Rien de militaire dans cet énoncé, juste quelques idées de voyages à travers le monde qui tirent profit de l’un ou l’autre de ces éléments. Sur terre, prenons des trains à la mode d’autrefois à travers volcans et vallées d’Equateur. Dans les airs, observons les oiseaux sauvages du Québec. Pour prendre la mer, sans le mal qui va avec, montons à bord de ces bateaux anglais passés à l’Histoire et solidement amarrés dans les ports.
L’immensité du Québec n’est parfois rien à côté des distances que parcourent certains oiseaux migrateurs, mais c’est une terre privilégiée pour les observer, au printemps et en automne quand ils passent du chaud au froid, puis du froid au chaud. Les ornithologues disposent de sites adaptés, parfois avec téléscopes et centres d’interprétation, pour s’adonner à leur passion, non loin de la capitale de la Province ou plus au sud vers Montréal et les États-Unis.
À une cinquantaine de kilomètres au Nord-Est de Québec, le cap Tourmente est réputé pour ses envols d’oies des neiges quand vient le temps des migrations. Le peuplement peut atteindre 50 000 spécimens lors des pics migratoires. Et elles ne sont pas seules dans cette réserve nationale de faune: 320 espèces d’oiseaux s’ébattent dans les marécages, le faucon pélerin croisant par exemple la sarcelle d’hiver.
Les oies des neiges font aussi escale sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans la région de Chaudière-Appalaches, au cours d’un voyage qui les mène au printemps de la côte Est des États-Unis aux terres arctiques. Au retour, elles retrouveront cette étape, qui leur réserve même un accueil de reines avec un festival de l’oie qui se déroule autour de la mi-octobre.
Toujours sur le Saint-Laurent, mais au sud de Trois-Rivières, l’archipel du Lac-Saint-Pierre héberge la plus grande colonie de grands hérons du monde. Quelque 5 000 spécimens y vivent, profitant des débordements du fleuve dans la Grande-Île pour y pondre à l’abri des importuns. En dehors de cette période, les ornithologues y sont bienvenus, en kayak ou en bateau de croisière ou par les sentiers de découverte.