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Economie

Fermeture des bars et restaurants, baisse de la jauge des événements : les mesures sanitaires se durcissent de nouveau


Publié le : 24.09.2020 I Dernière Mise à jour : 24.09.2020
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Pour les départements en "zone d’alerte maximale" à savoir Aix-Marseille et la Guadeloupe, les nouvelles mesures imposent la fermeture complète des bars et restaurants dès samedi. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet

Le ministre de la Santé a présenté hier soir une nouvelle carte de l’épidémie en France découpée en 4 zones en fonction de la circulation du virus. Les départements en alerte renforcée ou maximale voient des mesures plus strictes se mettre en place très rapidement.

Zone grise, orange, rouge ou violette ? La carte de France présentée hier soir par le ministre de la Santé indique le nouveau niveau d’alerte lié au coronavirus dans les départements métropolitains.

Pour les départements en zone grise (principalement les départements les moins peuplés), aucune alerte ni mesures spécifiques ne vont être mises en place à court terme.

Les départements en zone orange sont désormais considérés en "zone d’alerte" et voient, par conséquent, la jauge de rassemblement baisser à 30 personnes et la possibilité pour les préfets de prendre de nouvelles mesures.

Les deux dernières zones sont plus problématiques. Les départements en zone rouge, c'est à dire en "zone d’alerte renforcée" et dans lesquels figurent Paris et la petite couronne, Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse et Nice, les rassemblements de plus de 10 personnes seront interdits à partir de lundi. De plus, pour les événements majeurs, la limite passera de 5 000 à 1 000 personnes et les bars devront baisser le rideau au plus tard à 22 heures.

Enfin, pour les départements en "zone d’alerte maximale" à savoir Aix-Marseille et la Guadeloupe, les mesures sont encore plus radicales avec la fermeture complète des bars et restaurants dès samedi. Tous les établissements recevant du public seront également fermés, "sauf s'il existe un protocole sanitaire strict", a précisé le ministre, qui promet que ces entreprises seront financièrement soutenues. Le télétravail est, de nouveau, fortement recommandé.

De nouvelles aides pour les pros

Suite à ces annonces, les professionnels de la restauration et les bistrotiers ne décoléraient pas ce matin, dénonçant la "décision inique" d'un gouvernement "incapable de gérer la crise" sanitaire, de fermer leurs établissements dans la métropole d'Aix Marseille et de leur imposer une fermeture à 22 heures, ailleurs.

"C'est une mesure injustifiée car les contaminations surviennent dans le milieu privé et familial. Et c'est discriminatoire, parce qu'on nous stigmatise. Enfin, c'est contre-productif, en fermant nos établissements à 22h on pousse nos clients à faire la fête ailleurs : les plages et bords de fleuves tant qu'il fait beau, et demain les appartements privés", a indiqué Franck Trouet, porte-parole du syndicat patronal GNI, qui représente les indépendants de l'hôtellerie et de la restauration.

"Nos établissements, eux, ont dépensé des millions d'euros pour respecter les protocoles, et on veut nous faire fermer ?", poursuit Franck Trouet. Reçus ce matin par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à Bercy, les professionnels vont demander, pour les établissements contraints de fermer, "une prise en charge par l'État des loyers et des charges fixes", et pour ceux devant baisser le rideau à 22 heures, "une indemnisation de la perte d'exploitation", selon le responsable du GNI.

Dans un communiqué de presse commun UMIH – GNI – GNC - SNRTC publié ce midi, les organisations professionnelles demandent "le retrait immédiat de ces décisions" et se disent prêtes à défendre "l’intérêt du secteur devant les tribunaux si besoin".

"Bruno Le Maire, ministre de l’économie, des finances et de la relance a indiqué en réunion téléphonique que de nouvelles mesures de soutien seront annoncées dans la journée. Si elles ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées, nous cesserons tous travaux avec le Gouvernement jusqu’à nouvel ordre", affirment-t-elles.

L'objectif est que cette nouvelle alerte ne dure que deux semaines mais si la situation continuait toutefois à se dégrader, l'état d'urgence sanitaire serait alors déclaré, ouvrant la voie à un éventuel reconfinement. Pour l'instant, aucun département n'est concerné par cette mesure extrême.

 

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