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En images : les salariés de TUI France devant la Direccte de Nanterre pour crier leur colère


Publié le : 22.09.2020 I Dernière Mise à jour : 22.09.2020
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Une cinquantaine de salariés et représentants syndicaux de TUI France ont manifesté mardi 22 septembre devant la Direccte de Nanterre. I Crédit photo ©Brice Lahaye

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  • Brice Lahaye

Une cinquantaine de salariés de TUI France ont manifesté ce matin devant la Direccte de Nanterre, afin de dénoncer les relations étroites entre la direction du tour-opérateur et l'organisme dépendant de l'État.

Leurs masques ne les ont pas empêchés de se faire entendre. Suite à l'appel de la CGT, rejoint par FO, la CFDT et la CFE-CGC, une cinquantaine de salariés et représentants syndicaux de TUI France ont répondu présent et se sont retrouvés mardi matin devant les bureaux de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) de Nanterre.

Un lieu loin d'être anodin pour les manifestants, ces derniers dénonçant les possibles accointances entre la direction de TUI France et l'organisme dépendant des ministères du Travail et de l’Économie. « Ce qu'on veut, c'est dénoncer le comportement de la Direccte. On pense qu'elle travaille main dans la main avec la direction. Le PSE est déjà pré-homologué. C'est pour ça que la Direccte ne voulait pas dialoguer, elle sait que le plan social sera validé », estime Lazare Razkallah, Secrétaire du Comité Social et Economique.  

La direction, elle, fait savoir qu'elle « a toujours été ouverte à la discussion avec les représentants des salariés ». « Un planning de très nombreuses réunions a été prévu pour étudier en détail les organisations cible de toutes les directions, de même des réunions ont été planifiées avec les délégués syndicaux pour échanger sur les conditions de départ et d’accompagnement des salariés concernés par un départ. Enfin, une communication régulière a été entretenue avec les salariés lors de réunions au cours desquelles les salariés pouvaient poser des questions sur tous les sujets », réagit-elle auprès de Tour Hebdo, précisant que plus de 10 réunions avec le CSE et 6 réunions avec les syndicats ont déjà été organisées.  

« Nous sommes virés comme des malpropres »

Une communication vraisemblablement insuffisante pour les salariés. « Nous sommes en guerre », « Vous avez demandé un PSE ? Ne quittez pas, la Direccte va vous le valider », « La Direccte licencie plus vite que son ombre », « La Direccte, stop aux massacres »... À coups de pancartes et de slogans, les participants à cette nouvelle action du CSE ont ainsi crié une nouvelle fois leur colère après l'annonce du plan social prévoyant la suppression de 583 postes et la fermeture des 65 agences intégrées.

Face à cette manifestation inattendue, une représentante de la Direccte a proposé de recevoir immédiatement les organisateurs du mouvement. Mais trop tard, selon le Secrétaire du CSE : « Vu le contexte, on ne veut pas aller rencontrer la Direccte. Hier, nous étions en négociations avec la direction, qui nous a répondus “On ne mettra pas un centime de plus” ».  

Les licenciements ont aussi du mal à passer auprès des salariés. « Nous sommes dégoûtés d'être virés comme des malpropres, au bout de 20-25 ans d'ancienneté. On s'est battus pour cette boite, c'est un gâchis monumental », expliquent en choeur Florence, Isabelle et Carole, toutes trois agents de voyages dans des agences intégrées parisiennes, à Montparnasse et Mogador. « Le Covid, c'est une bonne excuse, le PSE était déjà dans les tiroirs », estime à ce sujet Carole.

D'autres actions en préparation

Et la possible reprise de leurs agences ne les rassure pas pour autant. « C'est compliqué à Paris, car les loyers sont trop chers, il peut y avoir moins de repreneurs. Et même si les agences sont reprises, ça n'empêchera pas de nous renvoyer », lance de son côté Isabelle.

Une perte d'emploi d'autant plus difficile à comprendre que les salariés assurent avoir alarmé leur direction depuis déjà un long moment. « Ça fait longtemps qu'on tire la sonnette d'alarme sur la gestion catastrophique de l'entreprise. Leur nouveau plan, c'est de la poudre aux yeux. Ce qu'ils veulent, c'est se débarrasser de la masse salariale », estime Carole. Avant d'ajouter : « Ce n'est même plus pour l'annulation du plan social qu'on se bat, c'est pour qu'on parte avec de l'argent. Et on veut qu'ils nous disent concrètement ce qu'il va nous arriver »

En attendant des réponses plus claires, les salariés mobilisés ne comptent pas s'arrêter là. « D'autres actions sont en préparation », prévient Lazare Razkallah. Avant de lancer aux manifestants : « Il faut continuer à se bagarrer, à se battre et à faire du bruit. Et on ira jusqu'à la justice s'il le faut ! ».

 

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