteront de polluer avec les moteurs thermiques
  • Et la technologie hydrogène continu ses recherches toujours avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone totale en 2050.

Ce qui fait dire à Christian Orofino qui a longtemps présidé la commission du tourisme durable aux EDV : « le secteur de la croisière est assurément celui qui se lance le plus dans la transition écologique et qui innove en permanence dans ce domaine »

Patrick Pourbaix de conclure « Le MSC World Europa sera notre premier navire au Gaz Naturel Liquéfié et le plus avancé à date sur le plan environnemental. Le GNL se présente comme l’un des carburants marins les plus propres disponibles à grande échelle aujourd’hui. Il jouera un rôle clé dans la décarbonisation des opérations maritimes à l’échelle internationale. Ce carburant permet d’éliminer la quasi-totalité des émissions atmosphériques polluantes. Avec ses émissions de CO2 réduites de 25% il ouvre la voie de l’utilisation d’énergies non fossiles comme l’hydrogène vert. Sans compter avec la pile à combustible installée à bord produisant de la chaleur et de l’électricité de façon 30% plus efficace que les moteurs au GNL. »

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