
Créé en 2012, le site d'autopartage TravelCar s'offre son concurrent en difficulté. La start-up française vise désormais l'Amérique !
La concentration se poursuit dans le secteur de l'autopartage. Après avoir racheté Carnomise en novembre 2015, le site français TravelCar annonce le rachat d'un autre concurrent, Tripndrive. Les deux sites développent le même concept en proposant aux voyageurs d'économiser les frais de parking et de gagner de l'argent pendant leur absence en louant leur voiture à d'autres particuliers.
Fondé en 2015, Tripndrive avait été placé en liquidation judiciaire le 16 mars dernier, faute de trésorerie suffisante. Le site avait réalisé une première levée de fonds de 800 000 € en novembre 2014 mais il n'a pas réussi à concrétiser une nouvelle opération de financement très attendue.
À toute vitesse
Le montant du rachat par TravelCar n'a pas été précisé mais le nouveau propriétaire veut aller vite : le site de Tripndrive arbore d'ores et déjà le logo de TravelCar. Cette acquisition permet surtout à TravelCar d'élargir encore son implantation : en deux ans, Tripndrive s'est déployé sur plus de 30 gares et aéroports. "Un maillage très complémentaire au nôtre", se félicite Lotfi Louez, co-fondateur de TravelCar, qui compte pour sa part 200 agences situées dans les aéroports, gares et centres-villes en France et dans 12 pays en Europe.
TravelCar en profite également pour renforcer sa base de clients : Tripndrive revendique en effet un total d'environ 50 000 utilisateurs depuis ses débuts, contre 300 000 utilisateurs pour TravelCar. TravelCar annonce par ailleurs l'intégration des 8 salariés de Tripndrive, portant le total de ses effectifs à une soixantaine de personnes.
Fort de ce nouveau rachat et d'une troisième levée de fonds réalisée en mars dernier auprès du groupe PSA et de la MAIF, pour un montant de 15 millions d'euros, le site d'autopartage entend désormais poursuivre sa stratégie de développement en Europe et à l'international. TravelCar vient d'ailleurs tout juste de lancer son service à l'aéroport de Los Angeles et une ouverture à l'aéroport de San Francisco devrait suivre dans les jours à venir.
Didier Forray