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Faux avis sur Internet : un récidiviste prend 9 mois ferme !


Publié le : 13.09.2018 I Dernière Mise à jour : 13.09.2018
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La décision du tribunal italien est historique. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Céline Perronnet

Pour la première fois, un tribunal italien a estimé qu’il s’agissait d’un comportement criminel.

Les juges ne plaisantent plus avec la fraude sur Internet. Le tribunal pénal de la ville de Lecce a jugé que la rédaction de faux avis, en utilisant une fausse identité, était un comportement criminel au regard du droit pénal italien.

Le tribunal a jugé une affaire qui remonte à 2015 dans laquelle le propriétaire d’une société illégale en Italie, appelée PromoSalento, proposait d'écrire de faux avis aux hébergements afin d'améliorer leur page sur TripAdvisor. Il a été condamné en juin dernier à 9 mois de prison et à payer environ 8 000 euros de dommages et intérêts.

TripAdvisor a soutenu les poursuites légales à l’encontre de PromoSalento en tant que partie civile en partageant les preuves de ses enquêtes internes et en apportant le soutien de son conseiller juridique italien.

Au cours de son enquête, l’analyse technique du site a notamment identifié puis bloqué ou supprimé plus de 1 000 tentatives d'envoi d'avis sur TripAdvisor par PromoSalento sur des centaines d'établissements différents. Depuis 2015, TripAdvisor affirme avoir mis un terme aux activités de plus de 60 sociétés d'avis payés dans le monde entier.

La fraude aux faux avis contre rémunération constitue une violation de la loi dans de nombreux pays, mais il s’agit ici de l'un des premiers cas d'application qui aboutit à une condamnation pénale.

Un renforcement des obligations

En France, la loi pour une République numérique d'octobre 2016, entrée en vigueur le 1er janvier 2018, renforce les obligations des sites Internet. Pour agir en faveur d’une plus grande transparence, le site doit, par exemple, indiquer si les commentaires ont été vérifiés et si oui, de quelle manière. Il doit aussi être précisé quels sont les critères retenus pour classer les différents avis et si le site Internet a touché une rémunération.

La DGCCRF mène régulièrement, depuis 2010, des investigations sur ce type de fraude. En 2016, 35% des 60 entreprises contrôlées par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes présentaient une non-conformité.

 

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