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Reprise de Fram : le chinois HNA est-il encore vraiment dans la course ?


Publié le : 19.10.2015 I Dernière Mise à jour : 19.10.2015
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Selon Les Echos, Fram aurait désormais besoin d'un apport en trésorerie de 20M€. I Crédit photo

Le groupe touristique pourrait se diriger vers une cessation de paiements avec un plan de cession à la clé à la suite d'un possible retrait du groupe chinois HNA.

Les informations continuent d’être des plus incertaines sur l’avenir de Fram. Ce matin, Les Echos annonce en effet un retrait de l’offre de reprise déposée par le conglomérat chinois HNA. Le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) aurait été informé de cette décision à l’occasion de sa réunion de vendredi dernier. Au siège de Selectour Afat qui était associé dans ce scénario (en prenant 10% de la future holding), on ne fait aucun commentaire sur le sujet.

Un porte-parole des Voyages Fram dément pour sa part tout retrait de HNA : "A ce jour, aucun retrait de l'offre HNA-Selectour Afat n'a été reçu. Les négociations avec les repreneurs potentiels sont toujours en cours".

Selon le quotidien économique, HNA aurait fait machine arrière en raison d’une dégradation accélérée des comptes des Voyages Fram. "Le besoin de trésorerie du voyagiste, qui a fait l’objet d’un nouvel audit, approcherait désormais les 20 M€, soit le double de ce qui était constaté précédemment", avance Les Echos.

Selon certains professionnels du tourisme interrogés, l’offre de reprise du tandem HNA-Selectour Afat n’était de toute façon pas viable. "Le groupe HNA n’est intéressé que par des structures réceptives pour accueillir les touristes chinois", avance l’un deux. Et d’ajouter : "En quoi un TO qui conserve d’importants foyers de pertes pourrait l'intéresser ?" Un autre responsable de TO précise "qu’il n’y a en outre pas de stratégie pour Fram après le rachat". Une source proche du dossier confie enfin que "l’offre franco-chinoise ne génère pas un rendement immédiat pour les actionnaires, car elle est soumise en partie à une clause de retour à meilleure fortune".

L’incertitude sur la décision du groupe chinois replace Karavel/Promovacances au centre de l’échiquier. D’autant que Marie-Christine Chaubet, fille du fondateur de Fram et actionnaire à hauteur de 27% de Voyages Fram, soutient désormais cette offre de reprise. Selon Les Echos, Karavel aurait toutefois modifié cette dernière, abandonnant la possibilité d’un plan de continuation au profit d’un plan de cession.

Karavel désormais favorable à un plan de cession ?

Si les deux impliquent le passage de l’entreprise Fram par une cessation de paiements et sa mise en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse, le plan de continuation mis en œuvre par un administrateur doit permettre d’éviter l’horizon de la liquidation judiciaire en poursuivant l’activité, en maintenant l’emploi (au moins le maximum possible) et en apurant le passif.

Le plan de cession autoriserait, lui, à ne reprendre que tout ou partie de Fram et à ne garder que les emplois nécessaires à l’activité du nouveau périmètre. Le passif est également apuré dans cette procédure, les dettes pouvant être incluses dans le prix d’acquisition. Il est à noter enfin que dans le cas d’un plan de cession, la famille actuellement actionnaire de Fram ne serait pas autorisée à faire une offre, selon le Code de commerce.

Ce changement de position semble indiquer que Karavel ne reprendrait plus l’intégralité du groupe en raison des nouveaux éléments sur sa situation financière mais uniquement certaines branches. On le sait notamment intéressé par la filiale Fram Agences qui compte une cinquantaine de points de vente.

Selon nos informations, les embauches seraient gelées chez Karavel depuis la mi-août pour préparer l’éventuelle intégration d’une partie des effectifs de Fram. Certains professionnels très au fait du mode opératoire de ce groupe évoquent la reprise de 50% des salariés comme lors des précédentes acquisitions (Promovacances, Switch, Un Monde à Deux…).

L’offre de reprise serait effective immédiatement après la déclaration de cessation de paiements au tribunal. Elle comprendrait le gel des dettes sociales du groupe Fram, mais assurerait le paiement des créances.

Du côté de l’APST, aucun commentaire ne filtre pour le moment. Pour mémoire, lors du dépôt de bilan de Switch, Karavel/Promovacances avait géré les dossiers des clients directs, et avait été "très correct" avec l’organisme de garantie, témoigne l’un de ses administrateurs. Si Fram vient à déposer le bilan, on peut imaginer un scénario semblable.

S.J. et C.C.

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