Le président de l’APST veut créer une Société coopérative pour aider ses adhérents à fournir une garantie.
C’est donc une coopérative que devrait mettre en place l'Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST) pour venir en aide aux agences qui ne pourront satisfaire aux nouveaux critères Iata.
Le projet de création de cette Société coopérative des agences de voyages (SCAV) a été présenté au conseil d’administration de l'APST par son président Raoul Nabet mercredi dernier et adopté à l’unanimité.
"Les agences qui auront besoin de cette aide entreront au capital de la SCAV, un investissement qu’elles retrouveront quand elles en sortiront", explique Raoul Nabet. Chacune devra en plus verser une cotisation d'un an.
L’APST sera évidemment présente au capital de la coopérative. "Nous demanderons également au Snav d’y entrer car il faut une réponse interne et fédératrice à ce problème qui touche la profession", précise le président de l’APST.
Ce projet devra toutefois être soumis et approuvé par le service juridique de Iata pour voir le jour. "La SCAV devra être opérationnelle pour l'été, les nouveaux critères entrant en application en septembre." Elle aidera aussi les adhérents à trouver des garanties pour l'émission des titres SNCF.
Selon les premières estimations, la modification du ratio de liquidité (qui va progressivement grimper de 1,03 en 2011 à 1,15 à l’horizon 2015) pourrait avoir un impact sur 700 licences qui auront besoin d’une caution en garantie. "La SCAV pourrait ainsi compter à terme 350 licences avec l’évolution progressive du curseur", considère Raoul Nabet qui a imaginé ce projet avec Philippe Demonchy, membre d’honneur de l’APST et surtout "grand spécialiste de la coopérative !".
Stéphane Jaladis