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Croisière

La croisière se remet (doucement) à flot


Publié le : 15.04.2019 I Dernière Mise à jour : 15.04.2019
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Les patrons des compagnies de croisières membres de la CLIA réunis ce matin à Paris. I Crédit photo T.B.

Auteur

  • Thierry Beaurepère

L’an dernier, 520 800 Français ont embarqué sur un paquebot, soit une légère progression de 3,4%. La croissance de demain passera par une meilleure prescription de la croisière dans les agences.

Après deux années dans le rouge qui ont vu le nombre de passagers passer de plus de 600 000 passagers en 2015 à 504 000 en 2017, le marché de la croisière sort doucement la tête de l’eau. L’année dernière, 520 800 Français ont pris le large, une croissance de 3,4% selon les chiffres révélés ce matin par la Cruise Lines International Association (CLIA). La progression s’inscrit dans la moyenne du marché européen, dont la croissance atteint 3,3%, soit un total de 7,17 millions de croisiéristes.

Pour autant, la France ne constitue toujours que le cinquième marché européen (7% du total), loin derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne (qui dépassent chacun les deux millions de passagers par an), mais aussi derrière l’Italie et l’Espagne. S’il est trop tôt pour connaître les tendances 2019, Erminio Eschena, président de CLIA France, veut voir dans cette inversion de tendance un signal positif. « L’arrivée de nouveaux paquebots et l’ouverture de destinations inédites, déjà programmées pour les prochaines saisons, vont certainement contribuer à consolider la croisière comme un choix incontournable dans les loisirs du public français », espère-t-il.

La Méditerranée en tête des produits phares

Dans le détail, les Français plébiscitent la Méditerranée centrale et occidentale qui a attiré 226 000 passagers tricolores, soit 43,5% du total. Les bateaux de Costa et MSC qui partent de Marseille y sont pour beaucoup. Les embarquements des compagnies américaines depuis Barcelone ou Rome (comme Norwegian Cruise Line ou Royal Caribbean) participent à cette dynamique. Les Caraïbes, avec les départs depuis les Antilles, continuent également à séduire avec 121 000 Français transportés, soit 23,3% du total.

Viennent ensuite la Méditerranée orientale (12,7%), l’Europe du Nord et enfin les croisières transatlantiques et les tours du monde. Parallèlement, CLIA se félicite d’un rajeunissement continu des passagers. « L’âge moyen d’un croisiériste est tombé à 49 ans et surtout, la tranche d’âge des 20-29 ans représente désormais 10% des passagers », constate Paul Nuyens, responsable de CLIA pour la France. La multiplication des croisières de 3 jours qui progressent de 24%, en particulier sous l’impulsion de Costa, contribue à attirer de nouveaux voyageurs, qui seront les croisiéristes de demain.

De nouveaux outils pour les agents de voyages

Reste à convaincre les agences de mieux vendre la croisière. « Notre plateforme fr.cruiseexperts.org propose une centaine de modules de formation, dont une trentaine en français. Nous allons enrichir cette offre francophone », précise Paul Nuyens. Pour y accéder, une agence doit être membre de l’association, moyennant une cotisation de 200 € par an. Elles sont 500 en France à adhérer à l’association, un chiffre entre trop faible comparé aux autres marchés, notamment le Royaume-Uni où 80% des agences adhérent à CLIA. Parallèlement, l’association poursuit son travail de promotion, avec notamment  l’opération « J’aime la croisière » qui se déroulera du 1er au 10 octobre.

Plus globalement, le marché international de la croisière reste dynamique, avec 28,5 millions de passagers en 2018 (+7%). Le cap des 30 millions est espéré en 2019, avec le lancement de 18 paquebots. Le défi est toutefois d’accompagner cette croissance dans le respect de l’environnement, alors même que la croisière est décriée depuis quelques années, tant pour les rejets dans l’atmosphère que pour sa contribution au « sur-tourisme ».

« Les croisiéristes ne représentent que 5% des touristes à Venise ou Barcelone », nuance Tor Christian Sletner, vice-président des affaires gouvernementales européennes de CLIA Europe. « Pour autant, nous comprenons nos responsabilités et devons agir ».  Au-delà d’une meilleure gestion des flux, les compagnies se sont engagées à réduire leurs émissions de carbone de 40% d’ici à 2030, avec des bateaux fonctionnant au gaz naturel liquéfié, moins polluant que le fuel. Le Costa Smeralda (inauguré cet automne) fonctionnera avec ce type de propulsion, tout comme les paquebots de MSC livrables à partir de 2022.

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