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L'ESTA européen entrera en vigueur en 2021 et coûtera 7 euros


Publié le : 10.07.2018 I Dernière Mise à jour : 10.07.2018
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Le dispositif concernera les ressortissants de plus de 60 pays qui sont actuellement exemptés de visa pour leurs courts séjours dans l'Union européenne. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet (Avec AFP)

Les ressortissants de pays tiers pouvant se rendre dans l'UE sans visa devront bientôt se soumettre à un contrôle préalable, selon une nouvelle législation adoptée le 5 juillet par le Parlement européen.

L’ESTA européen, baptisé ETIAS (European Travel Information and Authorisation System), devient réalité. A partir de 2021, ce dispositif inspiré du système utilisé par les Etats-Unis entrera officiellement en vigueur. Il s'inscrit dans un ensemble de mesures visant à mieux protéger les frontières extérieures de l'UE, en repérant avant leur entrée dans l'espace Schengen des individus jugés à risques.

Comment ? En confrontant les données recueillies sur Internet à celles de différentes bases de données européennes (fichiers Schengen ou encore données d'Europol). Comme pour l’ESTA, le système doit en effet permettre un contrôle de sécurité avant le départ via une demande d'autorisation à faire sur le Net.

Celle-ci "ne devrait pas prendre plus de dix minutes" selon la Commission européenne et l'autorisation obtenue sera valable pour une période de trois ans. La procédure coûtera 7 euros mais sera gratuite pour les mineurs et les personnes âgées de plus 70 ans.

Plus de 60 pays concernés

Le dispositif concernera les ressortissants de plus de 60 pays qui sont actuellement exemptés de visa pour leurs courts séjours dans l'Union (maximum 90 jours), comme les ressortissants des Etats-Unis, du Brésil, ou encore de l'Albanie et des Emirats Arabes Unis.

"Toute personne présentant un risque migratoire ou sécuritaire sera identifiée avant même de se rendre aux frontières de l'UE, tandis que les déplacements des voyageurs de bonne foi seront facilités", estime le commissaire européen en charge des questions migratoires, Dimitris Avramopoulos, après le vote des eurodéputés.

Les gardes-frontières nationaux resteront décisionnaires sur le terrain pour accepter ou refuser une entrée à un voyageur exempté de visa.

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