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Economie

Les grèves font (déjà) du mal au tourisme


Publié le : 09.12.2019 I Dernière Mise à jour : 09.12.2019
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Les hôteliers enregistrent de fortes baisses de réservations et des annulations en cascade depuis le début du mouvement de grève. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet

Les hôteliers enregistrent des annulations en masse depuis le début de la grève contre la réforme des retraites.

Les hôteliers sont inquiets et ils ont raison de l’être. Le mouvement de grève contre la réforme des retraites entamé jeudi dernier a déjà des répercussions sur l’activité touristique.  

Selon un porte-parole du Groupement national des indépendants (GNI-Synhorcat), qui représente environ 15 000 établissements, "on a constaté une baisse des réservations pour la nuit de jeudi à Paris et en Ile-de-France de l'ordre de 30 à 40%, avec un taux d'occupation en baisse, et une multiplication par deux des annulations".

"On est très préoccupés pour les prochains jours car l'annonce de la prolongation du mouvement de grève jusqu'à lundi a eu un impact immédiat avec des annulations en cascade", ajoute-t-il.

La capitale connaît un fort ralentissement des réservations mais elle n’est pas la seule. Ce week-end, les hôtels de Lyon ont été loin de faire le plein alors qu'il est habituellement impossible de trouver une chambre en ville pendant la Fête des lumières

"Globalement, on est entre -10% et -15% au niveau des réservations, mais cela peut atteindre -30% pour certains hôtels", indique Laurent Duc, président national du syndicat professionnel Umih et exploitant d'un établissement à Villeurbanne (banlieue de Lyon).

"Ca fait cinq jours que ça annule", souligne Laurent Duc, qui estime que les pertes de revenus provoquées par le mouvement de contestation contre la réforme des retraites pourraient coûter "deux points de marge" sur l'ensemble de l'année pour les hôteliers locaux.

Les fêtes de fin d'année pas (encore) touchées

"Souvent pour payer moins cher, les gens ont acheté des chambres avec des tarifs non modifiables, non remboursables. Vous imaginez les gens qui ont mis 500 euros pour un week-end à Lyon et qui ont tout perdu. Ce n'est pas comme ça qu'on va redevenir la première destination touristique mondiale !", s'indigne le responsable qui rappelle que la précédente édition de la Fête des lumières avait déjà été fortement impactée par le mouvement des "gilets jaunes".

De son côté, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, craint des conséquences encore plus importantes si le mouvement social devait se poursuivre. "Le sujet le plus sensible aujourd'hui, c'est de rassurer les touristes sur le fait qu'ils peuvent venir, notamment à Paris (…) Dans le tourisme, si vous perdez des réservations, vous ne les rattrapez pas", a-t-elle indiqué ce matin sur Cnews.

Les difficultés devraient se poursuivre jusqu’à au moins mercredi alors que les réservations pour la deuxième moitié de décembre sont très satisfaisantes, "avec des taux d'occupation qui vont de 70 à 100% pour certains hôtels", selon le GNI-Synhorcat.

 

 

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