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Grégory Sion (Pierre & Vacances) : « Il y a une véritable adéquation de nos produits par rapport aux attentes »


Publié le : 07.07.2020 I Dernière Mise à jour : 07.07.2020
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Grégory Sion a pris la tête de la division Loisirs de Pierre & Vacances en mai 2020. I Crédit photo ©DR

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  • Propos recueillis par Bruno Courtin

En mai 2020, Grégory Sion a pris la tête de la division Loisirs de Pierre & Vacances, celle qui concerne les résidences et villages, en dehors de l’activité Center Parcs. Il était auparavant directeur commercial et digital de tout le groupe.

Tour Hebdo : Pouvez-vous nous rappeler quel est le périmètre de votre action au sein du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs ?

Grégory Sion : A son arrivée comme directeur général du groupe, Yann Caillère a procédé à une réorganisation du groupe en business units, pour leur redonner de l’autonomie et de l’agilité dans les prises de décision. L’objectif étant bien de retrouver des niveaux supérieurs de performances et de rentabilité. Depuis mai dernier, je suis directeur de la « business line Pierre & Vacances », c’est-à-dire le pilotage des 169 résidences et villages qui portent la marque dans ses différentes déclinaisons : Premium, Classique et Villages. Au total, cela représente quelque 25 000 lits à commercialiser chaque jour.

T.H. : Quelles sont justement les tendances de ces réservations ?

G.S. : Disons qu’il y a eu plusieurs phases. Après un printemps plus que morose, une première vague s’est déclenchée mi-mai avec la première sortie du confinement. On a ressenti la frustration des clients habituels qui n’attendaient que cela pour décider de leurs prochaines vacances. La vague déferlante est arrivée début juin avec la suppression de la limite des 100 km. Depuis cette date, nous enregistrons un doublement des réservations par rapport à la période correspondante de 2019.

T.H. : Pensez-vous pouvoir combler ainsi le retard accumulé en début de saison ?

G.S. : Je l’espère sans pouvoir m’engager, mais ce que je constate, c’est une véritable adéquation de nos produits par rapport aux attentes. Nos formules de séjours, en résidence et en villages-clubs, sont particulièrement rassurantes pour les familles, tant d’un point de vue sanitaire que de prestations. Les marques fortes, et nous en sommes une, profitent certainement encore davantage de cette réassurance.

T.H. : Les sites de montagne confirment-ils le regain d’intérêt observé depuis la reprise ?

G.S. : Absolument et sans paraître trop cynique, je dis presque merci Covid-19, qui a été un élément majeur dans le succès de nos destinations de montagne. Nous allons dépasser sans conteste toutes les performances passées. Nous sommes très bien accompagnés par les stations elles-mêmes qui accentuent leur promotion pour communiquer sur tous les avantages de la nature, de la distanciation plus facile, des activités nombreuses et variées dans tous les massifs.

T.H. : Les animations sont-elles aussi riches dans les autres sites ?

G.S. : Elles sont complètes, malgré quelques contraintes qui devraient s’alléger au fil des semaines. Les piscines sont toutes ouvertes, avec quelques limitations de fréquentation ; les spas et clubs enfants ont rouvert avec également des mesures de protection mais qui n’empêchent pas la détente.

T.H. : Vous étiez précédemment responsable commercial et digital pour l’ensemble du groupe avec pour mission d’accélérer les ventes directes, est-ce à dire que vous souhaitez vous passer des réseaux de distribution ?

G.S. : Il est vrai que ma mission était de favoriser les ventes directes par tous les canaux digitaux et cela reste un objectif du groupe pour améliorer sa rentabilité. Cela étant, nous n’allons pas nous priver de l’apport des réseaux qui sont nos partenaires. Nous cherchons au contraire à entretenir de bonnes relations, car ils touchent une clientèle complémentaire et nous leur apportons une production « française » qui fait encore défaut dans les agences. Nous sommes une excellente alternative pour transformer les avoirs accumulés sur des destinations étrangères et « consommables » ainsi à court terme en France.

T.H. : D’une manière plus générale, la pandémie peut-elle remettre en cause le plan de transformation qu’a lancé Yann Caillère ?

G.S. : Bien au contraire, elle a démontré que ce plan qui associe recherche d’économies, recherche d’autonomie dans les prises de décision, recherche de rentabilité accrue, et transformation digitale est totalement pertinent avec la situation que nous vivons. Nous allons poursuivre et si possible accélérer sa mise en œuvre avec un focus supplémentaire sur le client. Paradoxalement, nous l’avions peut-être mis au second plan dans certaines décisions opérationnelles. C’est une nouvelle exigence absolue : que toutes nos décisions se traduisent par un bénéfice dans l’expérience du client. Pour le reste, nous sommes en ordre de bataille car il faudra rembourser le prêt garanti par l’État et faire preuve davantage d’agilité face aux incertitudes qui prévalent pour l’automne.

T.H. : Etes-vous aussi concernés par la faiblesse du segment MICE ?

G.S. : Il est effectivement très affaibli et nous devons trouver des solutions dès la rentrée. Notre chance, si l’on peut dire, c’est qu’il représente un segment encore assez faible de notre activité. Son absence n’a pas de conséquences majeurs.

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