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Frédéric Lorin, directeur de l’IFTM Top Resa :  « En maintenant l'édition 2020, je risquais d'abîmer le contrat de confiance qui nous lie à la profession »


Publié le : 17.09.2020 I Dernière Mise à jour : 21.09.2020
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Pour Frédéric Lorin, directeur général de l'IFTM Top Resa, il n’y avait aucune assurance que les visiteurs attendus en 2020 auraient à cœur de se déplacer. I Crédit photo DR

Auteur

  • Bruno Courtin

Après l’annonce un peu sèche du report, pour ne pas utiliser le terme d’annulation, de l’IFTM Top Resa 2020, Frédéric Lorin a bien voulu revenir avec nous sur les raisons profondes de cette décision et les conséquences qu’elle implique.

Tour Hebdo : La « mort dans l’âme », vous venez de reporter l’édition 2020 à l’an prochain, quelles sont les raisons qui ont conduit à cette décision « historique » ?

Frédéric Lorin : Elles sont de deux natures assez différentes l’une de l’autre, et j’insisterai sur la deuxième. La première série de raisons tient à des constats rationnels. Le contexte s’est encore dégradé depuis le mois de juin, quand nous avons décidé le report à novembre, en espérant une reprise de l’activité. Une dégradation d’abord des conditions d’accès des exposants internationaux, de nombreux pays nous considèrant comme une zone rouge qu’il ne faut pas fréquenter, et de nombreuses frontières étant encore fermées aux déplacements aériens. Une dégradation économique ensuite, nous avons eu l’espoir, un peu fou aujourd’hui, que l’activité allait être plus dynamique dès la rentrée. Il n’en est rien et ce n’est pas à vos lecteurs que je vais apprendre qu’il n’y a pas de commandes, pas de réservations, que les agences ouvertes traitent à 90% des dossiers d’annulation ou de remboursement. Le secteur est véritablement sinistré et je n’avais aucune assurance que les visiteurs attendus auraient à cœur de se déplacer. 

 

T.H. : Mais vous laissez entendre que ce n’est pas le plus important…

F.L. : J’ai la faiblesse de considérer que l’IFTM Top Resa n’est pas qu’un salon de plus dans l’agenda de l’industrie touristique. C’est LE rendez-vous de toute une profession, un rendez-vous ininterrompu depuis 40 ans. Cela nous donne un statut qui dépasse celui d’un prestataire ou d’un passeur de contacts. Nous avons, vis-à-vis de tous les partenaires exposants et visiteurs, une responsabilité et des devoirs. Le premier d’entre eux est de permettre que la rencontre soit efficace et fructueuse. Nous ne pouvions plus garantir cette promesse et j’avais le sentiment – je parle à la première personne pour vous dire à quel point je me sens personnellement responsable de cette promesse – de risquer d’abîmer le contrat de confiance qui lie le salon avec ses participants. La réaction des grands partenaires, après leur avoir fait part de notre décision, me conforte dans cette posture. Ils sont reconnaissants de ne pas les avoir entraînés dans une aventure plus qu’incertaine. Ce qui garantie leur fidélité sur la durée. Car nous serons là l’an prochain, sans doute encore plus forts.

 

T.H. : Mais en attendant, comptez-vous marquer votre présence avec l’industrie ?
F.L. : Le dispositif n’est pas encore totalement abouti, mais il est évident que nous allons garder un contact le plus étroit possible avec la – les – profession(s). Ce que nous avions prévu en présentiel, comme les grandes conférences, les sessions de formation, … vont se transformer en propositions digitales. D’ores et déjà, nous avons prévu un plateau télé sur le business travel avec CDS Group, des conférences en webinars sur les grands sujets comme la distribution, la destination France et autres thématiques.
Nous voulons aussi être présents aux côtés des agents de voyages qui pourront profiter de cette période troublée pour améliorer leurs compétences. Nous voulons monter des sessions de formation avec Equinoxe Avocats, avec TravelPro des EDV, avec Travel Insight sur la présence digitale… La liste est loin d’être close et elle va ponctuer un calendrier d’événements sur une période de six mois, le temps d’arriver à l’édition 2021. 

 

T.H. : Soyons pragmatiques, que proposez-vous aux exposants qui s’étaient déjà engagés sur l’édition 2020 ?
F.L. : Nous allons leur offrir deux options. La première est celle d’un remboursement des acomptes versés à ce jour sur la présence en 2020. Il ne pourra pas être de 100% car nous devrons prendre en considération tous les coûts accumulés depuis des mois de préparation. La seconde option est celle d’un report intégral de cet acompte sur le stand de 2021 avec une garantie, celle de ne pas faire bouger le tarif du stand. 

 

T.H. : Dans quel état d’esprit êtes-vous à ce jour ?
F.L. : Vous vous doutez bien que les derniers jours, dernières heures ont été parmi les plus difficiles de ma carrière. J’ai développé un sentiment quasi viscéral pour ce secteur et je me suis dit que seules la transparence et la sincérité pouvaient permettre de s’inscrire dans la durée. Je vais m’adresser à tout le monde à travers une vidéo qui sera diffusée sur les réseaux sociaux dès demain vendredi. J’espère que cette sincérité va transparaître dans mes propos.
 

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