Les agences événementielles sont témoins d'une légère reprise, qui reste à confirmer.
La 9e édition du Baromètre trimestriel de l'Anaé (Association des agences de communication événementielle) montre un certain optimisme, qui reste toutefois prudent.
Réalisée auprès de 44 répondants, sur un total de 60 agences adhérentes, l'enquête révèle une reprise de la demande. 42% des agences ont répondu à un nombre d'appels d'offres en augmentation, par rapport au dernier sondage en mars.
Dans le même temps, la recherche de réduction de coûts dans les entreprises continue de se traduire par une mise en concurrence intense qui, parfois, n'aboutit pas à la concrétisation du projet. Philippe Fournier, administrateur de l'Anaé, précise que le taux de conversion des appels d'offres est de 30% à 40%. "Certains appels d'offres n'ont pas abouti au printemps dernier car le budget était supprimé", dit-il.
Défendre le juste prix
L'autre tendance est le raccourcissement du délai moyen de réponse, souligné par 55% des répondants. Les négociations avec les prescripteurs sont jugées plus difficiles qu'en mars 2013. "Nos interlocuteurs sont de plus en plus souvent les services achats des entreprises, auprès desquels nous défendons le juste prix, plutôt que le prix le moins cher", déclare Philippe Fournier.
En termes d'emplois, 37% des agences ont procédé à des recrutements depuis le mois de mars, et un tiers de ces recrutements sont des créations de postes. 55% des agences répondantes prévoient d'embaucher dans les six mois à venir.
Enfin, la communication par le voyage, qui était en perte de vitesse depuis quelques mois, semble se stabiliser. Selon Philippe Fournier, les séminaires internes se déroulent principalement en France, mais les conventions externes se déplacent en Europe du Sud, au Brésil (effet Jeux olympiques oblige), et en Asie.
Catalina Cueto